• À Fukushima, les résineux ont piégé des particules radioactives

    Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

    Les forêts jouent un rôle négatif important à la suite d’une catastrophe nucléaire. Les résineux emprisonneraient en effet dans leurs aiguilles des radionucléides, comme les césiums 137 et 134, durant plusieurs mois, devenant ainsi des sources secondaires de pollution radioactive. Ce qui vient d’être quantifié à proximité de Fukushima.

    La catastrophe nucléaire de Fukushima provoqua la libération massive de radionucléides les 12, 13 et 14 mars 2011. Par chance, les vents dominants ont emporté la majeure partie de la pollution au-dessus de l’océan Pacifique, loin des centres urbains. Cependant, d’importants dépôts de césium 137 (137Cs), de césium 134 (134Cs) et d’iode 131 (131I) ont tout de même été constatés dans le nord-est du Japon, au sein de régions recouvertes à 70 % par des forêts.

    Peu d’informations sont actuellement disponibles sur le rôle joué par un couvert végétal sur la contamination des sols par ces éléments. Hiroaki Kato, de l’université de Tsukuba, vient en partie de combler ce manque grâce à la publication d’une étude dans la revue Geophysical Research Letters (GRL). Durant les 5 premiers mois qui ont suivi la catastrophe, il a réalisé toute une série de mesures dans des plantations de cèdres (Cryptomeria japonica) et de cyprès du Japon (Chamaecyparis obtusa) situées dans la préfecture de Tochigi, à environ 150 km au sud-ouest de Fukushima.

    Un fait important est apparu dès le début de l’étude : le césium 137 et l’iode 131 ne sont pas logés à la même enseigne. Les canopées en retiendraient principalement un, ce qui pourrait à terme poser de nouveaux problèmes de pollution.


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