• A LA RECHERCHE DU TRITIUM PERDU

     
     

    Le journal La Manche libre rapportait dans ses colones que le laboratoire de l'association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest (Acro) était dans la Hague le mercredi 27 mars pour procéder à une série de prélèvements permettant de mesurer la radioactivité à proximité des sites nucléaires.

    En octobre dernier, l'association de bénévoles avait relevé une concentration anormale en tritium dans l'eau de mer, à proximité de l'usine Areva-La Hague.

    "Habituellement, les relevés approchent les 30 becquerels par litre d'eau de mer. Cette fois-ci nous avions dépassé les 110 becquerels. Il y a plus de tritium à cet endroit que dans les eaux du Pacifique à proximité de la centrale de Fukushima", indiquait Antoine Bernollin, salarié de l'Acro.

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    Je me suis donc rendu de nouveau dans le Cotentin ce week end de Pâques où je dispose d'un certain nombre de "sources"  et voici une des photos du rejets des effluents de l'usine de retraitement d' Aréva à la Hague prise hiers Samedi 30 Mars par mes soins

    Ces sources m'indiquent que "depuis les différentes interventions de Greenpeace sur le site de l'usine de la Hague :

    l'usine AREVA a engagée des travaux considérables en 2004 concernant cette fameuse conduite des rejets des effluents radioactifs,

    qui visait (je cite Aréva)  à mettre en place les moyens permettant de prévenir tout risque de dispersion de matières radioactives dans l'environnement. Les travaux se sont déroulés dans le respect des dispositions de prévention du risque de dispersion de matières radioactives dans l'environnement associées à un seuil d'alerte de 1 Bq/g et à un seuil d'arrêt de 10 Bq/g. Hormis quelques rares événements localisés antérieurs aux travaux, tous les résultats des prélèvements effectués dans le cadre du programme spécifique de surveillance de l'environnement ont été inférieurs à 1 Bq/g, ce qui correspond à la radioactivité naturelle d'un bloc de granit.

    La canalistation qui avait fait polémique a donc été démontée et remplacée par une nouvelle (qui selon ma source rejetterait à 5 kms de la cote ) je n'ai pu le vérifier ... toutefois Aréva à publié ce document sur son site internet :

    section-1-rejet-mer.jpg

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    Voila l'aspect général de ce point de rejet

    Toujours selon ma source, il est impossible que de tels niveaux de radioactivité en Tritium ne soient pas détectés, il existe tout une série de

    balises et de points de contrôles qui donneraient immédiatement l'alerte.

    Je me suis donc rabattu sur la centrale nucléaire de Flamanville

    EPR et centrale de Flamanville

    Une nouvelle "source" interrogée sur cette centrale m'indique également que tous les rejets sont particulièrement surveillés depuis l'accident

    de la centrale nucléaire de Fukushima.

    Hiers aprés midi j'ai donc fait un point avec mes sources qui sont tenues au secret professionnel et qui risquent tout simplement de perdre

    leur emploi en donnant trop de détails sur leur travail. La conclusion est que compte tenu des contrôles mis en place il est impossible que

    les fuites de tritium dans ces grandes proportions proviennent soit de la Hague soit de Flamanville selon mes sources (et je les crois) .

    Reste 2 hypothèses émises le plus sérieusement du monde par un de mes contacts (a) le nucléaire militaire: fuite de tritium sur le réacteur d' un SNLE (ce qui lui enlèverait la totalité de sa furtivité )   (b)  du Tritium de Fukushima apporté par le Gulf Stream

    Gulf-stream-ralentissment-thermohaline_N

    Cette derniére hypothèse est effrayante, et je vais demander à Bruno Chareyron de la Criirad ce qu'il en pense .

    En ce qui me concerne cela me parrait plausible si l'Iode 131 est bien parvenu jusqu'à nous par ma voie des airs, pourquoi

    pas le Tritium par la voie des mers ... reste à connaître les quantité de Tritium que les 4 réacteurs sinistrés de Fukushima

    sont capable de générer, et s'il est possible d'en retrouver chez nous à des concentrations de 110 bq /l  auquel cas la

    catastrophe de Fukushima nous aura réservé une bien mauvaise surprise, et on en viendrait presque à espérer qu'il s'agisse

    bien de Tritium made in France.


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