• con, Français et fier de l’être.

     con, Français et fier de l’être.

     
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    Journaliste et essayiste.

    Ce week-end s’est tenu à l’espace Champerret le salon du « made in France ».

    On pouvait y trouver des polos, des chaussettes, quelques produits alimentaires régionaux, et c’est à peu près tout. Pour les visiteurs, ce n’était guère plus riche. D’après Libération, il y en a eu un peu moins que de journalistes… Ces derniers s’étaient déplacés pour un autre produit « made in France » : Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif est en effet une rareté tout à fait introuvable ailleurs que chez nous. Il n’est ni exportable ni délocalisable : personne n’en veut!

    Passant devant un stand strasbourgeois où s’étalaient des chaussettes que le monde (et surtout l’Allemagne, qui mesure ce qu’elle a perdu en 1918) nous envie, le ministre eu ce cri sublime : « Bon vent aux chaussettes alsaciennes ! » Jamais, depuis Joseph Prudhomme (« Ce sabre est le plus beau jour de ma vie ! »), l’esprit français ne s’était manifesté avec une telle fraîcheur. Il nous plaît d’imaginer que Montebourg va remplacer la voile du frêle esquif de François Hollande par une bonne grosse chaussette française, française depuis des générations, peut-être même de souche. Il soufflera dedans comme un malade et, fluctuat nec mergitur, l’embarcation triomphera des vagues contraires, américaines, chinoises, japonaises, etc.

    Ni exportable ni délocalisable, avons-nous écrit à propos du ministre du Redressement productif. Tout bien réfléchi, c’est un peu court et sans doute injuste. Montebourg a en effet les moyens d’accéder aux marchés internationaux. Oui, Montebourg est vendable! Il lui suffit pour cela de compléter son attirail patriotique de petit gars à la redresse et bien de chez nous. Il porte déjà une marinière bretonne. Pour les chaussettes, on sait où il va s’achalander. Il ne manquera pas aussi d’étreindre un biniou et de remplir sa musette avec des galettes de Pont-Aven. Mais la France ne s’arrête pas à la Bretagne.

    Il choisira comme couvre-chef un béret basque (encore qu’avec les manifestations autonomistes de cette région…). Et il mettra à ses pieds d’authentiques sabots en bois limousins. Mais ce n’est pas suffisant. Car la France est un très très grand pays qui s’étend de l’Océan Indien (la Réunion), à l’Océan Atlantique (les Antilles). Usant de son influence auprès d’Audrey Pulvar, Montebourg demandera à sa compagne de revêtir robes et foulards en madras. Dans les foires internationales, ils feront fureur.

    Benoît Rayski, le 12 novembre 2012

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