• Pommes de terre OGM : Accepter l’empoisonnement ou quitter l’Union Européenne ?

    Boycott illégal, mais vital

    Après l’autorisation de la Commission européenne d’autoriser la pomme de terre OGM AMFLORA, le fabricant BASF annonce crânement que les premières plantations auront lieu dès ce printemps. Ainsi les champs contaminés en Europe se trouveront :

    - en Suède,

    - au Pays-Bas,

    - en République Tchèque

    - en Allemagne.

    Dès l’année prochaine, ces champs seront réutilisés, parfois pour y cultiver des pommes de terre alimentaires. Évidement, parmi elles se trouveront inévitablement des tubercules OGM dont l’une des sympathiques particularités consiste à susciter des résistances aux antibiotiques chez ceux qui les consomment. (Dans une période où l’industrie pharmaceutique s’échine à fabriquer des nouveaux virus pour pallier aux baisses de chiffres d’affaires dues aux expirations de brevets, rendre les européens résistants aux antibiotiques est certainement indispensable pour réussir une belle hécatombe lors de la prochaine pandémie et prendre ainsi une revanche sur les peuples qui ont résisté à la manipulation des esprits)

    Or, par l’effet de la législation européenne en matière d’étiquetage alimentaire, voir ci-dessous , il sera totalement impossible de différencier ce mélange de pommes de terre alimentaires et d’OGM toxiques des tubercules saines, car cultivées dans les pays d’Europe qui auront eu la sagesse d’interdire ce poison.

    D’autre part, il est interdit d’appeler ses concitoyens à boycotter un produit étranger, en vertu du droit français qui doit s’assoir sur le principe de liberté d’expression en vertu de l’arrêt de La Cour européenne des droits de l’homme qui précise « La Cour note également que, selon le droit français, le requérant ne pouvait se substituer aux autorités gouvernementales pour décréter le boycott de produits provenant d’une nation étrangère » (arrêt de chambre1 dans l’affaire Willem c. France, requête no 10883/05)

    Résumons :

    1. Tout était prêt avant même que décision d’autorisation de la Commission soit rendue,

    2. Les OGM sont reconnus dangereux et contaminant, et, de l’aveu même du fabricant, impropres à la consommation humaine, (notons que la Commission en autorise 0,8%)

    3. Dès la prochaine récolte, des mélanges contaminés seront en vente en Europe.

    4. Il sera interdit de distinguer ces mélanges dangereux des aliments sains.

    5. La dangerosité de ces OGM peut faire d’une épidémie bénigne une pandémie mortelle,

    6. Il est interdit d’appeler ses concitoyens à s’abstenir de s’empoisonner en mangeant les mélanges OGM fabriqués dans les pays précités.

    Conclusion

    Sortir de l’Union européenne devient, encore une fois, une question DE SURVIE.

    Il n’y a pas d’autre solution que faire appliquer l’article 49A et quitter cette folie destructrice.

    Le plus comique de l’affaire, c’est de voir ceux, comme José Bové, qu’on attendrait plus vindicatifs sur le sujet, faire le service minimum, (voire raser les murs tel l’agent Cohn-Bendit) simplement parce qu’ils sont piégés dans un parti qui s’appelle EUROPE-ÉCOLOGIE, ce qui, en la circonstance, ne manque pas de piquant. comme si un processus d’aliénation des peuples pouvait être écologique !

    Il ne leur reste plus qu’à rebaptiser leur parti en EUROPE-EMPOISONNEMENT ou à arrêter définitivement la politique, ce qui me semble préférable pour tout le monde.

    Et, comme conclut Nigel FARAGE, le plus tôt sera le mieux.


    * En application du Règlement (CE) n o 509/2006, "Ne peut être enregistré un produit agricole ou une denrée alimentaire dont la spécificité réside dans la provenance ou l’origine géographique" il sera interdit au producteur français ou autre de distinguer leur pommes de terre cultivés dans des champs sains des mélanges contenant des OGM AMFLORA.

    Par ailleurs, les mentions censées renseigner le consommateur pourront être exprimées dans un langue officielle de l’Union, comme il est interdit à la France d’imposer l’étiquetage en Français : "La Cour estime, dans ces conditions, que la réglementation française, qui impose l’utilisation d’une langue déterminée pour l’étiquetage des denrées alimentaires sans permettre la possibilité d’utiliser une autre langue facilement comprise par les acheteurs ou que leur information soit assurée par d’autres mesures, n’est pas conforme au droit communautaire. " (Arrêt de la Cour dans l’affaire C-366/98 - LE DROIT COMMUNAUTAIRE S’OPPOSE A L’UTILISATION D’UNE LANGUE UNIQUE POUR L’ÉTIQUETAGE DES DENRÉES ALIMENTAIRES)


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  • Céréales Killers, les OGM aux rendements médiocres

    Rendements médiocres aux Etats-Unis, impact sanitaire catastrophique en Argentine, interdiction du MON810 en Allemagne... Tout cela en 24 heures : un mardi noir pour les OGM. D’autant que ces révélations font suite à une longue série de mauvaises nouvelles. Quand la citrouille redevient fléau...

    Des maïs OGM victimes d’un bug en Afrique du Sud, et dont la récolte est anéantie. Des gènes de maïs génétiquement modifié qui contaminent des variétés sauvages à grande échelle, au Mexique. Des OGM (dont certains interdits en Europe) qui se retrouvent dans l’assiette du gentil consommateur belge, y compris dans l’alimentation biologique. Des scientifiques qui s’insurgent contre l’obstruction des firmes semencières, aux Etats-Unis. 2009 commence mal pour les OGM. Et le flot des mauvaises nouvelles ne se tarit pas : hier, mardi, pas moins de quatre informations de première importance ont filtré.

    Céréales Killers, les OGM aux rendements médiocres

    Mardi, une étude américaine réalisée par l’Union of Concerned Scientists (institut indépendant regroupant 250 000 membres scientifiques et citoyens) révélait que les cultures OGM ne contribuent guère à améliorer les rendements agricoles. Au contraire, favorisant la prolifération des mauvaises herbes résistant aux herbicides, elles tendraient de plus en plus à freiner la production. Les malotrus vont même jusqu’à déclarer que l’amélioration des techniques de sélection traditionnelle et d’autres pratiques agricoles classiques seront plus efficaces dans la stimulation de la production. "Malgré 20 ans de recherche et 13 ans de commercialisation, précisent-ils, la technologie génétique a échoué a accroître les rendements agricoles américains". Chou blanc pour Monsanto, Syngenta et autres Dow Chemical...

    L’Argentine se meurt de son soja transgénique

    Mardi (aussi), La Croix publiait un article relatant l’épopée argentine d’un soja transgénique résistant au Roundup. Deux productions Monsanto. La culture couvre aujourd’hui la moitié des terres agricoles du pays. Sacrée performance. Sauf que pour le coup, l’usage massif et irraisonné de l’herbicide "100% biodégradable", selon le slogan de la firme plusieurs fois condamnée pour publicité mensongère, fait des ravages dans la population.

    Cancers des intestins, tumeurs au cerveau, leucémies... Sur les 5 000 habitants du village de Ituzaingo Anexo, en banlieue de Cordoba, à 700 km au nord-ouest de Buenos Aires, plus de 200 cas de cancers ont été recensés. Un exemple parmi d’autres. La justice vient de reconnaître la responsabilité des cultivateurs de soja et des épandeurs de Roundup, sans toutefois édicter de règles préventives. Autre sujet en suspens : la toxicité du Roundup, et son impact sur la qualité des eaux, des sols et des cultures qu’il contamine.

    Le Roundup 100% toxique

    Mardi (encore), à ce sujet, une nouvelle étude scientifique argentine était publiée, qui confirme que le glyphosate (composant chimique du Roundup) est hautement toxique et provoque des effets dévastateurs sur des embryons d’amphibiens. Le laboratoire à l’origine de l’étude (la faculté de médecine Conicet) a ainsi montré qu’à des doses jusqu’à 1500 fois inférieures à celles utilisées dans les traitements agricoles, des troubles intestinaux et cardiaques, des malformations et des altérations neuronales étaient constatés.

    Le Professeur Séralini de l’Université de Caen avait déjà publié en avril 2007 les résultats de recherches qui ne laissaient guère de place au doute. Même à des doses infinitésimales, le Roundup tue les cellules de cordon ombilical humain en quelques heures. Plusieurs composants du produit sont mis en cause, pas seulement le glyphosate. Ce phénomène est manifestement ignoré par les autorités.

    Interdiction du MON810 en Allemagne

    Mardi (enfin), l’Allemagne décidait d’interdire la culture du maïs OGM MON810 sur son territoire "dans l’intérêt de l’environnement". L’Allemagne est le sixième pays européen à prendre une telle mesure, contraire à l’avis de la Commission européenne. Cette décision intervient un mois après celle de l’Autriche et de la Hongrie, mais quelques jours seulement après que l’AFSSA ait réitéré pour la énième fois sa position favorable au MON810, et quelques semaines avant que la France n’examine une éventuelle levée de sa clause de sauvegarde.

    Le mirage s’estompe.


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  • Révélations d'une source interne à EDF : l'EPR risque l'accident nucléaire !


     

     

     

     

    Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

     

    Téléchargez les documents confidentiels en bas de cette page

     

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

     

    Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.


    EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.


    Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

     

    Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

     

    Le scénario accidentel en détail :

     

    Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (i). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d'accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (ii) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (iii), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale. Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (iv). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (v).

     

    Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site : www.sortirdunucleaire.org

     

    Contacts presse :


    Marc Saint-Aroman : 05 61 35 11 06
    Charlotte Mijeon - 06 75 36 20 20
    Monique et Raymond Sené (physiciens nucléaires) - 01 60 10 03 49

    Médias anglophones > Steven Mitchell : 09 52 49 50 22
    Médias germanophones > Jean-Yvon Landrac - 06 87 30 41 10

     

     

    Documents confidentiels à télécharger :

     

    1 - Synthèse - Une technologie explosive : l'EPR (non daté non signé)

     

    2 - Bilan de la phase préliminaire de l'étude d'EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)

     

    3 - EPR - Gestion combustible - Lot 1 - Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007

     

    4 - EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)

     

    5 - EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)

     

    6 - Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)

     

    7 - Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)


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  • OGM : information scientifique et désinvolture médiatique


    Il existe de solides arguments (économiques et sociaux, écologiques et scientifiques) pour être hostile aux OGM (et à certaines formes d’expérimentations les concernant), comme il existe, sans doute, des arguments sérieux pour y être favorable, du moins sous certaines conditions. Ces arguments relèvent du débat public et de choix politiques.
    Les études scientifiques contribuent à ce débat... à condition qu’elles soient présentées avec un minimum de rigueur. La plupart des médias français qui, pourtant, n’ont de cesse de brocarder et de personnaliser (José Bové...) le prétendu « obscurantisme » des opposants aux OGM, n’hésitent pas pour autant à verser dans une vulgarisation scientifique pour le moins désinvolte. C’est pourquoi nous publions la tribune ci-dessous. (Acrimed.)

    Les médias français n’aiment pas beaucoup les Organismes génétiquement modifiés (OGM). Pour s’en convaincre, il suffit de revenir sur les articles qui ont rendu compte d’une ambitieuse étude britannique comparant l’effet sur la biodiversité des cultures de trois espèces OGM. 
    Ce travail, baptisé FSE (pas pour Forum Social Européen, mais pour Farm Scale Evaluation) a duré plus de trois ans et les premières conclusions ont été publiées le 16 octobre dans la revue de l’Académie des sciences britannique. Plus de 200 parcelles de soja, de betterave et de maïs ont été cultivées, soit avec des variétés conventionnelles, soit avec des variétés transgéniques contenant un gène de résistance à un herbicide (différent selon les plantes) qui permet d’éliminer les mauvaises herbes sans toucher à la plante cultivée. Les chercheurs ont ensuite recensé les mauvaises herbes et les insectes présents dans les champs et à leur frontière [1] dans le but de comparer l’effet des pratiques agricoles sur la biodiversité. Les conclusions montrent des différences importantes entre les variétés dues à des pratiques différentes d’épandage des herbicides : 60% de graines en moins dans les champs de betteraves transgéniques, 70% de biomasse en moins dans le soja OGM, mais trois fois plus de biomasse dans le maïs OGM. De l’aveu des chercheurs, le cas par cas et la prudence s’imposent.

    Pourtant, la presse est unanime : « Mauvais labour pour les OGM anglais » (Libération, 17/10), « Certaines plantes transgéniques sont néfastes pour la flore sauvage » (Le Figaro, 17/10), « Organismes globalement maléfiques » (France-Soir en Une, 11/11), « Les surprises de l’effet mauvaises herbes » (Le Monde, 22/10), « Vent mauvais sur les OGM » (Le Nouvel Observateur, 30/10-5/11).
    En fait, deux semaines plus tôt, The Guardian du 2 octobre avait violé l’ "embargo" sur la publication scientifique, en livrant ses principales conclusions. Le ton était donné. Haro sur les OGM. 
    Malheureusement (pour la presse, pas pour les OGM), les choses sont un peu plus subtiles. Raccourcis, partialité et omissions ont entaché certains articles.

    D’abord, l’étude anglaise ne met pas directement en cause les OGM, mais plutôt un de leurs effets indirects. Elle montre en fait l’impact des herbicides utilisés (et en particulier leur nature et leur saison d’épandage) sur les mauvaises herbes, les insectes et les graines. Le caractère apporté par transgénèse à ces OGM de betterave, maïs et soja, est une résistance à un herbicide.
    Mais pour France-Soir, ce sont bien directement les OGM qui réduisent la biomasse ; le mot herbicide n’est même pas écrit ! Ses confrères s’en sortent mieux, mais pas un n’a été aussi loin dans ses commentaires que le directeur de ce travail, Les Firbank. Selon lui, si les espèces étudiées avaient reçu ce caractère de résistance par des méthodes traditionnelles de croisement et non pas par la biotechnologie, « les résultats auraient été identiques. Tous nos résultats s’expliquent sur la base des herbicides » (New Scientist du 25/10). C’est moins clair que l’équation OGM=danger, mais c’est plus juste...

    Ensuite, nos médias ont également tous glosé sur le faible intérêt des résultats portant sur le maïs. Selon l’étude, c’est la seule espèce OGM qui est "bonne" : la biomasse est plus importante dans ces champs que dans ceux de maïs conventionnels. La raison de cette mise à l’écart médiatique est que l’herbicide utilisé sera bientôt interdit. Or, pour Les Firbank, considérer ce résultat comme "invalide" est un" non sens". « Ça prouve justement l’importance du choix de herbicide » (New Scientist, 25/10). Encore une subtilité qui a échappé aux journalistes.
    De même, on sent bien que ces derniers préfèrent les papillons aux larves et aux araignées. La population des premiers est plus faible dans les champs OGM que dans les champs conventionnels. Mais pour les araignées et de petites larves, c’est le contraire... Tout compte fait, le résultat est vraiment négatif pour les OGM de soja et de betterave, mais pourquoi cacher ce "bon" chiffre sur les araignées ?

    De plus, curieusement, les journalistes ont peu laissé la parole à un acteur important dans ce débat : les industriels semenciers. Or les arguments de ces derniers valent leur pesant d’OGM. « Je tiens à rappeler que tout travail sur champ cultivé supprime une partie de la biodiversité. Par exemple, si nous enlevons des mauvaises herbes, nous réduisons la biodiversité. » (Pierre Pagesse, président de Limagrain, au Comité Cultura, Palais de la Découverte, 28/10). Pire, si l’on ose dire : « cela dit, cette différence n’est pas liée à la plante, mais uniquement au parcours cultural ; le même résultat pourrait être observé sur l’utilisation de la binette »(Alain Toppan, société Biogemma, même circonstance). Pourquoi priver le lecteur d’arguments si forts ? Seuls les lecteurs du Nouvel Observateur ont pu un peu rigoler, grâce à un spécialiste de la transgénèse animale qui répondit que de toute façon ces insectes « n’appartiennent pas aux espèces menacées  ». Il n’y a finalement que Le Monde qui a interviewé un pro-OGM, aux propos très sérieux. Dans l’ensemble, la présentation journalistique a donc été très partiale.

    Mais la principale anomalie dans les commentaires vient d’une étrange omission. Personne, en France, n’a souligné qu’en Grande-Bretagne aussi, il y a des arracheurs d’OGM. Et ils furent particulièrement présents sur cette étude : des parcelles dégradées, des clous lancés pour crever les pneus des tracteurs des fermiers, des barrières endommagées... Pire, le New Scientist cite une militante anti-OGM qui « depuis sept semaines a récupéré ses pièges à insectes » (25/10) ! La pression sur les agriculteurs fut donc assez forte, mais « ça n’a pas pesé sur les résultats », nous a rassuré Les Firbank. Tant mieux pour la science, mais pourquoi l’avoir tu en France (Le Guardian et The Economist au contraire l’ont fait) ? A-t-on peur de ternir l’image de José Bové en dévoilant qu’il a de la concurrence ? Rappelons que la Confédération paysanne ne débuta ses arrachages qu’en juin 1997, après les Allemands et leur mobilisation contre les navires importateurs d’OGM en novembre 1996. La palme de l’ignorance revient au Nouvel Obs, pour qui « en Grande-Bretagne, la connaissance peut progresser car il n’y a pas d’obscurantistes à la José Bové » [2]. Ses confrères se contentent de mentir par omission.

    Incontestablement, cette étude anglaise est une mauvaise nouvelle pour les OGM, mais il n’était peut être pas utile de lui faire dire plus que ce qu’elle décrit.


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  • Los campos de la muerte

    80 % de la viande,du lait,des oeufs,des fromages consommés en France sont issus d’animaux nourris avec des OGM(3,7 millions de tonnes juste pour la France),provenant principalement d’Amérique du Sud !Il en résulte des conséquences catastrophiques !
    Nous devons obtenir la traçabilité des aliments issus d’animaux nourris avec des OGM !
     
     

    Les fermes industrielles en Europe sont intimement liées aux forêts d’Amérique du Sud par un lien secret, une chaîne de destructions qui va des immenses plantations de soja à nos élevages européens de cochons et de poulets, anéantissant la vie sauvage et aggravant la crise climatique.

    Des milliers de personnes sont expulsées de leurs terres pour laisser place aux plantations de soja. Les peuples indigènes sont chassés et leurs forêts rasées.

    Ce film dérangeant dévoile les conséquences de la culture du soja en Amérique du Sud. La petite agriculture qui protège l’environnement et bénéficie à la population doit céder la place à l’agrobusiness des pesticides qui empoisonnent les communautés rurales, l’eau et la nature.

    http://www.feedingfactoryfarms.org/...

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  • Les abeilles toujours menacées

    Les apiculteurs ne sont pas à la fête. Après le Gaucho, un pesticide accusé de tuer les abeilles, le ministère de l'Agriculture vient d'autoriser pour la troisième année consécutive l'utilisation du Cruiser. Il s'apprête à homologuer le Proteus pour les semis de printemps.

    Ces produits, destinés aux champs de céréales, de pommes de terre, et de colza, appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, soupçonnés de s'attaquer au système nerveux des abeilles et dont les effets durent au-delà de leur dispersion dans les champs. Ces insecticides dits à « haute persistance » se retrouvent du semis à la floraison mais aussi au stade de la « guttation », quand les plants secrètent un liquide devenu toxique qui tue les insectes butineurs en quelques minutes. « On retrouve alors nos abeilles mortes en plein champ. Mais pour les pouvoirs publics, qui ne prennent en compte que les mortalités aiguës, ça ne compte pas », déplore Sophie Dugué, spécialiste des pesticides à l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) et apicultrice dans la Sarthe.

    L'Unaf demande le retrait immédiat du marché de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes, s'appuyant sur une récente étude de l'Inra qui met en cause ces produits dans la disparition des abeilles. Car depuis lles années 1990, les apiculteurs observent une surmortalité - de 20 à 30 % dans les zones de grandes cultures . En 2005, 32 000 des 40 000 tonnes de miel con­sommées en France étaient d'origine française ; trois ans plus tard, la production hexagonale atteignait péniblement les 20 000 tonnes. W

    Charlotte Mannevy
     
    commentaire Reineroro : Le Confidor (encore de Bayer) qui contient la même matière active que le Gaucho est autorisé en France, en dehors des périodes de floraison sur abricotier, pêcher, prunier.
    la réglementation est très…complaisante! ... les tests sont effectués sur chacune des molécules, prises séparément pour vérifier ou non leur innocuité. Mais le mélange de deux composés (ou plus) n’est pas pratiqué. Or c’est justement ce mélange qui accroit l’efficacité mais aussi la toxicité et les effets secondaires dans le biotope où le pesticide est répandu.
    C'est grâce à ce genre de pratique que Monsanto a pu distribuer son mélange RoundUp ...

    2 commentaires
  • 600 000 tonnes de déchets radioactifs sous une aire de loisir dans le Cantal.Merci Areva

     

     

     

    Et oui, la France c’est Pripiat, ils ont ravagé notre pays.

    Rappel des déchets radioactifs dans les matériaux de construction et les biens de consommation.
    Même le journal de France 2 en parle.

     


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  • Des substances radioactives bientôt à la maison : Mais qui les arrêtera ?!

    Alain Michel Robert

    Le Gouvernement autorise par décret l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation...

    Hier, comme tous les mois, je reçois mon mensuel UFC Que Choisir à la maison. Bien installé dans mon canapé je commence la lecture du numéro 477 de janvier 2010. Arrivé à la page 4, heureusement que j’étais assis ! Titre de l’article : « Déchets nucléaires : on risque de les avoir chez soi. »

    Arrivé à la fin de sa lecture, atterré, je n’ai plus qu’une seule question aux lèvres : « Mais qui donc arrêtera cette bande de cinglés qui nous gouvernent ?! » De quoi s’agit-il ?<o:p></o:p>

    En infraction au code de la santé publique de 2002, malgré un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et en violation à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs, le Gouvernement de la France a fait passer en douce un arrêté en mai 2009 autorisant l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. Ça veut dire, que si l’arrêté n’est pas annulé, tout ce que nous consommons, des vélos et des meubles en passant par les vêtements, les voitures, les emballages, le ciment, la laine de verre, les vitres… etc… etc… pourront être susceptibles , sans qu’on le sache, de libérer dans notre très proche environnement des radionucléides pendant toute la durée de leur élimination… c’est-à-dire au minimum 30 ans. Or, l’ASN est très claire : elle interdit la dilution comme mécanisme d’élimination. Pour en savoir plus vous pouvez vous reporter à l’article.<o:p></o:p>

    Ici, le scandale de l’amiante, du sang contaminé, du nuage de Tchernobyl qui s’arrête à nos frontières, de la pollution routière… etc… sont relégués au rang de simples épiphénomènes. Mais le plus grave, c’est qu’au sein même de notre gouvernement il y ait des mecs qui aient pu penser à ça… simplement y penser ! Quelle idéologie devenue démente les aveugle à ce point là ? Quelle toute-puissance les anime pour qu’ils puissent s’autoriser à légiférer à tour de bras (Hadopi, Taxe carbone…) des des lois et des arrêtés anticonstitutionnels ?

    Qui les arrêtera ? Nos députés, devenus de simples godillots sans plus aucune représentativité ni aucun pouvoir ? La presse inféodée au pouvoir financier ? La justice qui se trouve de plus en plus amputée de tous les outils lui permettant un minimum de contrôle sur la délinquance en col blanc (disparition du juge d’instruction, dépénalisation du droit des affaires et de la consommation, refonte des services de la Répression des fraudes…) ? Les instances scientifiques noyautées par les intérêts privés ? Plus aucun contre-pouvoir ne fonctionne véritablement… Ne reste, peut-être, que le fragile garde-fous (jamais l’expression n’a été aussi exacte !) du Conseil Constitutionnel… Frêle bouée…


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  • Les scientifiques brésiliens ont mis au point un nouveau moteur révolutionnaire qui permet d’épargner de 70 à 90 % d’énergie.

     

     

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    Un nouveau type de moteur fait un grand pas vers la solution aux crises énergétiques et de l’environnement

    En même temps que les médias rapportent l’échec de Copenhague, une ONG du Brésil présente une solution très utile en ce qui concerne les problèmes immédiats comme la lutte contre le réchauffement planétaire et la réduction de la pollution. Des scientifiques brésiliens collaborant avec l'association STOP à la Destruction du Monde (STOP) [http://www.stop.org.br] ont mis au point un nouveau moteur révolutionnaire qui permet d'épargner de 70 à 90 % d'énergie comparativement aux moteurs asynchrones réguliers. Le Keppe Motor a été appliqué pour la ventilation, le pompage, la compression d'air et la réfrigération.
     >, a affirmé la présidente de STOP, Claudia Bernhardt Pacheco. >  Tout comme les panneaux solaires capturent l'énergie du soleil, le Keppe Motor capture l'énergie essentielle ou scalaire du > de l'espace, qui en ce sens, n'est pas vide du tout. Les moteurs traditionnels ne permettent pas d'utiliser cet aspect du champ énergétique, ce qui permet de cerner la raison de leur relative inefficacité. Le Keppe Motor est un moteur à canaux froids, ce qui signifie qu'il est plus fiable et que les coûts de production ne sont pas élevés.
     En outre, le Keppe Motor n'a pas besoin de pétrole ou de gaz, consomme beaucoup moins d'électricité et n'émet aucune émission de carbone.
     De plus, on prévoit que l'activité d'éruption solaire continuera à augmenter, ce qui aura un impact négatif sur les télécommunications et les systèmes électriques à l'échelle mondiale. La technologie du Keppe Motor dépend beaucoup moins de l'électricité, ce qui aidera l'humanité à s'éloigner du réseau électrique.
     Il a eu trois présentations publiques pendant le COP-15 à Copenhague. Dans la présentation le gestionnaire du développement de l’entreprise de Keppe Motor, Eduardo Castela a indiqué >  Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le www.keppemotor.com]
     Source: L'Association STOP à la Destruction du Monde (STOP)

    moteur Keppe


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    Pour dessaler économiquement l'eau de mer, salez-la

     

    Par Grégoire Macqueron,<script src="http://s7.addthis.com/js/200/addthis_widget.js" type="text/javascript"></script>

    Produire de l’eau douce à partir d’eau de mer avec quatre fois moins d’énergie que dans une installation classique, c’est déjà remarquable. Cela l’est encore plus quand ces énergies sont renouvelables ou issues de la valorisation de la chaleur résiduelle des industries. L’idée ? Saler l’eau de mer !

    Dessaler l’eau de mer, c’est bien, dessaler aussi la facture énergétique, c’est mieux. Si l’eau douce est essentielle pour les activités humaines, elle est aussi une denrée rare en bien des endroits. Parfois, cette eau est abondante, mais elle est salée. La désalinisation peut alors produire de l’eau douce.

    Actuellement, les usines de dessalement (ou désalinisation) sont basées essentiellement sur deux principes :

    • La distillation de l’eau de mer à travers un cycle d’évaporation et de condensation ;
    • La filtration par osmose inverse.

    Ces deux méthodes ont l’inconvénient d’avoir un coût énergétique élevé.

    Le procédé mis en place par Ben Sparrow, de l'entreprise Saltworks technology, suit une troisième voie, celle des échanges ioniques. Il exploite en effet le principe de la diffusion : les ions se déplacent des milieux les plus concentrés vers les moins concentrés et les cations (ions positifs) et les anions (ions négatifs) tendent à se neutraliser.

    Saler à peu de frais pour dessaler gratuitement

    C’est ainsi que, curieusement, la technique commence par concentrer les sels, un moeyn un peu paradoxal pour produire de l’eau douce. L’étape de concentration est la plus consommatrice d’énergie, mais en exploitant l’énergie solaire ou la chaleur résiduelle des industries (pour lesquelles cette chaleur est un sous-produit), Saltworks technology parvient à diviser par quatre cette consommation.

    Le prototype de dessalement exploite l’énergie solaire. L’eau de mer est aspergée dans une mare exposée aux rayons du soleil et à l’air sec, ce qui favorise l’évaporation et donc la concentration des sels. Dans le cas de l’usine pilote en développement, l’évaporation valorise l’énergie thermique générée par les activités industrielles. La concentration des sels de l’eau de mer passe ainsi de 3,5% à 18% et plus.

    L’eau salée, concentrée par cette énergie bon marché, est ensuite pompée dans l’unité de dessalement proprement dite, où elle circule dans un tuyau, en relation avec trois autres flux d’eau de mer dont les concentrations en sels sont normales (3,5%). Les relations entre ces quatre flux sont gouvernées par des liaisons en polystyrène traité spécialement pour ne laisser passer que les ions chargés positivement ou ceux chargés négativement.


    Cliquer pour agrandir. Situation initiale des flux d’eau salée dans l’unité de dessalement. Les 4 flux sont séparés par des liaisons en polystyrène qui ne laissent passer les ions qu’en fonction de leur charge : ou positive, ou négative. Ces ions se déplacent du flux le plus concentré vers ceux qui le sont moins (flèches rouges). © G. Macqueron / Futura-Sciences

    Cations d’un côté, anions de l’autre et les ions seront bien gardés

    Les sels en solutions sont en effet sous forme d’ions, par exemple Na+ et Cl-. Le gradient de concentration créé entre le flux à 18% et ceux à 3,5% provoque un déplacement des ions vers ces derniers. Comme ce déplacement est sélectif, du fait du rôle de filtre des liaisons en polystyrène, un des flux ne reçoit que les cations tandis que l’autre récupère les anions. Un déséquilibre de charge et de concentration (gradient électrochimique) se crée donc entre ces flux et le quatrième qui est en relation avec eux.


    Cliquer pour agrandir. Situation des flux d’eau salée dans l’unité de dessalement au cours du processus. Les ions du flux d’eau salée du troisième tuyau migrent à travers les liaisons de polystyrène, suivant les gradients électrochimiques créés. © G. Macqueron / Futura-Sciences

    Au sein du quatrième flux, les cations migrent vers le flux chargé négativement alors que les anions migrent vers celui chargé positivement. Peu à peu, ce flux se débarrasse de ses ions, donc de ses sels, jusqu’à n’être que de l’eau douce

    Cette eau n’a plus qu’à subir un traitement au chlore ou aux ultraviolets pour être utilisée, si, bien sûr, l’eau de mer puisée n’est pas polluée ou contaminée par des toxines.

    Le procédé ingénieux de Ben Sparrow, qui termine d’étendre les capacités de l’usine à 1.000 litres par jour, est peu coûteux à la fois dans sa conception et dans sa mise en œuvre. Les faibles pressions de pompage permettent d’utiliser des tuyaux de plastique, peu coûteux et inoxydables, le polystyrène traité est bon marché et l’énergie utilisée est soit gratuite (énergie solaire) soit peu coûteuse quand elle est un sous-produit de l’industrie.

    La beauté de la chose, c’est que ce procédé fonctionne d’autant mieux qu’il est installé là où l’eau douce fait le plus cruellement défaut : plus le milieu est aride et plus la concentration des sels par l’énergie solaire est efficace. Il faut cependant que ce soit en zones littorales ou qu’il y ait des aquifères salés.

    Le souci, commun aux autres procédés de désalinisation, est la production de saumure et de sels dont le rejet dans l’environnement, mer ou sous-sol, impacte fortement les écosystèmes.


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  • Coup de froid sur la culture du maïs transgénique MON 810 de Monsanto De Emmanuel ANGLEYS (AFP)

     

     

    – Il y a 6 heures PARIS — Un coup de froid a été jeté mardi sur la culture du maïs OGM MON 810 du semencier américain Monsanto, avec l'avis plutôt réservé émis par le Haut conseil des biotechnologies (HCB) sur cette variété, les ONG écologistes se sentant encouragées à demander son interdiction définitive. La culture de ce maïs transgénique présente plus d'inconvénients que d'avantages, estime le HCB, une instance indépendante créée cette année par une loi pour éclairer les décisions des politiques. Le Haut conseil avait été saisi fin septembre par le gouvernement d'une demande concernant l'éventuelle autorisation du MON 810, sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis 2008. Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages. Ce maïs transgénique produit un insecticide protégeant les cultures des attaques de pyrale ou de sésamie: un procédé a priori efficace et pratique pour les agriculteurs, qui n'ont ainsi plus besoin de recourir à l'épandage massif de pesticides. Mais cet avantage ne vaut qu'en cas de forte infestation, relativise le HCB. De plus, il existe des risques de dissémination de la culture du MON 810 et des incertitudes concernant les effets de ce type de culture sur les abeilles et les animaux d'élevage. Enfin, le HCB pointe le surcoût pour l'agriculteur de l'achat de la semence de MON 810 si la pression des parasites est finalement moins importante que prévu. De son côté, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - n'a pas noté "d'éléments de risques biologiques que l'on puisse qualifier de majeurs et qui nécessiteraient une nouvelle série de questions ou de mise au point par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa)". Mais il souligne que certaines questions posées à l'Aesa n'ont pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir". Pour les associations de défense de l'environnement, l'affaire est entendue: la culture du MON 810 doit être définitivement interdite. "Il serait difficile de comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité", estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE). La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace. Le brevet de ce maïs génétiquement modifié augmente la dépendance des agriculteurs envers les multinationales, alors que de bonnes pratiques comme la rotation des cultures et la lutte biologique permettent de maîtriser les ravageurs, font valoir Les Amis de la terrre et la Confédération paysanne. "Les agriculteurs français auront-ils un jour le choix de cultiver avec OGM?", s'interroge de son côté Monsanto, qui estime que les recommandations socio-économiques du HCB sont "complètement éloignées de toute réalité agricole". Ces recommandations apportent un "éclairage essentiel pour la décision publique", indiquent sobrement les ministères de l'Ecologie, de l'Agriculture et de la Recherche qui plaident pour un renforcement rapide de l'expertise scientifique communautaire.


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  • Des terres rares en abondance pour les technologies vertes ?


    Par Grégoire Macqueron <script type="text/javascript" src="http://s7.addthis.com/js/200/addthis_widget.js"></script>

    Abondamment utilisées dans les technologie de pointe, et notamment « vertes », les terres rares sont... trop rares. La quasi-totalité vient de Chine et on commence à parler de pénurie. Une technique de récupération, simple et efficace, pourrait changer la donne.

    C’est en peaufinant un procédé de récupération du dioxyde de titane (TiO2) dans les déchets industriels que l’équipe du professeur Animesh Jha a réalisé cette percée à la Faculté d’Ingénierie de Leeds. Les membres de cette équipe ont en effet réalisé qu’ils pouvaient récupérer les terres rares contenues dans ce dioxyde de titane, et ce de manière simple et peu coûteuse.

    Les terres rares, appelées aussi lanthanides, sont des éléments chimiques qui ne sont pas vraiment rares mais qui sont très réactifs. Il est donc rare de trouver ces oxydes sous forme pure ou concentrée. Parmi les quelques gisements connus, le plus rentable se trouve en Chine, en Mongolie intérieure.

    Des terres rares… omniprésentes dans la technologie de pointe

    L’énumération de ces éléments sonne comme une récitation de latin : lanthane, cérium, praséodyme, néodyme, prométhéum, samarium, europium, gadolinium, terbium, dysprosium, holmium, erbium, thulium, ytterbium et lutétium. Mais ils sont bien vivants dans l’industrie puisqu’ils sont essentiels à la plupart des technologies de pointe.

    Selon Animesh Jha, qui a dirigé l’étude de la faculté d’Ingénierie de Leeds, « ces matériaux sont […] largement utilisés dans les moteurs de voitures et l’électronique, les industries militaire et nucléaire. En fait, ils interviennent dans tant de technologies de pointe que la demande supplémentaire pour leurs applications dérivées devrait dépasser les approvisionnements ».

    Or la Chine assure 96% de la production mondiale de cette matière première, qu’elle contrôle de manière stricte (quota, taxe à l’exportation) pour la réserver à son industrie. Le néodyme permet en effet de produire des aimants surpuissants pour moteur électrique et donc pour les éoliennes et turbines hydroélectriques, ou encore pour les voitures hybrides et électriques. Quant au terbium, il sert à la production de lampes basse consommation et d’écrans informatiques.


    Les lampes basse consommation utilisent le terbium, une terre rare, comme pigment. © Richard Holden CC by-nc-sa

    « Le Moyen-Orient a du pétrole, la Chine a des terres rares », Deng Xiaoping, 1992

    « Il y a un sérieux risque que les technologies qui pourraient avoir un impact environnemental majeur soient freinées par la pénurie de ces matières premières essentielles », affirme Animesh Jha, avant d’annoncer que son « nouveau procédé, qui est lui-même plus "vert" que les techniques actuelles, pourrait rendre ce risque moins probable ».

    « Notre taux de récupération varie entre 60 et 80%, bien qu’avec de meilleurs procédés industriels nous pourrions être capable d’augmenter ce taux à l’avenir. Mais déjà, la récupération des oxydes de néodyme (Nd), de cérium (Ce) et de lanthane (La) à partir de déchets de production – qui sont très souvent associés avec les minéraux d’oxyde de titane – représente un double bénéfice environnemental impressionnant ». Ce procédé permettrait en effet de recycler les effluents industriels pour les dépolluer et de produire du titane et des terres rares.

    A l’échelle industrielle, ce nouveau procédé pourrait briser le monopole chinois. Il assurerait ainsi l’indépendance géopolitique du développement des technologies vertes et des technologies de l’information et de la communication (TIC), actuellement en pleine croissance et porteuses de promesses de développement durable.


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  • L’énergie osmotique à l’essai en Norvège

     


     

    Après le vent, le soleil, les courants et les marées, des chercheurs veulent mettre à profit un autre don de la nature, la réaction obtenue quand eau douce et eau salée se rencontrent, pour produire de l’électricité sans asphyxier la planète.

    Nouvelle étape dans la quête d’énergie propre, la Norvège va inaugurer mardi sur les rives du fjord d’Oslo le premier prototype au monde de centrale osmotique, un projet à échelle réduite mais jugé prometteur.

    “C’est une forme d’énergie renouvelable qui, contrairement au solaire ou à l’éolien, produit un volume d’électricité prévisible et stable, quelle que soit la météo”, explique Stein Erik Skilhagen, responsable du projet chez Statkraft, compagnie publique norvégienne spécialisée dans les énergies propres.

    Exploitant le principe selon lequel la nature aime l’équilibre, l’énergie osmotique joue sur les différences de concentration entre liquides.

    Si l’on met en contact deux masses d’eau, l’une douce, l’autre salée, séparées par une membrane –fine pellicule qui bloque le sel mais laisse passer l’eau–, la première, moins concentrée, migre naturellement vers la seconde, jusqu'à parvenir à équilibrer les concentrations.

    Ce déplacement génère une surpression sur la masse d’eau salée qui, canalisée vers une turbine, peut alors produire de l’électricité.

    Répandu dans la nature –il permet aux plantes de s’abreuver–, le principe de l’osmose est déjà utilisé dans certaines activités humaines, en premier lieu pour le dessalement d’eau de mer.

    Implanté dans les murs d’une ancienne usine de chlore à Hurum, à une soixantaine de kilomètres au sud d’Oslo, le prototype de Statkraft aura une puissance limitée de 2 à 4 kilowatts (kW), tout juste de quoi couvrir les besoins électriques d’un ménage.

    “L’important, pour l’instant, c’est de tester et valider la technologie, pas de produire beaucoup”, souligne M. Skilhagen.

    Mais Statkraft espère pouvoir dès 2015 mettre en service une centrale à l’échelle commerciale, d’une puissance de 25 mégawatts (MW), susceptible d’alimenter quelque 10.000 foyers en électricité.

    Placées aux embouchures de fleuve, où l’eau douce se jette dans la mer, de telles centrales devraient avoir une emprise relativement limitée, un gros stade de football, qui permettra de les enfouir sous des bâtiments industriels ou résidentiels.

    L’eau utilisée doit toutefois être préfiltrée avant utilisation pour limiter le colmatage de la membrane et assurer un transfert d’eau optimal.

    Selon le groupe norvégien, l’énergie osmotique représente un potentiel mondial de 1.700 térawattheure (TWh) par an, l’équivalent de la consommation chinoise en 2002.

    “Tout ce qui contribue au développement des énergies renouvelables est positif au vu de la progression des émissions de CO2 dans l’atmosphère et de l’amenuisement des ressources d’énergie fossile”, commente Gérald Pourcelly, directeur de l’Institut Européen des Membranes affilié au CNRS.

    “Le principe de la centrale osmotique est prometteur car il permet de produire de l’électricité propre”, ajoute-t-il.

    De l’aveu de Statkraft, il reste toutefois un défi majeur, à savoir la confection de membranes affichant une meilleure efficacité énergétique.

    Sur le site de Hurum, avec 2.000 m2 de membranes spiralées, le groupe ne peut pour l’instant récupérer que 3 watt/m2. Ce chiffre devra passer à 5 watt/m2 pour que la technologie soit rentable.

    “C’est indéniablement un point à améliorer”, estime M. Pourcelly. “Je pense qu’avec le temps, on arrivera à 5 ou 6 watt/m2″, ajoute-t-il.
    romandie


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  • Des déchets toxiques ont été incinérés à l’air libre en Afghanistan et en Irak, rendant malade des soldats.

    By fonzibrain

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    Des dizaines de militaires américains ont déposé 34 plaintes un peu partout aux Etats-Unis contre la société KBR qu’ils accusent d’avoir incinéré dans des décharges à ciel ouvert toutes sortes de déchets toxiques pour leur santé en Irak et en Afghanistan.

    Selon une de leurs avocates Susan Burke interrogée mardi, «34 plaintes ont été déposées depuis novembre 2008, dont 18 ces derniers jours». «Toutes les actions réparties dans plus de 30 Etats sont rassemblées en une devant un juge fédéral du Maryland pour toute la procédure précédant les procès qui se tiendront séparément», a-t-elle expliqué à l’AFP.

    Chacune des plaintes représente plusieurs soldats mais parle au nom d’«au moins 100 00 autres» qui souffrent de problèmes de santé en raison des émanations provenant de l’incinération des déchets sur des bases militaires.

    Les sociétés de services pétroliers Kellog Brown & Root et son ancienne maison-mère Halliburton, qui a été dirigée par l’ancien vice-président Dick Cheney, étaient sous contrat avec le gouvernement américain pour détruire les déchets des bases et des camps en Irak et en Afghanistan.

    Dans une des plaintes, déposée devant le tribunal fédéral de Nashville et dont l’AFP s’est procuré copie, les plaignants affirment que les faits «ont commencé en 2003 et demeurent inchangés jusqu’à la date d’aujourd’hui». Pour eux, KBR et Halliburton étaient «motivés par le gain financier».

    Ils décrivent le type de déchets brûlés dans ces décharges: «camions, pneus, piles au lithium, mousse de polystyrène, papier, bois, caoutchouc, produits pétroliers lubrifiants, métaux, huile hydraulique, boites de munitions, déchets médicaux, corps humains, articles médicaux, peinture, solvants, amiante, produits contenant des pesticides, tuyaux en plastique, carcasses animales, produits chimiques dangereux, et centaines de milliers de bouteilles en plastique».

    L’exposition à l’«épaisse fumée» qui émanait de l’incinération a, toujours selon la plainte, «créé un grave danger pour la santé» des militaires en poste en Irak et en Afghanistan, dont certains souffrent aujourd’hui de troubles respiratoires ou d’asthme.

    Les plaignants accusent KBR et Halliburton entre autres de «négligence», «mise en danger de leur intégrité physique», «nuisance», «détresse émotionnelle», «conduite délibérée et volontaire», «négligence dans l’embauche, la formation et la supervision» des personnels ou encore «non respect de l’obligation d’alerte». Ils réclament des compensations financières.

    Dans un communiqué sur son site internet, KBR rejette ces allégations. La société affirme notamment que c’est l’armée américaine qui «créé une liste des articles interdits à l’incinération déterminant quel déchet peut être placé dans la décharge»
    cyberpresse


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  • Une grande "victoire" pour l'écologie

    L'Espagne achète à la Pologne des quotas d'émission de CO2

    (AFP) – Il y a 21 heures

    SOPOT — L'Espagne a signé lundi avec Varsovie un accord sur l'achat de crédits-carbone pour 25 millions d'euros, à l'occasion d'une visite du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero à Sopot, dans le nord de la Pologne.

    "Cet accord est avantageux aussi bien pour la Pologne que pour l'Espagne et sert à limiter les effets des émissions (de gaz à effet de serre) sur le réchauffement du climat", a déclaré le chef de gouvernement espagnol pendant une conférence de presse commune avec le Premier ministre polonais Donald Tusk dans cette station balnéaire de la Baltique.

    Ce dernier a souligné que l'accord fournirait d'"importants moyens financiers aux investissements" destinés à "diminuer de manière efficace les émissions de CO2 en Pologne".

    "Cela veut dire que l'argent espagnol servira sur la terre polonaise à la protection de l'environnement", a ajouté M. Tusk.

    Au cours de sa visite d'une journée en Pologne, le Premier ministre espagnol s'est également entretenu avec son homologue polonais de la stratégie de Lisbonne, destinée à rendre l'économie de l'Union plus compétitive et plus dynamique, ainsi que de coopération économique et de défense européennes.

    Les deux dirigeants devaient ensuite se rendre à Berlin pour les cérémonies du XXe anniversaire de la chute du mur.

    vive l'Europe !!!


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  • Batterie métal-air : 800 km d'autonomie pour les voitures électriques ?

     

    Sus à la panne d'énergie ! Avec des batteries métal-air, une entreprise américaine prédit une densité énergétique onze fois supérieure à celle de la technologie lithium-ion pour un prix trois fois moindre. Emoustillé, le département américain de l'énergie lui a attribué 5,13 millions de dollars.

    batteries metal-air 


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  • Une éolienne qui transforme l’air en eau potable !

    By fonzibrain

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    “Ça ne résoudra pas tous les problèmes du monde, mais au moins, l’eau n’en sera plus un.” Marc Parent a inventé un système écologique incroyable qui transforme l’air… en eau potable! Récupérer l’humidité atmosphérique est un vieux rêve, sur lequel certains ont travaillé sans jamais aboutir. Dans son atelier, à Sainte-Tulle (04), ce “géotrouvetout” de 43 ans a mis plus de dix ans afin de mettre au point un prototype éolien, aujourd’hui en parfait état de fonctionnement.

    L’humidité de l’air ainsi captée se condense. Le mat, converti en réservoir, stocke l’eau collectée et, en fin de circuit, des filtres à particules la rendent potable. Il ne reste plus qu’à ouvrir le robinet pour se servir un verre! Fini les périodes de sécheresse meurtrière en Australie, vaincues les maladies véhiculées par l’eau croupie en Inde, terminés les kilomètres sous un soleil de plomb pour trouver une source terreuse en Afrique…

    “Quand j’ai eu cette idée, c’était pour venir en aide aux autres.” Marc Parent n’a pas eu qu’une simple idée. Techniquement et humainement, il vient de révolutionner le monde. Pourtant, “au début, on m’a pris pour un fou. Avec des idées écolos avant l’heure, j’étais en rupture avec mon temps et ça a été dur de convaincre.” En 1997, aux Antilles où il travaille dans les viviers à langouste, ce passionné d’électrotechnique dessine les premières esquisses de son éolienne “Air-Eau”.

    “J’ai cherché pour savoir si cette technique existait déjà; je n’ai rien trouvé.” Marc se lance alors dans l’aventure et déménage dans les Alpes afin de créer sa société, Eole Water, dans le garage de ses parents. Soutenu financièrement par quelques partenaires, il met au point sa première machine en 2000. Depuis, les brevets ont été déposés et la fameuse éolienne produit entre 70 et 200 litres d’eau par jour, selon le lieu où elle est installée.

    “Dans les Alpes, on a un air sec. Si ça marche ici, ça fonctionnera encore mieux dans les pays chauds.” La prochaine version prévue en 2010 pourra produire 1000 litres quotidiens. “Plus l’éolienne est haute, plus elle produit. Avec un mat de 50m, on pourrait collecter 25000 litres par jour.” Contacté par de grandes puissances mondiales, Marc Parent attend aujourd’hui des réponses d’industriels indiens et américains afin de produire son invention en série et ainsi faire baisser les coûts, car “pour aider les plus pauvres, il faut vendre la technologie aux plus riches afin qu’ils la commercialisent, confie-t-il. Au Texas et en Californie, ils connaissent bien la sécheresse. Au Moyen-Orient, ils ont recours au dessalement qui pollue et modifie les écosystèmes. Ce n’est pas viable à long terme!”

    “Avec mon système, on peut même assurer le minimum vital, sans vent, dans des endroits très isolés.” Quel phénomène étrange permet à une éolienne de fonctionner sans sa matière première? Grâce à l’ingéniosité et l’huile de coude de son créateur! Transportable avec la possibilité d’un montage sans grue, un petit modèle (avec tout de même une capacité de 800 litres par jour) peut être couplé à des panneaux photovoltaïques, à des lignes électriques ou à un générateur “pour faire de l’eau à tout prix, sans vent ni soleil. En cas de catastrophe naturelle, les ONG peuvent approvisionner les populations sinistrées immédiatement en eau et en énergie!”

    “Deux en un”, son éolienne extraordinaire produit de l’eau mais aussi des watts. “Quand on a un air sec la journée et humide le soir, on peut s’en servir pour faire de l’électricité le jour et de l’eau la nuit par exemple.” Incroyable mais vrai! Grâce à son invention, une révolution énergétique est en marche. L’eau n’est désormais plus une denrée rare.
    la provence

    C’est pas dingue comme invention, ce gars devrait àvoir un prix pour avoir inventé une technologie qui aide et sauve des gens.

    Les potentialités d’une telle invention sont véritablement gigantesques, les champs d’applications plus que multiple.
    Il faut absolument que ce genre d’éolienne soient installé rapidement dans les zones les plus pauvres du monde.Quand on entend qu’Obama a signé un budget de 680 milliards de dollars et qu’il a reçu le prix nobel de la paix, je rigole…
    Avec 10 % de cette somme, des millions de personnes auraient de l’eau propre chaque matin, c’est pour cela que notre système est mort, parceque des milliards sont dépensés pour la mort.

    C’est logique en même temps…

    Prions pour que ces éoliennes soient installées le plus possible la ou les gens en ont le plus besoin.
    Il faut toujours avoir foi dans l’homme, il y en a toujours qui assure.


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  • Uranium appauvri : les bébés morts en Iraq et en Afghanistan ne sont pas une blague

     

    L’impact réel de l’utilisation d’un armement à uranium appauvri sur les régions urbanisées ne sera connu qu’au fil des ans, quand les conséquences toxiques commenceront à apparaître dans l’accroissement du nombre de cancers, de malformations congénitales et autres troubles génétiques en Iraq et en Afghanistan.

    Dave Lindorff - Counterpunch

     



    Malformation congénitale chez un enfant irakien causée par l’UA (Source : Planète Non Violence)
    Malformation congénitale chez un enfant irakien causée par l’UA (Source : Planète Non Violence)

    Les armes à uranium appauvri

    L’horreur de la campagne américaine Agent orange au Vietnam, sur laquelle j’ai écrit le 15 octobre, pourrait finalement être surpassée par l’horreur des armes à uranium appauvri que les USA ont commencé à utiliser pendant la Guerre du Golfe de 1991 (300 tonnes) et qu’ils ont utilisées plus massivement, surtout sur des secteurs beaucoup plus habités, pendant la guerre en Iraq et aujourd’hui pour l’intensification de la guerre en Afghanistan.

    L’uranium appauvri, malgré sa dénomination plutôt atténuante, n’est pas appauvri de sa radioactivité ou de sa toxicité. Le terme appauvri se réfère à la réduction des isotopes U-235 nécessaires aux réactions de la fission dans les réacteurs nucléaires. Les déchets nucléaires provenant des centrales nucléaires, connus sous le nom d’uranium appauvri, sont essentiellement composés d’isotopes d’uranium U-238, ainsi que d’U-236 (produit de la fission du réacteur nucléaire, qu’on ne trouve pas dans la nature) et d’autres oligoéléments radioactifs. Il s’avère être un métal idéal pour un certain nombre d’emplois d’armements et il a été amassé par le Pentagone.

    1,7 fois plus lourd que le plomb et beaucoup plus dur que l’acier, avec en plus la propriété de brûler à une température extrêmement élevée, l’uranium appauvri a prouvé qu’il était un pénétrateur idéal pour les ogives destinées à transpercer des blindages épais ou des blockhaus en béton compact faits de béton armé et d’acier. En conséquence, l’uranium appauvri a trouvé sa place comme munitions pour les mitrailleuses de 30 mm, surtout les Warthog A-10 des avions de combat pour attaques terrestres dont on se sert massivement en Iraq et en Afghanistan (tout comme au Kosovo).

    C’est aussi une ogive de choix utilisée sur les chars d’assaut Abrams et elle le serait également pour les bombes anti-blockhaus GBU-28 et plus tard les GBU-37. L’uranium appauvri sert également comme ballast dans les missiles de croisière, il s’enflamme alors quand les missiles font exploser leurs charges d’explosifs conventionnels. Certains missiles de croisière sont également conçus pour atteindre des cibles renforcées et seraient équipés d’ogives à uranium appauvri à l’instar du missile air/sol AGM-130 qui porte une ogive pénétrante d’une tonne.

    Alors que le Pentagone continue d’affirmer, contre toute évidence scientifique, que l’uranium ne pose aucun risque, les troupes US en Iraq auraient été informées d’éviter tous les sites sur lesquels ces armes ont été utilisées : les chars d’assaut iraquiens, les blockhaus explosés, etc. Bizarrement, les autorités sanitaires internationales ont été empêchées de faire des études sur les sites concernés par l’uranium appauvri.

    (GIF)
    Soldat US manipulant un obus à uranium appauvri.
    (Source : Gulflink)

    Une série d’articles datant de plusieurs années du Christian Science Monitor ont montré comment des journalistes de ce journal s’étaient rendus sur de tels sites avec des compteurs Geiger et avaient relevé un taux « élevé » de radioactivité. L’uranium appauvri est un grand danger non pas en tant que métal, mais une fois qu’il a explosé et brûlé, et que les particules d’oxyde d’uranium, qui est tout aussi radioactif que les isotopies purs, peuvent être inhalées ou ingérées. Même la plus petite particule d’uranium est tout aussi mortellement toxique qu’un produit chimique et peut être cause de cancer.

    Des rapports font état d’augmentation spectaculaire dans la fréquence des bébés nés malformés à Fallujah, où des armes à uranium appauvri ont été largement utilisées durant l’agression de novembre 2004 sur cette ville, par les Marines US.

    Mais l’impact réel de l’utilisation première d’un armement à uranium appauvri sur les régions urbanisées ne sera connu qu’au fil des ans, quand les conséquences toxiques de ce dernier crime de guerre états-unien commenceront à apparaître dans l’accroissement du nombre de cancers, de malformations congénitales et autres troubles génétiques en Iraq et en Afghanistan.


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  • Le Tamiflu coule à flots... dans les rivières !

    Le Tamiflu se retrouve dans les eaux des rivières, selon des scientifiques japonais qui craignent désormais que les oiseaux aquatiques permettent aux virus des grippes saisonnière, aviaire ou porcine de développer des résistances aux antiviraux.

    Des chercheurs de l’université de Kyoto University ont analysé les eaux des rivières recueillant les rejets de trois stations d’épuration. La pêche fut bonne : ils ont trouvé des traces de la molécule active du Tamiflu dans la totalité des échantillons prélevés, les concentrations relevées atteignant parfois les 300 ng/l. La quantité de médicament est en outre proportionnelle au nombre de grippes déclarées dans les alentours. Concrètement, la molécule, évacuée dans les urines des patients, survit à son passage en station d’épuration. Des modélisations réalisées par un Centre de recherche environnementale de Magdebourg (Allemagne) concluent que le seul traitement efficace serait l’exposition au soleil, qui permet de diviser par deux les concentrations... toutes les trois semaines.

    Des médicaments en pagaille

    Que les eaux de surface soient polluées n’est pas nouveau. Pesticides, polluants organiques, hormones, nitrates, métaux lourds... Des traces de médicaments ont même été détectées dans l’eau du robinet, en France et ailleurs. Soit. Il va falloir s’y faire. Les stations d’épuration ne sont pas prévues pour dégrader ce genre de composants. Si les concentrations de Tamiflu relevées par la fine équipe nippone ne sont pas exorbitantes, elles approchent tout de même les limites généralement recommandées. Ce qui complète un cocktail aussi divers qu’avarié, dont les effets se font déjà sentir sur l’environnement. Parmi les plus spectaculaires : l’inversion de sexe chez les poissons et les interdictions de pêche en eaux douces qui pourraient rapidement être généralisées à toute la France (voir le dossier "l’eau dans tous ses états... ").


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  • Pesticides : des hormones végétales pour les éliminer ?

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    Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences       <script type="text/javascript">// <![CDATA[ var addthis_pub="futurasci"; var addthis_language = "fr"; var addthis_header_color = "#ffffff"; var addthis_header_background = "#000000"; var addthis_options = 'facebook, email, twitter, favorites, digg, delicious, myspace, google, live, technorati, linkedin, more'; var addthis_localize = { email_caption: "Email", more: "autres...", email: "Email"}; // ]]></script> Bookmark and Share <script type="text/javascript" src="http://s7.addthis.com/js/200/addthis_widget.js"></script>

    Les pesticides jouent un rôle majeur dans l’agriculture. 2,5 millions de tonnes sont utilisées chaque année. Mais leurs résidus ne sont pas inoffensifs pour la santé humaine et pour l’environnement. Un élément de solution se trouve peut-être dans une hormone végétale qui aiderait les plantes à se débarrasser de ces résidus toxiques. C’est ce qu’ont découvert récemment des scientifiques chinois.

    Les herbivores et les maladies provoquent d'importantes pertes agricoles chaque année. Pendant près d’un demi-siècle, les pesticides furent la solution à ce problème. Forts de plusieurs dizaines d’années d’étude sur les mécanismes moléculaires des plantes, les scientifiques ont développé plus récemment des organismes génétiquement modifiés (OGM). Mais les pesticides demeurent le choix le plus couramment utilisé.

    Les insecticides et les fongicides (contre les champignons et moisissures) limitent le développement des insectes et des maladies en perturbant le fonctionnement de leurs organismes. Mais ces molécules affectent aussi la physiologie des plantes, à travers leur croissance, leur reproduction ou l’altération du métabolisme du carbone (photosynthèse, respiration, synthèse de matière organique).

    Pourtant, les plantes sont capable de détoxifier (de rendre non toxique) les pesticides. Après les avoir absorbés (par leurs feuilles par exemple), elles les transforment métaboliquement puis les stockent.

    Des phytohormones (hormones végétales), les brassinostéroides (BR), sont connues pour protéger les cultures des pesticides. Ces hormones, essentielles à la croissance et au développement, participent aussi à la défense des plantes et à leurs réponses aux stress environnementaux. Les récents travaux de l'équipe de Xiao Jian Xia ont montré qu’elles activent les métabolismes de détoxification. Ces hormones agissent sur des gènes responsables de la production d’enzymes qui transforment les pesticides en éléments moins toxiques (métabolites).


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