• Espagne : haro sur Bankia, la banque des expulsions

    Aux cris de "banquiers assassins", des centaines de personnes ont manifesté vendredi à Madrid après le suicide au Pays Basque d'une femme qui devait être expulsée, le deuxième en 15 jours en Espagne, tandis que le gouvernement a annoncé envisager un moratoire sur les expulsions.

    Symptôme de la crise dans laquelle se débat l'Espagne, en deux semaines, deux personnes en instance d'expulsion de leur domicile se sont suicidées. La dernière en date était une ancienne élue socialiste : une femme de 53 ans du nom d'Amaya Egaña. Avant cela, le 25 octobre, dans le sud de l'Espagne, un homme, José Luis Domingo, avait été retrouvé pendu au moment où il devait être expulsé de son logement. Vendredi, pour dénoncer la crise qui place des centaines de milliers d'Espagnols dans une situation d'extrême fragilité, au point que beaucoup en viennent à redouter perdre leur logement, des centaines de personnes se sont rassemblées à Madrid, aux cris de "banquiers assassins", pendant que des manifestations étaient aussi organisées à Barakaldo, la ville du Pays Basque où Amaya Egaña avait été retrouvée morte.

    Ce n'est pas le premier décès lié à une expulsion. Le 25 octobre, José Miguel Domingo, 53 ans, avait été retrouvé mort dans la cour de son immeuble à Grenade (sud), peu après l'arrivée des huissiers venus l'expulser.

    Le lendemain, un autre homme de 53 ans, chômeur depuis quatre ans, avait sauté de la fenêtre de son appartement dans la ville de Burjassot (est), alors qu'il était menacé d'expulsion. Il a survécu à la chute.


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