• « Francophobie française »

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    Avocat.

    Véritable phénomène de marginalisation idéologique, capable de faire fi de la réalité et de toute vérité, la phobie est à la mode…

    Nous avons la phobie de tout ce qui différencie, au point d’en perdre le sens commun.

    Les exemples sont nombreux, la race, les cultures, les civilisations, la religion, la sexualité. On entend parler en permanence de l’homophobie, de l’islamophobie, de la christianophobie, de la xénophobie etc.

    Alain Finkielkraut va jusqu’à parler de « francophobie française ». Celui qui fait une différence, qui souhaite instaurer une échelle de valeurs est immédiatement dénoncé au motif qu’il pratique la discrimination, l’exclusion. Différencier devient exclure, distinguer devient discriminer. Il y a une véritable « phobie de la phobie » ! C’est ainsi que celui qui est contre le mariage homosexuel est nécessairement homophobe et que celui qui dénonce les risques de l’Islam est islamophobe…

    Sous couvert d’idéaux généreux nous sommes tombés dans un piège. Nous ne savons plus reconnaître les séparations fondatrices, les discriminations qui sauvent ou les frontières qui préservent. Nous sommes malades, atteints par l’effroi de tout ce qui distingue, de tout ce qui rejette l’uniformité…

    Littré définit la phobie comme étant « une peur instinctive, maladive ». Aristote considérait que « les Celtes sont tellement grossiers qu’ils ne craignent rien ». À l’époque, le fait de ne pas craindre la différence était considéré comme une marque d’inintelligence. C’était le temps de l’ « aphobie ». Il est sociologiquement et politiquement dangereux de refuser de prendre en compte les différences et les phénomènes naturels d’exclusion.

    L’intelligence moderne, nourrie d’idéaux généreux est artificielle et idéologique. Elle procède d’un déni de la réalité dont elle pense qu’elle la dissoudra dans ses convictions et ses imprécations. Ce faisant nous nous avons perdu tout discernement. Victimes de nos partis-pris idéologiques qui dérivent en phobies collectives, nous sommes devenus incapables d’identifier les périls auxquels nous sommes exposés… Et la liste s’allonge de jour en jour !

    Bernard Hawadier, le 28 octobre 2012

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