• Michel Collon sur Wikileaks et Cantona

     


    Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?
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  • Retour sur Terre du X-37B

    Avec des dimensions réduites, moins de 9 mètres de long pour une envergure de 4,5 mètres, cet engin spatial sans pilote s’apparente à un drone doté de grandes capacités de manœuvres orbitales. Son long séjour dans l’espace, ses changements de trajectoires orbitales, voire d’inclinaison, sont les signes précurseurs d’un engin spatial à vocation militaire résolument offensive. © AF Space Command

    Avec sa soute suffisamment vaste pour transporter des charges utiles, les caractéristiques de l'X-37B sont en accord avec les besoins futurs des militaires...

     

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  • Quand les Américains manipulent les minorités en France

     
     
     
     

    Confirmation du diagnostic

    Wikileaks a permis de lever le voile sur ce qui était déjà une évidence : les Américains sont clairement engagés dans une stratégie d’influence de vaste ampleur vis-à-vis des minorités en France. Pour les lecteurs du blog GRI, et notamment de l’article du 16 septembre dernier Les banlieues françaises, cibles de l’influence culturelle américaine, il ne s’agit pas là d’une découverte mais d’une confirmation : oui, il y a une claire et nette entreprise de manipulation des minorités en France par les Américains. Les opérations mises en œuvre sont scrupuleusement planifiées, suivies et évaluées.

    Tel est le constat auquel on parvient à la lecture du rapport de l’actuel ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, envoyé le 19 janvier 2010 au Secrétariat d’Etat américain, sous le titre : EMBASSY PARIS – MINORITY ENGAGEMENT STRATEGY (Ambassade de Paris – Stratégie d’engagement envers les minorités). Je vous propose donc une sélection et une traduction d’extraits de ce rapport. Voici donc le plan de ce rapport dont le vocabulaire offensif ne laisse pas de doute sur l’ambition des actions initiées :

    • SUMMARY (résumé)
    • BACKGROUND: THE CRISIS OF REPRESENTATION IN FRANCE (Arrière-plan: la crise de la représentation en France)
    • A STRATEGY FOR FRANCE: OUR AIMS (Une stratégie pour la France: nos objectifs)
    • TACTIC 1: ENGAGE IN POSITIVE DISCOURSE (S’engager dans un discours positif)
    • TACTIC 2: SET A STRONG EXAMPLE (Mettre en avant un exemple fort)
    • TACTIC 3: LAUNCH AGGRESSIVE YOUTH OUTREACH (Lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse)
    • TACTIC 4: ENCOURAGE MODERATE VOICES (Encourager les voix modérées)
    • TACTIC 5: PROPAGATE BEST PRACTICES (Diffuser les meilleures pratiques)
    • TACTIC 6: DEEPEN OUR UNDERSTANDING OF THE PROBLEM (Approfondir notre compréhension du problème)
    • TACTIC 7: INTEGRATE, TARGET, AND EVALUATE OUR EFFORTS (Intégrer, cibler et évaluer nos efforts)

    SUMMARY (Résumé)

    « In keeping with France’s unique history and circumstances, Embassy Paris has created a Minority Engagement Strategy that encompasses, among other groups, the French Muslim population and responds to the goals outlined in reftel A. Our aim is to engage the French population at all levels in order to amplify France’s efforts to realize its own egalitarian ideals, thereby advancing U.S. national interests. While France is justifiably proud of its leading role in conceiving democratic ideals and championing human rights and the rule of law, French institutions have not proven themselves flexible enough to adjust to an increasingly heterodox demography. »

    « Au regard des circonstances et de l’histoire uniques de la France, l’Ambassade de Paris a créé une Stratégie d’Engagement envers les Minorités qui concerne, parmi d’autres groupes, les musulmans français, et qui répond aux objectifs définis dans le reftel A [référence télégramme A]. Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’Etat de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez flexibles pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe. »

    Notons que l’essentiel de la démarche américaine consiste à aider la France à se réaliser dans les faits. En somme, il s’agit de pousser les Français à passer de la parole aux actes en matière d’égalitarisme. Cette volonté d’aider la France n’est évidemment pas désintéressée : l’objectif indirect est de faire progresser les intérêts nationaux américains.

    BACKGROUND: THE CRISIS OF REPRESENTATION IN FRANCE (Arrière-plan: la crise de la représentation en France)

    « France has long championed human rights and the rule of law, both at home and abroad, and justifiably perceives itself as a historic leader among democratic nations. This history and self-perception will serve us well as we implement the strategy outlined here, in which we press France toward a fuller application of the democratic values it espouses. »

    « La France a longtemps fait la promotion des droits de l’homme et de l’Etat de droit, à la fois sur son territoire et à l’étranger, et se perçoit elle-même à juste titre comme un leader historique parmi les nations démocratiques. Cette histoire et cette perception de soi nous serviront d’autant plus que nous mettrons en œuvre la stratégie exposée ici, et qui consiste à faire pression sur la France afin qu’elle s’oriente vers une application plus complète des valeurs démocratiques qu’elle promeut. »

    Le point de vue qui sous-tend le projet américain est que la France n’est pas assez démocratique, et donc pas à la hauteur de ses propres idéaux. L’idée des Américains n’est donc pas de jouer la France contre elle-même mais de reprendre à leur compte le discours français dans une stratégie d’influence.

    « The French media remains overwhelmingly white, with only modest increases in minority representation on camera for major news broadcasts. Among French elite educational institutions, we are only aware that Sciences Po has taken serious steps to integrate. While slightly better represented in private organizations, minorities in France lead very few corporations and foundations. Thus the reality of French public life defies the nation’s egalitarian ideals. In-group, elitist politics still characterize French public institutions, while extreme right, xenophobic policies hold appeal for a small (but occasionally influential) minority. »

    « Les médias français restent très largement blancs, avec seulement une modeste amélioration de la représentation des minorités face aux caméras des principaux journaux télévisés. Parmi les institutions éducatives de l’élite française, nous ne connaissons que Sciences-Po qui ait pris d’importantes mesures en faveur de l’intégration. Alors qu’on note une légère amélioration de leur représentation dans les organisations privées, les minorités en France sont à la tête de très peu d’entreprises et de fondations. Ainsi, la réalité de la vie publique française s’oppose aux idéaux égalitaires de la nation. Les institutions publiques françaises se définissent encore par des groupes d’initiés et des politiques élitistes alors que l’extrême droite et des mesures xénophobes ne concernent qu’une petite minorité (mais occasionnellement influente). »

    Dans le passage précédent (non traduit ici), l’ambassadeur remarquait la sous-représentation politique des minorités en France. Il en va de même au niveau médiatique et dans le secteur privé. Il démontre clairement et simplement en quoi la France vit en permanence dans une tension contradictoire entre les principes affichés et la réalité de la vie publique.

    « We believe France has not benefited fully from the energy, drive, and ideas of its minorities. Despite some French claims to serve as a model of assimilation and meritocracy, undeniable inequities tarnish France’s global image and diminish its influence abroad. In our view, a sustained failure to increase opportunity and provide genuine political representation for its minority populations could render France a weaker, more divided country. The geopolitical consequences of France’s weakness and division will adversely affect U.S. interests, as we need strong partners in the heart of Europe to help us promote democratic values. »

    « Nous croyons que la France n’a pas profité complètement de l’énergie, du dynamisme et des idées de ses minorités. Malgré certaines prétentions françaises à servir de modèle à l’assimilation et à la méritocratie, d’indéniables inégalités ternissent l’image globale de la France et affaiblissent son influence à l’étranger. Selon notre point de vue, un échec durable pour développer les opportunités et fournir une authentique représentation politique à sa population minoritaire pourrait faire de la France un pays plus faible et plus divisé. Les conséquences géopolitiques de la faiblesse et de la division de la France affecteront négativement les intérêts américains, dans la mesure où nous avons besoin de partenaires forts au cœur de l’Europe pour nous aider à promouvoir les valeurs démocratiques. »

    Les Américains vont donc utiliser à leur profit cette contradiction française. Leur crainte est de voir là un possible affaiblissement de la France, et donc des intérêts américains en Europe. Implicitement, il est affirmé que la France reste une tête de pont essentielle pour les intérêts américains en Europe.

    A STRATEGY FOR FRANCE: OUR AIMS (Une stratégie pour la France: nos objectifs)

    « The overarching goal of our minority outreach strategy is to engage the French population at all levels in order to help France to realize its own egalitarian ideals. Our strategy has three broad target audiences in mind: (1) the majority, especially the elites; (2) minorities, with a focus on their leaders; (3) and the general population. Employing the seven tactics described below, we aim (1) to increase awareness among France’s elites of the benefits of expanding opportunity and the costs of maintaining the status quo; (2) to improve the skills and grow the confidence of minority leaders who seek to increase their influence; (3) and to communicate to the general population in France that we particularly admire the diversity and dynamism of its population, while emphasizing the advantages of profiting from those qualities by expanding opportunities for all. »

    « L’objectif essentiel de notre stratégie de sensibilisation envers les minorités consiste à mobiliser la population française à tous les niveaux afin de l’aider à réaliser ses propres objectifs égalitaires. Notre stratégie est concentrée sur trois grands publics cibles : (1) la majorité, et spécialement les élites ; (2) les minorités, avec une attention particulière pour les leaders ; (3) et la population en général. En utilisant les sept tactiques ci-dessous, nous visons (1) à accroître la conscience des élites de France à propos des bénéfices qu’il y a à élargir les opportunités et des coûts qu’il y a à maintenir le statu quo ; (2) à améliorer les compétences et développer la confiance des leaders de la minorité qui cherchent à augmenter leur influence ; (3) et à communiquer à la population générale de France notre admiration particulière pour la diversité et le dynamisme de sa population, tout en insistant sur les avantages qu’il y a à bénéficier de ses qualités en ouvrant les opportunités pour tous. »

    TACTIC 1: ENGAGE IN POSITIVE DISCOURSE (S’engager dans un discours positif)

    « First, we will focus our discourse on the issue of equal opportunity. When we give public addresses about the community of democracies, we will emphasize, among the qualities of democracy, the right to be different, protection of minority rights, the value of equal opportunity, and the importance of genuine political representation. »

    « Premièrement, nous concentrerons nos discours sur le problème de l’égalité des chances. Quand nous ferons des déclarations publiques au sujet de la communauté des démocraties, nous insisterons sur les qualités de la démocratie, dont le droit à être différent, la protection des droits des minorités, la valeur de l’égalité des chances et l’importance d’une authentique représentation politique. »

    « We will endeavor to convey the costs to France of the under-representation of minorities, highlighting the benefits we have accumulated, over time, by working hard to chip away at the various impediments faced by American minorities. We will, of course, continue to adopt a humble attitude regarding our own situation in the U.S., but nevertheless will stress the innumerable benefits accruing from a proactive approach to broad social inclusion, complementing our French partners on any positive steps they take. »

    « Nous nous efforcerons d’informer sur les coûts liés à une sous-représentation des minorités en France, tout en soulignant les avantages que nous avons accumulés dans le temps en travaillant durement pour éliminer les obstacles rencontrés par les minorités américaines. »

    Le projet des Américains consiste à dire aux Français qu’ils peuvent réussir à valoriser les minorités comme eux-mêmes l’ont fait aux Etats-Unis. Ce passage est important dans la mesure où il démontre en quoi l’ambassadeur plaque sur la réalité française une grille de lecture américaine et idéologique. Américaine, car l’ambassadeur ne prend absolument pas en compte le fait que les minorités aux Etats-Unis et en France n’ont pas la même histoire ni le même devenir. Ce n’est pas parce qu’il y a en France des Noirs que l’on peut aborder la question de leur représentation et de leur reconnaissance de la même façon qu’aux Etats-Unis.

    Cette grille de lecture est également idéologique car elle suppose que les Américains ont vraiment résolu la question de la représentation et de la reconnaissance des minorités. Or, les barrières du communautarismes sont encore plus grandes aux Etats-Unis qu’en France. En outre, face à la question des minorités indiennes qui reste toujours aujourd’hui très problématique, on ne peut pas dire que les Etats-Unis aient fait preuve d’un grand zèle pour éliminer les obstacles rencontrés par ces dernières.

    « In addition, we will continue and intensify our work with French museums and educators to reform the history curriculum taught in French schools, so that it takes into account the role and perspectives of minorities in French history. »

    « De plus, nous poursuivrons et intensifierons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer les programmes d’histoire enseignés dans les écoles françaises, de telle sorte qu’ils prennent en compte le rôle et le point de vue des minorités dans l’histoire de France. »

    A lecture de ce passage, il faut avouer notre étonnement devant l’ampleur des actions d’influence des Américains qui cherchent à orienter les politiques culturelles et les programmes scolaires. Nous aimerions en savoir plus sur les actions d’influence initiées par les Américains auprès des musées et enseignants…

    Les six autres tactiques mises en oeuvre en suivant ce lien...

    La stratégie américaine pour influencer les minorités en France


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  • La mystérieuse mission de la navette spatiale militaire X-37B

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    Par Rémy Decourt, Futura-Sciences Partagez nos contenus

    Après une mission secrète de plusieurs mois, la petite navette militaire X-37B s’apprête à revenir sur Terre. La finalité de cet engin spatial de l'US Air Force reste floue. Aux dires des spécialistes, ce programme pourrait préfigurer un engin spatial résolument offensif, capable d’espionner ou de détruire des satellites.

    Après avoir tourné autour de la Terre sur des orbites que l’US Air Force s’est efforcée de cacher en les modifiant régulièrement, l’X-37B, un engin automatique ailé, doit atterrir à la façon d’un avion sur la base de Vandenberg en Californie, entre vendredi et lundi prochain. Ce retour sur Terre s'accompagne d'une multitude de questions... qui ne trouveront vraisemblablement aucune réponse.

    Si l'on en croit l'USAF, ce programme de « drone spatial » n'a pas d'autre but que de tester de futurs équipements destinés aux satellites militaires et des nouvelles technologies liées à la réutilisation. Autrement dit, il s'agirait que d’un simple véhicule de test orbital. Mais ce prototype, né de l'imagination d'ingénieurs de la Nasa au Marshall Space Flight Center, a été repris en main par l'armée, de sorte qu'on peut penser qu'il pourrait être utilisé à des fins militaires.

    Aujourd'hui, la militarisation de l’espace est devenue une réalité. L'économie et les capacités militaires terrestres, aériennes et navales de nombreux pays développés dépendent en effet d'infrastructures à la fois terrestres et spatiales, que l'on qualifiera de duales. Et chacun cherche à sécuriser les siennes tout en se donnant les moyens de démolir celles des autres.

    Gérer la militarisation de l'espace, une délicate nécessité

    Les États-Unis sont le pays dont l'économie et le dispositif global de défense dépendent le plus de ses systèmes spatiaux. Cependant, la plupart de ces satellites évoluent sur des orbites qui les rendent pratiquement inaccessibles. C'est le cas des constellations utilisées pour les communications, l'observation et l'alerte avancée. La destruction de quelques-uns de ces satellites nécessiterait une attaque d'envergure et n'empêcherait pas ces systèmes de continuer à fonctionner. Jusqu'à présent, seuls des satellites en orbite basse ont pu être détruits ou neutralisés depuis le sol mais de façon visible et prévisible.

    D'où le besoin de disposer d'une petite flotte spatiale, capable d’atteindre l'orbite basse et de travailler en toute discrétion. S'il n'existe aucun programme de cette nature, force est de constater que le X-37B peut préfigurer ce type d’engins. S’il s’avère que ce programme doit déboucher sur un engin spatial résolument offensif, il est à craindre que la Chine, voire la Russie, soient contraintes de réagir, le fragile équilibre entre ces agences spatiales pouvant se rompre au seul bénéfice des États-Unis.

    En disposant d'un tel avion spatial, les Américains seront les seuls capables d'envoyer en orbite un engin sans qu'aucune autre puissance spatiale soit en mesure de déterminer sa mission. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui car chacun sait ce que font les autres... Sauf avec le X-37B.

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  • La danse du ventre de l’oncle Sam dans les banlieues françaises

    Récemment, la presse s’est fait l’écho de l’entreprise de séduction menée par l’ambassade des Etats-Unis en France à l’égard des populations afro-antillaises et/ou musulmanes dans les banlieues parisiennes. La France n’est pas le seul pays où l’Etat impérial nord-américain déploie ce type de stratégies envers les minorités discriminées. Stratégie qui a plusieurs objectifs :

    1/ Objectif politique à long terme : identifier les futurs leaders des pays où les Etats-Unis ont des intérêts stratégiques.

    Depuis de nombreuses années, les Etats-Unis ont mis en place une politique « d’amitié » et de « séduction » vis-à-vis de leaders potentiels au travers d’un programme du Département d’Etat administré depuis les ambassades. Sous couvert d’échanges culturels, des personnalités indigènes sont invitées à visiter les Etats-Unis lors de voyages de propagande. Nicolas Sarkozy, qui a participé à l’une de ces expéditions quand il était un jeune politicien prometteur, constitue un bon exemple du succès de cette initiative, et, sous sa présidence, les résultats ne sauraient être plus explicites : alignement sur la politique nord-américaine dans des domaines qui vont de la politique internationale, avec le soutien du sionisme en Palestine ainsi que des intérêts militaires et sécuritaires nord-américains en Asie et au Moyen-Orient, à l’alignement sur les intérêts économiques et financiers dans la crise financière actuelle.

    En ce qui concerne les banlieues françaises, les États-Unis savent que pour des raisons politiques et démographiques, la France pourrait bien un jour avoir son Obama. Le Département d’Etat cherche par conséquent à séduire les dirigeants noirs et arabes en leur vendant l’idée fausse d’une Amérique paradis des minorités raciales.

    2) Objectif à moyen terme : diviser les groupes racialisés des pays étrangers entre ceux qui sympathisent avec les Etats-Unis et les autres.

    En cas de crise, ces leaders potentiels constitueront une cinquième colonne à l’intérieur des mouvements antiracistes. Si éclate une émeute, les Etats-Unis pourront compter sur leurs collabos pour influencer les conflits conformément à leurs intérêts. Et ainsi disposer d’une arme de négociation fondamentale face aux élites politiques françaises.

    3) Objectif à court terme : les agences nord-américaines de renseignement ont besoin de recruter des Arabes et des Noirs européens afin d’infiltrer les groupes politiques radicaux et les réseaux islamistes en Europe.

    Le monolinguisme des Américains constitue, en effet, un handicap. Le recrutement de personnes de couleur en France est une question stratégique, car, en raison de la forte présence de Français d’origine maghrébine et africaine, il existe des populations qui non seulement parlent le français, mais aussi l’arabe (ou tout au moins le comprennent). Dans cette affaire, l’approbation et la complicité des services français de renseignement et en particulier de l’administration Sarkozy ne fait pas le moindre doute. Comment les Etats-Unis pourraient-ils venir recruter des Arabes et des Noirs dans les banlieues parisiennes avec un discours critique sans créer un conflit diplomatique ?

    Pour montrer de quel côté se trouve l’hégémonie, qu’on imagine seulement l’Etat français utilisant son ambassade à Washington pour aller dans les ghettos parler de la discrimination raciale aux Etats-Unis et pour vendre la France comme paradis pour les minorités ! Non seulement cela serait impossible sans le consentement de l’empire, mais cela ne se produit tout simplement pas.

    Quels accords les deux pays ont-ils conclus pour que les Etats-Unis puissent se permettre de se livrer à ce genre de prosélytisme en France ? Pourquoi les défenseurs du sionisme et de l’impérialisme tels qu’Alain Finkelkraut, Bernard Henri-Levy et André Glucksman, qui pensent que le problème principal en France est le racisme anti-blanc produit dans les banlieues et que l’islamophobie et le racisme anti-arabe/anti-noir ne sont pas un problème social, ont-ils gardé le silence face à cette intervention des Etats-Unis dans les banlieues françaises ?

    Quant aux Noirs et Arabes qui collaborent avec l’empire, reste à savoir s’ils le font par ignorance ou en pleine conscience de leurs actes. Certes, les discriminations raciales constituent un terreau fertile pour les recruteurs des agences d’intelligence nord-américaines. Le désespoir politique et économique produits par la frustration et le désenchantement que vivent quotidiennement les « issus de » en France facilitent sans doute l’émergence d’individus prêts à vendre leur âme au diable.

    Mais faire les mercenaires pour l’empire américain est injustifiable quelles que soient leur condition en France. Espérons qu’ils auront la décence de ne pas venir manifester contre le prochain bombardement de Gaza, Beyrouth ou Téhéran.


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  • Alex Jones & Ron Paul sur la crise Coréenne

    Lorsque Alex Jones parle de la Corée en premier lieu, j’ai traduit Corée du Sud même s’il dit Corée du Nord car il semble qu’il se soit trompé, la Corée du Sud ayant bien reconnu qu’elle a réalisé des exercices militaires en Mer Jaune, et effectué des tirs d’artillerie dans une zone revendiquée par la Corée du Nord. Pyongyang a ensuite répliqué en bombardant l’île sud-Coréenne de Yeonpyeong. On en saura certainement plus dans les jours à venir, affaire à suivre ...

     


    Alex Jones Et Ron Paul Sur La Crise Coréenne [VOSTFR]
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    par la-matrice (son site) mercredi 24 novembre 2010


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  • Reagan en rêvait…par Monpaziou (la Mèche 8)

    source

    Vieux fantasme américain des années 1980, le bouclier anti-missiles revient dans l’actualité, cette fois sous étiquette « Otan ». Et devinez quel pays, en Europe, s’est dit prêt à contribuer à la création de cette merveille. Allons, cherchez bien…

    Décidément ce gouvernement est amateur de bouclier. Le premier, pour les amis du Fouquet’s, a coûté cher aux finances publiques mais Attali a trouvé le remède en proposant un gel du salaire des fonctionnaires pendant trois ans. Le second risque de ne pas être moins dispendieux, et croyez-bien qu’il ne sera pas facturé à Mme Bettencourt. C’est une petite bricole qu’à l’origine Ronald Reagan voulait construire pour les États-Unis : un bouclier anti-missiles. L’idée était déjà contestée par les experts, considérant soit que c’était un peu comme se protéger de la pluie avec une raquette de tennis, soit que son efficacité même relative relancerait la course aux armements. Bref, un projet plutôt foireux. Les Ricains ont tout de même réussi à le refourguer à l’Otan mais c’est un peu leur boutique. L’Otan vient de trouver un bon pigeon pour mettre la main au porte monnaie ; en effet, la France s’est déclarée intéressée pour contribuer financièrement et techniquement à la création d’un bouclier anti-missiles pour l’Europe. Mais pour se protéger de qui ? Pas des Ruskovs puisqu’on leur propose de participer au projet.

    Qui se prépare donc à nous planter sournoisement quelques missiles dans le dos ? Le communiqué de la Présidence est plutôt sibyllin, évoquant « l'évolution de la menace balistique que font peser certains programmes au Moyen-Orient »*. Il n’y pas besoin d’être un grand stratège pour savoir que se trouve effectivement dans cette zone l’État qui, au monde, consacre la plus grand part de son PIB aux dépenses militaires (près de 8 %) et dispose même dans la région du monopole de l’arme nucléaire. C’est vrai aussi qu’un quart des enfants y est scolarisé dans des écoles ultra-orthodoxes… mais de là à imaginer qu’Israël nous foute un jour sur la gueule... Non, vous n’y êtes pas… Pour notre gouvernement, au Moyen-Orient, le danger serait plutôt l’Iran. Pourtant, la Perse n’est pas la porte à côté et, c’est acquis, les barbus ne disposent d’aucun missile stratégique de portée intercontinentale. Oui, mais à l’ombre des minarets, l’Iran préparerait un missile pouvant d’un trait toucher/couler l’Opéra Bastille dans son petit filet. Bien sûr, il y a les inévitables Munichois qui, avec les autorités russes, préfèrent « une appréciation objective des défis balistiques réels et non fantasmés »**. Mais voulons-nous vraiment rester les bras croisés ? Ne faut-il pas, comme les Américains l’ont fait en Irak, devancer tous ces États voyous qui préparent l’apocalypse ? Cela mérite bien quelques coupes dans nos dépenses sociales.

     

    Monpaziou

     

    * Communiqué de la présidence de la République française du 15 octobre 2010.

    ** 10/03/2010 RIA Novosti.


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  • L’UE et les « hedge funds » : régulation ou abandon du territoire européen ?

    A grand renfort de trompettes, l’Union européenne vient d’adopter une réglementation des hedge funds pour encadrer le risque systémique qu’ils font courir à l’économie. En réalité, observe Jean-Claude Paye, la nouvelle directive est une passoire qui aura un effet inverse à celui qui est annoncé. Son objectif réel est de contrôler sommairement les fonds européens, tout en ouvrant la porte aux fonds états-uniens qui, eux, pourront spéculer sans limite au détriment des Européens.

    À la différence des institutions financières, banques, assurances, entreprises d’investissement qui font appel publiquement à l’épargne, les hedge funds n’ont pas de contrôleurs spécifiques. Ils peuvent utiliser pleinement les exemptions prévues par les textes réglementaires. Cependant, si les fonds spéculatifs ne sont pas la cause de la crise actuelle, mais bien l’assouplissement des conditions du crédit bancaire et la création monétaire qu’il induit, le risque systémique que les hedge funds font courir à l’ensemble du système financier a été mis en lumière. En effet, afin d’obtenir des performances élevées, ils ont recours à un effet de levier. Ils empruntent massivement aux banques, afin de compenser la faiblesse de leur mise et induisent ainsi, en cas de problème, un effet multiplicateur sur les déséquilibres

    En n’encadrant pas la possibilité offerte de s’endetter et de créer des bulles financières, l’Union européenne évite de s’attaquer à la question essentielle. La directive sur les hedge funds désigne formellement un bouc émissaire, les fonds spéculatifs, dont, cependant, il n’accroît pas la surveillance, mais, au contraire, élimine, dans les faits, les possibilités de contrôle des autorités nationales à leur égard.

    Une régulation en trompe l’oeil

    Ce projet fait simplement semblant d’exercer un contrôle sur les hedge funds [1] et ne construit pas de surveillance au niveau communautaire. Il ne constitue pas un pas en avant dans la création d’un espace financier européen. Au contraire, la directive étend le niveau national d’accréditation de ces fonds, en permettant aux organismes domiciliés dans un État membre d’avoir, sans autorisation de chaque autorité nationale, accès à l’ensemble des territoires nationaux composant l’UE. À l’inverse de l’effet annoncé, le texte renforce la nation dominante au niveau financier et, ainsi, la position de la City londonienne qui gère la plupart des fonds spéculatifs situés sur le sol européen.

    La directive est également présentée comme s’inscrivant dans la lutte contre les paradis fiscaux, alors que, en réalité, par le biais de la City, elle leur ouvre la porte de l’Union européenne, sans aucun contrôle de la part des États membres, hormis celles, bienveillantes, des autorités anglaises.

    Après avoir été acceptée le 26 octobre [2], la proposition de directive AIFM (Alternative Investment Fund Manager) [3], a été finalement votée par le Parlement européen ce 11 novembre 2010. Il est demandé à l’assemblée de légitimer un texte cadre qui donne des pouvoirs discrétionnaires à la Commission. La directive laisse une grande marge de manoeuvre à la Commission pour déterminer ou pour ne pas préciser les points clefs de la législation, telle la fixation des niveaux maximaux de levier, les procédures d’évaluation, les restrictions des opérations de ventes à découvert et cela au moment de la mise en place de la directive, mais aussi après son installation [4]. Il s’agit, pour le Parlement de donner un chèque en blanc à la Commission, ainsi qu’à « l’auto-régulation » du système financier.

    Le texte fixe formellement un cadre européen aux hedge funds, en mettant en place un « passeport » permettant la commercialisation des fonds dans toute l’UE, sans devoir obtenir une autorisation dans chaque pays. Les gestionnaires européens pourront librement commercialiser leurs fonds à partir de 2013. Le passeport sera octroyé aux organismes offshore en 2015. Il sera réservé à ceux relevant de pays signataires d’accords de coopération fiscale et de lutte contre le blanchiment.

    La question du « passeport » était au cœur des négociations sur la directive AIFM. Elles ont été entamées il y a un an et demi entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement européen. Le conflit a formellement opposé le Royaume-Uni, réticent à toute forme de régulation des hedge funds, à la France et au Parlement de l’UE.

    Un sésame donnant accès à l’ensemble du marché européen

    Si le passeport donne accès à l’ensemble du territoire européen, il dépendra exclusivement d’autorités de supervision nationales. Il sera fourni par l’Autorité de supervision du pays d’origine, une fois celle-ci assermentée par la future Autorité de régulation communautaire des marchés financiers (ESMA). Celle-ci sera opérationnelle début 2011. L’ESMA gérera en outre le registre des managers de fonds autorisés à opérer dans l’Union. Elle disposera d’un pouvoir d’arbitrage en cas de conflit entre autorités nationales sur la nature et les garanties données par un fonds.

    Comme toute place financière située dans un État membre, la City de Londres, où sont domiciliés 70 à 80 % des hedge funds, sera seulement dépendante de la structure de contrôle britannique. Ainsi, au lieu de former un cadre régulateur européen, la directive favorise la concurrence entre les États membres. Rien n’empêchera les gestionnaires de choisir leur pays d’enregistrement en fonction du degré de complaisance des autorités nationales à leur égard.

    Les gestionnaires de fonds ont maintenant l’obligation de définir un levier d’endettement maximum. Cette information est transmise aux autorités nationales du pays européen où le gestionnaire est enregistré. Mais, rien, dans la directive, n’oblige celle-ci à agir lorsque le levier est jugé excessif. Et l’ESMA, le régulateur européen des marchés financiers, n’aura pas non plus le pouvoir de contraindre l’autorité nationale à le faire.

    La directive ne se donne pas les moyens de contrôler réellement le niveau d’endettement. Or, c’est celui-ci qui est à l’origine du risque systémique induit par les fonds spéculatifs. En effet, ils ont très peu de capitaux propres et empruntent massivement auprès des banques. Il en résulte une capacité d’action démultipliée sur les marchés, sans commune mesure avec leurs capitaux.

    Dans les faits, la directive ne touche pas au levier d’endettement, elle oblige simplement les fonds spéculatifs à le communiquer à leurs autorités de contrôle, sans obligation de la part de ces dernières d’intervenir en cas de problème. Il s’agit surtout de maintenir l’indépendance de l’ensemble du système financier. Comme le fait remarquer Guido Bolliger, chief Investment Officer d’Olympia Capital Management [5] : « plutôt que de passer par une directive, il aurait été plus simple de contraindre l’effet de levier que les banques d’investissement peuvent allouer aux hedge funds en augmentant la charge de capital sur le levier accordé dans les opérations de prime brokerage »

    Une domination de la finance anglo-saxonne

    Une disposition de l’accord se présente comme un moyen pour lutter contre les paradis fiscaux. Les fonds spéculatifs, situés dans des pays qui n’assurent pas un échange effectif d’informations, notamment fiscales, ne pourront plus être commercialisés dans l’Union européenne. La question est d’importance quand on sait que 80 % des hedges funds sont situés dans ces centres offshores.

    Cependant, suite aux pressions de Londres, le texte final limite le champ de la directive à la commercialisation dite « active ». Cela signifie concrètement que rien n’empêchera un investisseur européen, une banque, une compagnie d’assurance, un organisme de placement collectif, d’acheter des parts de fonds, situés hors de l’Union européenne, qui n’auraient pas obtenu le passeport européen pour non-respect des critères de la directive. Cette disposition donne ainsi accès au territoire européen aux capitaux placés dans les paradis fiscaux en relation avec la City, tels les territoires anglo-normands et les îles Caïmans ou par exemple, ceux gérés directement par les Etats-Unis, tel le Delaware.

    Il s’agit d’une violation de l’esprit de la législation car dans ce cas, aucune information ne sera transmise aux régulateurs qui ne pourront ainsi pas évaluer l’exposition au risque des « investisseurs » européens. Mais, il s’agit surtout d’un nouvel abandon des pays membres de l’UE à la toute puissance de la finance anglo-saxonne. Ce n’est pas la possibilité formelle, pour un État membre de l’UE, de déposer recours devant l’ESMA, en cas de différend avec l’autorité nationale d’un pays tiers, qui pourra modifier le rapport de forces.

    Cette directive s’inscrit ainsi dans la structuration des marchés financiers, révélée par le G20 d’avril 2009 sur « la lutte contre la fraude fiscale » [6], c’est à dire dans la légitimation de la main-mise anglo-saxonne sur la finance européenne. Cependant, si primauté de la City au niveau de l’Union européenne, en ce qui concerne la gestions des fonds spéculatifs, est écrasante (80 % de l’industrie de ces fonds est britannique, contre 5 % pour la France), cette puissance doit être relativisée. Les fonds anglais représentent 212 milliards de dollars, relativement à un montant de 1 000 milliards de dollars pour ceux situés aux USA. Ainsi, la place londonienne apparaît avant tout comme le cheval de Troie des hedges funds étasuniens.

    [1] « Quand l’Europe fait semblant de réguler les fonds spéculatifs », Blog Libération, le 26 octobre 2010.

    [2] « Les 27 enfin d’accord sur la régulation des hedge funds », par Clémentine Forissier, EurActiv.fr, le 20 octobre 2010.

    [3] Proposition de directive du Parlement européen et du Conseil sur les gestionnaires de fonds d’investissements alternatifs et modifiant les directives, 2004/39/CE et 2009/.../CE.

    [4] « Comment réguler les hedge funds ? », par David Thesmar, Telos, le 18 février 2009.

    [5] « La régulation européenne des hedge funds, vers des anomalies dangereuses pour le secteur », par Imen Hazgui . Easybourse.com, le 11 mai 2010.

    [6] Lire : « Le G 20, une hiérarchisation des marchés financiers » et « UBS et l’hégémonie du dollar », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, 9 navril et 21 octobre 2009 .


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  • Trahison


    3 novembre 2010


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  • WikiLeaks, l'étrange inculpation

    En l'espace de quelques heures, la justice suédoise a fait une volte-face. Alors qu'elle avait inculpé samedi matin Julien Assange, fondateur du site WikiLeaks, pour viol, elle a finalement levé son mandat d'arrêt le jour même, faute de preuves. Une affaire qui intervient alors que l'Australien est en plein dans le collimateur de Washington.

    Julian Assange WikiLeaks

    Julian Assange, 39 ans, a immédiatement démenti les faits. (Reuters)

    Cette fois, c'est dans une affaire de mœurs que le fondateur de WikiLeaks était soupçonné d'être impliqué. Samedi matin, la justice suédoise annonçait que Julian Assange, avait été inculpé pour viol et atteinte à la pudeur. Un mandat d'arrêt avait alors été lancé contre celui qui est déjà dans le collimateur de Washington pour avoir publié en juillet plus de 70.000 documents confidentiels sur la stratégie de l'armée américaine en Afghanistan.

    Quelques heures plus tard, le principal intéressé démentait les faits dans un courriel adressé au quotidien suédois Dagens Nyheter. "Pourquoi ces accusations font-elles surface aujourd'hui, voilà une question intéressante", se méfiait Julian Assange. "Je n'ai pas été contacté par la police. Ces allégations sont sans fondement et extrêmement perturbantes", écrivait-il. Sur le compte twitter de WikiLeaks, on pouvait même lire: "Nous savions qu'il fallait s'attendre à des 'coups bas'. Voilà le premier".


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  • Cocacolapitalisme pour les nuls

     

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  • par l’argentin (son site) lundi 9 août 2010 -

     

    L’Amérique contre De Gaulle

    videos liées :  Cocu à vingt ans

                              Histoire d’une marionnette





     


    A l’heure ou la France est trahie par ses élites il est bon de se replonger dans un passé ou la dignité avait encore sa place. Ne vous méprenez pas mes amis sur les véritables ennemis de la France ....

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  • La danse du ventre de l’oncle Sam dans les banlieues françaises

    Récemment, la presse s’est fait l’écho de l’entreprise de séduction menée par l’ambassade des Etats-Unis en France à l’égard des populations afro-antillaises et/ou musulmanes dans les banlieues parisiennes. La France n’est pas le seul pays où l’Etat impérial nord-américain déploie ce type de stratégies envers les minorités discriminées. Stratégie qui a plusieurs objectifs :

    1/ Objectif politique à long terme : identifier les futurs leaders des pays où les Etats-Unis ont des intérêts stratégiques.

    Depuis de nombreuses années, les Etats-Unis ont mis en place une politique « d’amitié » et de « séduction » vis-à-vis de leaders potentiels au travers d’un programme du Département d’Etat administré depuis les ambassades. Sous couvert d’échanges culturels, des personnalités indigènes sont invitées à visiter les Etats-Unis lors de voyages de propagande. Nicolas Sarkozy, qui a participé à l’une de ces expéditions quand il était un jeune politicien prometteur, constitue un bon exemple du succès de cette initiative, et, sous sa présidence, les résultats ne sauraient être plus explicites : alignement sur la politique nord-américaine dans des domaines qui vont de la politique internationale, avec le soutien du sionisme en Palestine ainsi que des intérêts militaires et sécuritaires nord-américains en Asie et au Moyen-Orient, à l’alignement sur les intérêts économiques et financiers dans la crise financière actuelle.

    En ce qui concerne les banlieues françaises, les États-Unis savent que pour des raisons politiques et démographiques, la France pourrait bien un jour avoir son Obama. Le Département d’Etat cherche par conséquent à séduire les dirigeants noirs et arabes en leur vendant l’idée fausse d’une Amérique paradis des minorités raciales.

    2) Objectif à moyen terme : diviser les groupes racialisés des pays étrangers entre ceux qui sympathisent avec les Etats-Unis et les autres.

    En cas de crise, ces leaders potentiels constitueront une cinquième colonne à l’intérieur des mouvements antiracistes. Si éclate une émeute, les Etats-Unis pourront compter sur leurs collabos pour influencer les conflits conformément à leurs intérêts. Et ainsi disposer d’une arme de négociation fondamentale face aux élites politiques françaises.

    3) Objectif à court terme : les agences nord-américaines de renseignement ont besoin de recruter des Arabes et des Noirs européens afin d’infiltrer les groupes politiques radicaux et les réseaux islamistes en Europe.

    Le monolinguisme des Américains constitue, en effet, un handicap. Le recrutement de personnes de couleur en France est une question stratégique, car, en raison de la forte présence de Français d’origine maghrébine et africaine, il existe des populations qui non seulement parlent le français, mais aussi l’arabe (ou tout au moins le comprennent). Dans cette affaire, l’approbation et la complicité des services français de renseignement et en particulier de l’administration Sarkozy ne fait pas le moindre doute. Comment les Etats-Unis pourraient-ils venir recruter des Arabes et des Noirs dans les banlieues parisiennes avec un discours critique sans créer un conflit diplomatique ?

    Pour montrer de quel côté se trouve l’hégémonie, qu’on imagine seulement l’Etat français utilisant son ambassade à Washington pour aller dans les ghettos parler de la discrimination raciale aux Etats-Unis et pour vendre la France comme paradis pour les minorités ! Non seulement cela serait impossible sans le consentement de l’empire, mais cela ne se produit tout simplement pas.

    Quels accords les deux pays ont-ils conclus pour que les Etats-Unis puissent se permettre de se livrer à ce genre de prosélytisme en France ? Pourquoi les défenseurs du sionisme et de l’impérialisme tels qu’Alain Finkelkraut, Bernard Henri-Levy et André Glucksman, qui pensent que le problème principal en France est le racisme anti-blanc produit dans les banlieues et que l’islamophobie et le racisme anti-arabe/anti-noir ne sont pas un problème social, ont-ils gardé le silence face à cette intervention des Etats-Unis dans les banlieues françaises ?

    Quant aux Noirs et Arabes qui collaborent avec l’empire, reste à savoir s’ils le font par ignorance ou en pleine conscience de leurs actes. Certes, les discriminations raciales constituent un terreau fertile pour les recruteurs des agences d’intelligence nord-américaines. Le désespoir politique et économique produits par la frustration et le désenchantement que vivent quotidiennement les « issus de » en France facilitent sans doute l’émergence d’individus prêts à vendre leur âme au diable.

    Mais faire les mercenaires pour l’empire américain est injustifiable quelles que soient leur condition en France. Espérons qu’ils auront la décence de ne pas venir manifester contre le prochain bombardement de Gaza, Beyrouth ou Téhéran.


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  • Attaque contre l’euro et démantèlement de l’Union Européenne

    Loin d’être l’action de la « main invisible du marché », la crise de l’euro est le fruit d’une stratégie mûrement préparée par Christina Rohmer et le Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Il s’agit de sauver l’économie étatsunienne en contraignant les capitaux européens à se réfugier outre-atlantique, et en plaçant à terme l’économie des Etats de la zone euro sous contrôle US via le FMI et l’Union européenne. Jean-Claude Paye analyse les premières étapes du processus en cours.

    La crise de l’euro résulte d’un choix politique, celui des autorités de l’Union européenne de mettre en gage la monnaie commune, au lieu de restructurer la dette souveraine grecque. Une telle restructuration aurait sauvegardé l’euro, mais aurait mis à contribution les banques, ces dernières perdant une partie de leurs créances dans l’opération. Les institutions financières françaises auraient environ 50 milliards de dette hellénique dans leurs bilans, tandis que 28 milliards seraient détenus par des banques allemandes (1).

    Cependant, la sauvegarde de quelques dizaines de milliards d’euros des institutions financières ne justifie pas une telle prise de risque. L’enjeu fondamental, en mettant la pression sur la monnaie commune, est de faire payer la crise aux salariés et ainsi d’effectuer un gigantesque transfert de revenus des ménages vers les entreprises, principalement vers les institutions financières.

    Une offensive sous direction étasunienne

    La taille du transfert est telle qu’il peut être piloté par les seules institutions européennes, mais conduit par les marchés et leur bras armé, l’administration étasunienne. La crise de l’euro a été déclenchée par l’attaque concentrée des agences de notations étasuniennes Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch contre la dette de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. L’abaissement des notes de ces trois pays par les agences américaines, surtout celle de la Grèce, reléguée dans la catégorie des investissements spéculatifs, est la conséquence d’une action concentrée. L’abaissement des notes fait suite à une série de décisions répétées et très rapprochées. Ces attaques ont été appuyées par l’appareil d’Etat US, notamment les déclarations alarmistes du conseiller économique du président Obama, ancien président de la Réserve fédérale étasunienne, Paul Volker qui a parlé d’une future désintégration de la zone euro. L’attaque contre l’euro apparaît comme un prétexte d’autant plus que « depuis 2004, on savait que les autorités grecques trichaient » (2) et cela sans aucune réaction des agences de notation.

    Cette offensive contre l’euro est d’abord une action destinée à ramener aux Etats-Unis les capitaux étrangers nécessaires à la couverture du déficit croissant de la balance financière des USA. C’est un signal d’avertissement à des pays comme la Chine qui avait commencé à rééquilibrer leurs réserves de devises en achetant de l’euro au détriment du dollar. Pour les Etats-Unis, il y a en effet urgence en la matière. Jusqu’en 2009, le financement de leurs déficits et la défense du dollar étaient assurés par un solde positif des flux financiers. Mais, durant cette même année, si le mouvement des capitaux reste positif, il ne parvient plus à compenser les déficits. Le solde devient négatif d’un montant de 398 milliards de dollars (3). A un niveau purement économique, l’offensive contre l’euro est de la même veine que la lutte contre la fraude fiscale, initiée par le président Obama en 2009 (4). Il s’agit de ramener les capitaux dans le giron des USA.

    Une opération de démantèlement de l’UE

    Cette action tactique se double d’une opération stratégique, celle d’un mouvement de démantèlement de l’Union européenne au profit d’une union économique couvrant les deux continents. Le projet de création d’un grand marché transatlantique (5) en est la manifestation la plus visible. C’est en fonction de ce deuxième objectif que l’on peut comprendre l’attitude de l’Allemagne qui, aussi bien au niveau de la lutte contre la fraude fiscale que celui de l’attaque contre l’euro, a fourni un appui à l’offensive étasunienne. Cette double attitude est cohérente avec l’engagement privilégié de cet Etat européen dans la mise en place d’une union économique transatlantique.

    L’Union européenne a été construite autour de l’Allemagne et structurée selon ses intérêts. Pays économiquement le plus performant au moment de l’installation du marché commun, il a pu faire jouer pleinement ses avantages économiques comparatifs, sans contrainte politique, sans gouvernement économique, ni transferts importants vers les zones défavorisées. Jusque cette année, la zone euro absorbe les trois quarts des exportations allemandes (6).

    L’Allemagne, par les déclarations de ses responsables politiques et de ses banquiers, ainsi que par l’exhibition répétée de ses hésitations, a contribué à l’offensive contre l’euro. Pour elle, les bénéfices de cette action sont immédiats. La baisse de la monnaie commune permet d’augmenter ses exportations hors zone euro. De plus, ce pays peut financer ses propres déficits à meilleur compte. La crise et la fuite vers la qualité qu’elle engendre permet aux obligations allemandes de se placer avec un taux d’intérêt réduit.

    Si, à terme, l’Allemagne donne l’impression qu’elle scie la branche sur laquelle elle est assise, c’est qu’elle a décidé de changer de branche et veut s’intégrer dans un ensemble plus large : le grand marché transatlantique. La « construction européenne » est à la croisée des chemins. Jusqu’à présent, elle a permis un développement permanent de l’Allemagne. Ce processus ne peut plus continuer selon les mêmes modalités. L’UE ne peut sortir de la crise sans mettre en place un gouvernement économique gérant une politique économique commune, une harmonisation du développement et, pour cela, assurer des transferts financiers conséquents vers les pays et régions défavorisées. Cette gestion politique est en complète opposition avec le simple Pacte de stabilité promu par l’Allemagne. La politique budgétaire de diminution accélérée des déficits, réimposée au nom de ce pacte, va se faire au détriment du pouvoir d’achat des populations et ne peut se réaliser sans une récession économique. La zone euro ne peut plus être le débouché privilégié des exportations allemandes. L’Allemagne a fait son choix : celui du grand marché transatlantique et du marché mondial.

    Une mise sous la tutelle du FMI

    Au lieu de restructurer la dette des pays défaillants, l’Europe a mis sur pied deux fonds d’intervention. L’Eurogroupe, formé par les ministres des finances de la zone euro, a développé un mécanisme inédit de 750 milliards d’euros de prêts et de garanties, afin de venir en aide aux pays de la zone euro qui auraient des difficultés à emprunter sur les marchés financiers. Le dispositif prévoit 60 milliards de prêts européens gagés sur le budget de l’Union européenne, 440 milliards d’euros de garanties apportées par les pays membres de la zone euro, ainsi que 250 milliards d’euros de prêt du FMI, soit un total de 750 milliards (7). Ce dispositif de secours est prévu pour une durée de trois années.

    Alors qu’il n’y avait aucune impossibilité financière à assumer l’entièreté du fonds, l’Eurogroupe choisit de se lier les mains avec le FMI, dans lequel les USA ont la majorité des droits de vote. Ce dispositif de servitude volontaire reproduit, en l’amplifiant, le schéma déjà construit pour venir en aide à la Grèce. Ce dernier programme est d’un montant de 110 milliards d’euros, dont 30 en provenance du FMI.

    Que signifie la volonté du Conseil européen d’arrimer au FMI la procédure mise en place pour venir en aide aux pays de la zone euro ? Si on regarde les recettes appliquées par cette institution internationale aux pays auxquels il a accordé des prêts, le mode opératoire est immuable : imposer une baisse du salaire direct et indirect, la privatisation des services publics et la suppression des politiques sociales. La politique du FMI a toujours conduit à un appauvrissement important des populations (8).

    En cas de dépression ou même de stagnation économique, la « politique de consolidation des dépenses publique » est vouée à l’échec. Les 750 milliards prévus d’aide serviront à rembourser les banques au détriment du pouvoir d’achat du contribuable et ce versement aux institutions financières augmentera d’autant la récession. Ainsi, mise sous tutelle du FMI et création de fonds d’aide aux banques sont deux aspects complémentaires d’une même politique. Il s’agit de procéder à une importante redistribution des revenus en faveur des entreprises financières.

    Quel avenir pour l’Union européenne ?

    Une telle opération contre les revenus des populations nécessite de neutraliser tout processus de décision au niveau des Etats nationaux, une structure dans laquelle les citoyens gardent quelques moyens de défense et cela au profit des mécanismes de marché, placés complètement hors de portée de toute pression politique. La question est de savoir quel rôle vont jouer les institutions européennes dans ce processus de mise sous dépendance des marchés financiers ?

    Une première réponse se trouve dans l’accord selon lequel les budgets des Etats de la zone euro seront mis sous tutelle d’un organisme composé de la Commission, de la Banque centrale européenne et le l’Eurogroupe.

    Les pays qui n’arriveront pas à ramener leur dette a moins de 60 % du PIB seront amendés par Bruxelles. Ce texte envisage la possibilité de sanctions même lorsque la limite actuelle de 3 % du PIB, fixée par le Pacte de stabilité, n’est pas encore dépassée. L’idée serait de pouvoir déclencher des procédures, pour déficit excessif, pour les pays dont la dette ne recule pas suffisamment (9). Ensuite, une modification des traités n’est pas exclue, afin de permettre la suspension des droits de vote lors des réunions ministérielles.

    Le modèle allemand, faire inscrire, dans la Constitution, le principe de l’équilibre budgétaire, soutenu également par la France, est appelé à se généraliser. Cela supprimerait toute possibilité, déjà actuellement très faible, d’initiative budgétaire. Les Etats membres seraient, vis-à-vis de l’Union européenne, comme les Etats fédérés étasuniens vis à vis de leur Etat fédéral. Cependant, il ne faut pas se tromper, il ne s’agit pas là d’un renforcement de la construction européenne, mais, au contraire, de la dissolution de toute possibilité d’initiative politique afin de conforter la toute puissance des marchés.

    La construction européenne a été imposée par les Etats-Unis qui, après la guerre, en ont fait une condition d’octroi des aides du Plan Marshall (10). Elle a été réalisée autour de l’Allemagne, dont les intérêts immédiats étaient complémentaires de ceux des USA. L’attaque contre l’euro et l’opération de démantèlement de l’Union européenne résultent aussi d’une offensive lancée par les USA et est également relayée par la première économie de l’ancien continent, ainsi que par les institutions de l’UE. La Commission et le Conseil confirment ainsi leur participation à la décomposition de l’Union et à son intégration dans une nouvelle structure politique et économique transatlantique sous direction US, un rôle déjà joué à travers les négociations des accords sur le transfert des données personnelles des citoyens européens vers les USA (11) et les tractations ayant pour objet la création d’un grand marché regroupant les deux continents. La mise sous la tutelle du FMI de la gouvernance économique européenne représente une étape supplémentaire dans la dissolution de toute capacité d’initiative des pays membres de l’UE et une phase de transition pour leur intégration dans un ensemble transatlantique. L’euro sera maintenu comme une simple coquille vide. La suppression de la monnaie commune ne peut convenir, ni à l’Allemagne, dont le retour à un mark valorisé comme monnaie refuge serait suicidaire pour son économie (12), ni aux Etats-Unis qui n’ont aucun intérêt à étendre la souveraineté de leur monnaie et l’usage des privilèges qui y sont attachés.

    [1] Paul Seabright, « Ce sont les banques que l’on sauve, pas la Grèce », Le Monde, le 17 mai 2010.

    [2] Déclaration de Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat français, in « Grèce : le rôle des agences en question », AFP, le 28 avril 2010.

    [3] « Les flux financiers et la pérennité du dollar », Economie et crise aux USA-Blog Le Monde.fr, le 19 avril 2010.

    [4] « Le G 20 : une hiérarchisation des marchés financiers », et « Lutte contre la fraude fiscale ou main mise sur le système financier international ? », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, les 9 avril et 3 mars 2009

    [5] « Le futur grand marché transatlantique », Réseau Voltaire, par Jean-Claude Paye, le 4 février 2009.

    [6] Michel Aglietta, « La longue crise de l’Europe », Le Monde, le 17 mai 2010.

    [7] « La zone euro met en place son fonds de secours historique », AFP, le 7 juin 2010.

    [8] Raphaël Massi, « Le FMI attaque », International Nieuws Agoravox, le 13 juin 2010.

    [9] Guillaume Errard, « Déficits : Bruxelles devra valider les budgets nationaux », Le Figaro.fr, le 6 juin 2010.

    [10] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004. et « L’histoire du Bilderberg racontée à Y. Calvi et J.F. Khan », par Laurence Kalafatides, Oulala.net, le 20 mai 2008,

    [11] « Affaire Swift : un nouvel abandon de la souveraineté européenne », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, le 20 décembre 2009.

    [12] Jean-Michel Vernochet, « Euro : l’hypothèse du pire », Réseau Voltaire, le 18 mai 2010.


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  • La CIA recrute dans les banlieues françaises : pourquoi ?
     
    "La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. [...] Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, …
    citation de François Mitterrand
     
     
     
    Ne soyons pas naïfs, cette initiative américaine sur notre sol ne procède nullement d’une volonté d’apaisement et de réconciliation du vieux peuple français avec ses futures « élites » immigrées, au contraire c’est une stratégie d’affrontement violent qui est visée, pour s’en convaincre il suffit de remarquer qu’ils ne recrutent pas exactement des Bisounours dans nos cités ainsi parmi les personnes recrutées Rokhaya Diallo, présidente des Indivisibles et co-signataire d’une tribune absolument scandaleuse dans Libération prenant fait et cause pour les inculpés au procès des émeutes de Villiers le Bel, dur, dur .. (voir Rokhaya Diallo face à Robert Ménard sur AgoraVox TV)
     
    Ils savent pertinemment qu’avec de telles recrues, ils plantent une belle épine dans le pied du « vieux » peuple français !
     

     
    Encore beaucoup plus instructif est ce reportage diffusé sur Canal + le dimanche 13 juin
    dans l’émission « la Grande Histoire », quoique assez brève cette vidéo extrêmement riche mérite grandement d’être étudiée, vidéo visible sur le lien suivant.
     
     
     
    J’en commente les passages principaux, attention temps décompté en sens inverse ! (et qq. sec. de pub en russe)
    - 12’30 Anne Sophie Lapix, nous annonce la couleur (1)
    - 11’58 de jeunes militants étiquetés « diversité »
    - 11’11 campagne gagnante à l’américaine
    - 10’00 « élites » françaises de la diversité sont suivies de très près par l’ambassade américaine
    - 9’45 Reda Didi invité aux Etats Unis pour un voyage d’études
    - 9’40 Nicolas Sarkozy et François Fillon ont (jadis) bénéficié des mêmes mesures (2)
    - 7’55 Charles Revkin ambassadeur US en visite à Bondy (et à la Courneuve)
    - 7’05 stratégie consiste à identifier les leaders musulmans, problématique centrale
    - 6’35 en novembre 2009 réunion animée par Howard Dean, conseiller démocrate (3)
    - 6’00 Reda Didi sourit malicieusement au discours provocant de l’élu américain
    - 5’25 Karen Finney « en France il faudra repenser la définition du mot République » ! (4)
    - 4’50 arrivée de Ségolène Royal sur le plateau de Canal +
    - 4’44 commentaire de Ségolène Royal « c’est en effet une très bonne démarche » (5)
    - 4’10 Ségolène Royal « je crois plus que jamais à la France métissée »
    après bla-bla socialiste sur l’élection présidentielle, sans intérêt.
     
    par Hieronymus samedi 3 juillet 2010
     
    video liée : Métissage à la carte

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  • Il n’y a pas et il n’y aura pas de reprise économique

    Par Clovis Casadue

    Alors que le G20 de Toronto n’a servi à rien, sinon à enterrer l’idée d’une taxe bancaire internationale, une troisième phase de la crise se profile, sur fond de bruits de bottes en Iran.

    flash

    Un G20 inutile de plus, avec son lot de promesses qui ne seront pas tenues, et l’abandon définitif de l’idée d’une taxe bancaire internationale, puisqu’elle est laissée au “libre arbitre des États” qui voudront bien s’en accommoder. C’est-à-dire à peu près personne, ou alors de manière symbolique, comme les États-Unis qui, dans le cadre de leur nouvelle réforme financière, vont instaurer une taxe sur les institutions bancaires qui devrait rapporter… 19 milliards de dollars. Une somme bien maigre en regard de ce que les contribuables ont dû payer depuis 2008.

    Mais ces derniers n’ont pas fini d’en baver, car une troisième phase de la crise se profile, qui sera d’une violence extrême, puisque les finances publiques sont détruites et l’économie mondiale moribonde.

    C’est la banque nationale suisse (BNS) qui tire la sonnette d’alarme (1), car les premiers symptômes d’emballement sont d’ores et déjà perceptibles. Dans son « Rapport sur la stabilité financière », publié le 17 juin dernier, la BNS n’y va pas par quatre chemins : la discipline à laquelle les banques s’étaient astreintes dans l’attribution de leurs crédits hypothécaires depuis la crise commence à s’étioler, estime-t-elle.

    Il n’y a certes pas encore péril en la demeure, mais la situation pourrait rapidement dégénérer si l’économie devait replonger en récession, provoquant, comme il y a deux ans, une réaction en chaîne sur tous les pans de l’économie mondiale.

    « Sub-subprimes »

    Depuis le début de la crise en 2008, l’administration américaine a soutenu le marché immobilier sinistré en rachetant pour 1 425milliards de dollars d’actifs pourris. Pour cela, il aura fallu accorder des crédits d’impôts à hauteur de 8 000 milliards de dollars aux ménages américains qui, de fait, sont insolvables et faire tourner la « planche à billets », surévaluant ainsi le dollar de 35 fois sa valeur réelle. Ces 8 000 milliards d’impôts sont arrivés à terme en avril et en mai dernier. Ils ont été en partie couverts par les crédits hypothécaires d’emprunteurs insolvables, dit NINJA (No Income, No Job, NoAsset : sans revenu, sans emploi, sans garanties) ou en train de le devenir, pris en charge par FannieMae, FreddieMac et GinnieMae, qui couvrent la totalité des crédits hypothécaires privés aux États-Unis, garantis à 100 % par le gouvernement depuis 2009. L’administration américaine a donc mis une couche de subprimes sur les anciens ou nouveaux subprimes, ce que nous pourrions appeler les « sub-subprimes ».

    Barack Obama a donc fait pire que l’ancien Directeur de la Fed, Alan Greenspan, et Georges Bush réunis. Cette troisième phase de la crise ne devrait plus tarder à se faire sentir. Ce n’est qu’une question de semaines.

    Il n’y a pas et il n’y aura pas de reprise

    Pendant trente ans, les États-Unis se sont permis de produire de la dette et de la vendre sur la planète qui en avait fait un objet de spéculation. Ce cycle létal est terminé, et la dette américaine ne vaut définitivement plus rien. En attendant, le niveau de consommation s’écroule, de même que la production. Les États-Unis ont perdu presque 12 millions d’emplois depuis 2007. Les chiffres réels du chômage doivent avoisiner les 18 ou 20 %, raison pour laquelle 52 sénateurs ont récemment voté contre un élargissement de l’allocation chômage, alors qu’il est le plus important depuis 1930.

    Le 7 juin 2010, l’Allemagne a lancé son plus grand plan d’austérité depuis 1945. 80 milliards d’euros devraient être économisés d’ici 2014, et ce sont principalement les chômeurs et les familles percevant des allocations familiales qui seront touchés.

    Pour assainir les finances des États,le FMI exige d’eux de rendre plus flexible le marché du travail et de réduire les aides au chômage pour y parvenir. En France, contrairement à ce qu’affirmait le Premier ministre François Fillon sur France télévision il y a quelques jours, la situation de la dette gouvernementale reste très tendue, et l’on peut s’attendre chaque matin à une dégradation de la note de la dette publique du pays par les agences de notation.

    Bruits de bottes en Iran

    Alors que la semaine dernière nous apprenions qu’une armada de navires de guerre américains et israéliens franchissait le Canal de Suez, puis prenaient la direction de la mer Rouge (2) – itinéraire le plus direct vers le Golfe persique depuis la Méditerranée – au moment où nous rédigeons ces lignes, Téhéran vient d’envoyer à sa frontière Nord des unités des Gardiens de la révolution afin de contrer “une attaque” (3).

    La banqueroute des États-Unis serait-elle de nature à provoquer un nouveau conflit au Moyen-Orient ? Pour faire diversion ou pour s’emparer des fabuleuses réserves d’hydrocarbures de l’Iran ? Dans l’immédiat, si cette guerre éclate et, par extension, cause la fermeture du détroit d’Ormuz où transitent 30 % des exportations mondiales de pétrole, c’est toute l’économie mondiale qui sera mise à genoux. Pour le seul bénéfice des États-Unis ?

    Clovis CASADUE, pour la revue FLASH


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  • D’Hiroshima au 11 Septembre 2001 : Choisis la Pilule Rouge !

    Ce court documentaire de Danny Fernandes Cunha, jeune québecois de Montréal, est un résumé de soixante années d’histoire.

     
    Du bombardement nucléaire à la fin de la 2nde Guerre Mondiale, sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945, en passant par les coups d’État menés par la CIA à travers le monde (Iran, Chili, Guatemala,etc...) ainsi que les tentatives ratées comme celle de la Baie des Cochons à Cuba, l’assassinat de John F. Kennedy, l’affaire "Iran-Contra", en terminant sur les événements du 11 Septembre 2001 et sur le combat mené par le Mouvement pour la Vérité, Danny Fernandes Cunha retrace ici à travers ce court documentaire, l’Histoire non-officielle des Etats-Unis d’Amérique.

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  • Quand les Google cars aspirent le wifi

    G.H.

    Les Google Cars, ces voitures équipées d’appareils photo panoramiques pour cartographier Street View, sont également dotées de capteur wifi. C’est ce qu’a découvert, «horrifié», Peter Shaar, commissaire fédéral de la Protection des données, l’équivalent allemand de la Cnil.


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  • Que cache l’US Air Force en lançant sa navette spatiale sans équipage ?

     

     

    Sans nul doute, la prochaine guerre sera spatiale...

     
     La navette sans équipage X-37B a été lancée jeudi soir par l’US Air Force, depuis Cape Canaveral en Floride, grâce à une fusée Atlas V.
    La durée et la finalité du vol en orbite ont été tenues secrètes par l’armée américaine.
     
    Cette navette miniature (8,90 m de long) construite par Boeing évolue de façon automatique à une altitude opérationnelle située entre 200 et 925 km et peut rester en orbite pendant 270 jours (seulement 16 jours pour sa "grande soeur" avec équipage). 
     
    Le secret autour de ce programme - le coût de la mise au point du X-37B n’est pas divulgué par le Pentagone - suscite de nombreuses interrogations. Pour certains, il est envisageable que cette navette serve à mettre "discrètement" en orbite de petits satellites militaires. L’hypothèse "guerre des étoiles" voue le X-37B à un rôle plus destructeur, par l’intermédiaire de systèmes d’armes laser. 
     
    Il est également question d’un autre lancement spatial (par une fusée Minotaur IV sur la base de Vandenberg) passé plus inaperçu : " It was carrying the prototype of a new weapon that can hit any target around the world in less than an hour. " (il portait le prototype d’une nouvelle arme capable de frapper une cible n’importe où dans le monde en moins d’une heure). 
     
    Si The Times dit vrai, le proche espace pourrait bientôt abriter des armes redoutables, et devenir ainsi un énième champ de bataille où l’homme perpétuera ses délires guerriers...

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