• Hollande, Président à pâte molle…

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    Journaliste, écrivain.
    Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.

    En termes d’impopularité sondagière, ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy avaient mis la barre très haut ; ou très bas, c’est selon. Mais là, avec seulement 36 % de Français satisfaits, à en croire Le Figaro magazine de ce 1er novembre, François Hollande est en train de nous jouer Vingt mille lieues sous les mers après seulement six mois d’exercice du pouvoir.

    Est-ce histoire de faire semblant de reprendre la main dans un jeu qui semble lui échapper un peu plus chaque jour, qu’il a accordé un de ces entretiens qui se voudraient historiques au Monde ? Possible. Que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses espérances ? Certain. Ainsi nous apprend-t-il « qu’exercer le pouvoir, c’est très dur », car « il n’y a plus aucune indulgence, aucun respect. Je le savais. » Pauvre petit bouchon… C’est dur de gouverner ? Sans blague… Parce que pour Louis XIV ou Napoléon, c’était comme une partie de 421 ?

    En fait, et ce hormis les aléas d’une crise financière mondiale dont il n’est pas plus responsable que Nicolas Sarkozy, le principal problème de François Hollande est que le costume de monarque républicain, héritage de la Cinquième, paraît être taillé un peu trop grand pour lui ; ce qui, notons-le, était déjà le cas de son prédécesseur. Certes, il a été un brillant Premier secrétaire du Parti socialiste. As du compromis et roi de la synthèse, insurpassable dans l’art de mettre tout le monde à peu près d’accord tout en ne déplaisant à personne. Mais Président de la République, ce n’est pas être un directeur des ressources humaines. C’est savoir trancher ; bref, gouverner.

    Autre handicap d’ordre psychologique, ce besoin de se dire « normal »… Mais un homme qui passe son temps à affirmer sa « normalité », est-ce bien normal ? Un peu comme ces fous qui vous assènent en permanence qu’ils ne le sont pas. Résultat, afin d’en rajouter sur sa « normalitude », il convoque tous les photographes pour montrer à quel point il est « normal », vu qu’il prend le train comme tous les gens « normaux » ; ce, même si le train en question est suivi par l’hélicoptère des services de sécurité élyséen. Ça, pour le coup, c’est normal : il ne va tout de même pas faire du stop pour s’en aller à Brégançon avec sa « bibiche »

    À propos de « bibiche », justement, à force vouloir faire du Sarkozy à l’envers, il en vient à surenchérir dans le sarkozysme conjugal, incapable de gérer les humeurs de sa concubine. Tout cela n’est évidemment que symbolique. Mais la politique, ce sont aussi et surtout des symboles. Personne ne pourra lui en vouloir de n’être parvenu à éradiquer crise et chômage ; mais de ne pas savoir se tenir, si. Du coup, un autre sondage publié par le même Figaro magazine donne à Marine Le Pen une cote d’avenir de 28 %, faisant d’elle la neuvième personnalité préférée des Français. À bout de souffle, l’UMPS ?

    Nicolas Gauthier, le 2 novembre 2012

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