• Le risque politique américain pèse sur les marchés

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    <time datetime="2013-09-30T09:44" pubdate="">30/09/13 à 09:44 </time><time datetime="2013-09-30T09:44" pubdate=""></time>- Investir.fr 

    Les deux chambres du Congrès doivent s’entendre sur l’adoption du budget et le relèvement du plafond de la dette. La radicalisation des républicains rend l’exercice difficile. Les enjeux sont colossaux.

    <figure style="position: relative; padding: 0px; margin: 0px 0px 10px;"> Jack Lew, secrétaire général au Trésor | Crédits photo : United States Government Work <figcaption style="position: relative; padding: 0px; margin: 0px; font-family: sueca-regularitalic; color: rgb(109, 109, 109);">Jack Lew, secrétaire général au Trésor | Crédits photo : United States Government Work</figcaption></figure>

    A peine l’incertitude monétaire est-elle levée outre-Atlantique que c’est au tour des préoccupations budgétaires de venir perturber les marchés. Après avoir atteint des sommets historiques, le 19 septembre, après la décision de la Réserve fédéralede ne pas réduire ses achats de titres pour stimuler l’économie, les indices S&P 500 et Dow Jones n’ont fait qu’enchaîner les séances dans le rouge.

    Et pour cause : deux événements peuvent potentiellement mettre un frein à l’embellie de la première économie mondiale. Par ordre chronologique, figure en premier lieu l’échéance du 1er octobre, date du début de l’année fiscale aux Etats-Unis. Si aucun accord n’est trouvé d’ici à ce soir entre les deux chambres du Congrès sur l’adoption du budget 2013-2014, un certain nombre de services publics seront brutalement arrêtés, et des centaines de milliers de fonctionnaires se verront mis à pied.

    De plus en plus radicaux, désireux de faire preuve de fermeté à l’égard d’Obama à l’approche des élections midterm de l’année prochaine, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, ont voté un budget temporaire courant jusqu’au 15 décembre. Mais le texte supprime la partie consacrée à la réforme phare d’Obama sur le système de santé, dite Obamacare. Une condition que le président a d’ores et déjà rejetée, laissant au Sénat, à majorité démocrate, le soin d’y opposer son refus.

    « Obamacare »

    En cas d’échec des négociations, l’arrêt des fonctions publiques considérées comme « non essentielles », comme cela fut le cas fin 1995 pour quatre semaines, coûtera à l’économie américaine environ 0,1?point de pourcentage par semaine. « Ce qui est en ligne avec l’estimation du CBO (Congressional budget office), de 0,5 point de pourcentage de croissance perdu lors du gel des services publics fin 1995 », indique Barclays. Dès lors, une interruption de courte durée serait sans grande incidence pour l’économie et les marchés. Seule une impasse politique prolongée, qui n’est pas à exclure, serait lourde de conséquences.

    En revanche, si aucun accord n’était trouvé sur le relèvement du plafond de la dette le mois prochain, l’impact serait autrement plus important. C’est le deuxième psychodrame que redoutent aujourd’hui les marchés. Les républicains imposent de la même façon une série de conditions au relèvement du plafond de la dette, comme des baisses de dépenses publiques et une refonte du système fiscal. Même le secrétaire au Trésor américain, Jacob Lew, ne cache plus sa préoccupation. Dans une lettre adressée aux dirigeants du Congrès, il a prévenu, cette semaine, que les mesures exceptionnelles utilisées par le gouvernement américain pour éviter le défaut de paiement seraient épuisées le 17 octobre.

    Une menace plus lourde

    Le plafond de la dette, de 16.700 milliards de dollars (12.300 milliards d’euros), a été atteint en mai dernier, et, depuis, des mesures exceptionnelles ont été adoptées pour éviter à l’Etat de ne plus être en mesure d’honorer ses factures.

    Les réductions de dépenses immédiates s’élèveraient alors à 4 % du PIB. Et même ces réductions de coûts n’empêcheraient pas un défaut de paiement, puisque le Trésor ne ­considère pas qu’il doit faire du règlement des intérêts une priorité par rapport à ses autres obligations. Un défaut de paiement entraînerait une crise de confiance sur la signature des Etats-Unis et une envolée immédiate du coût du crédit.

    Plusieurs publications macroéconomiques sont venues ajouter au ­climat incertain, cette semaine. Le marché immobilier américain, dont l’effondrement, en 2006, est à l’origine de la crise des subprimes, dont l’économie mondiale ne s’est toujours pas relevée, manque de dynamisme. De son côté, le rapport sur les commandes de biens durables du mois d’août était mitigé, faisant ressortir, notamment, l’impact des restrictions budgétaires sur les commandes d’avions militaires.

    Quelle que soit l’issue des deux problématiques budgétaires, le recul graduel des dépenses de l’Etat continue en effet de peser sur l’économie américaine. Heureusement, la probabilité de voir se renforcer l’austérité lors de l’élaboration de ce nouveau budget est assez faible, et le dynamisme de l’économie américaine semble suffisant pour absorber ces coupes budgétaires.

    Caroline Mignon


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