• Les affairistes du Barreau

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    Consultant international.
    Victime d’une erreur judiciaire retentissante, il a fondé l’association Action Justice

    Lorsque tu reluques les honoraires libres des affairistes du Barreau, tu te morfles un coup de grisou. Tu piges vite fait comment ils ont pu douiller leur cabinet en bord de Seine, avec des chiottes plus grands que ta salle à manger ! Les biftons, ils les empilent par centaines de milliers avec un bonus à ouf, manière de molletonner leur dessous de robe noire, surmontée d’une espèce de fourragère en fausse hermine mais en vraie peau de lapin. C’est simple, tu leur dis simplement bonjour et t’es déjà enchroumé d’un sac, avec un petit noir à la caféine gratos, j’en conviens. Déjà ton larfeuille sanglote, défenestré.

    Les maîtres en question se cramponnent à tous les poils comme des morbacs en rut, genre secte gloutonne, sélectionnée à la particule atavique. Donc, ces fils de leurs pères vont au prétoire comme tu vas à ta banque. A la différence près que toi, souvent, tu balises avec ton compte à bascule. Ampoulés, ils s’avancent à pas mouchetés, rythmant la déferlante de leurs bobards châtiés pour défendre les intérêts des Rois payeurs, un monde de chanstiqueurs de la finance, de pollueurs de sable fin, d’escrocs assassins… Il n’y a que des gros profits et comme au poker, ils pratiquent la taille. Quant aux victimes venues en groupe, avec leurs plaies à vif et en fauteuils roulants, elles seront priées d’aller se faire miser, et plus si affinité, parce que le baveux ne va pas hésiter à les embourber dans une marée merdâtre !

    Tu assistes à une seule de ces pantalonnades et tu vas au refil. T’as pas envie de respecter le maître mais de lui en mettre plein sa tronche de pudding embaumé ! Bise à l’envers quoi. Quand tu vois que des avocats de cet acabit et des magistrats, dits de renoms, confis à l’intégrité ci-devant, qui vont jouer au club privé des justiciers pour refiler ci-derrière, contre 300 000 euros à la pièce bien montée, quelques 45 millions au surnommé Nanard, rien qu’en dommage moral pour ce chérubin, tu te dis que le quadrille est superbe, cadencé au solfège de la sempiternelle valse des deniers du contribuable.

    Et puis il y a, juste à côté, ces toisés par leurs « paires » qui n’en ont pas, s’excusant presque de côtoyer ces sapins de Noël aux breloques pendouillantes, du ruban rouge aux guerres à venir. Pourtant, ces besogneux des Codes sont des acharnés de la défense, ils vont éclater leurs plaidoiries, à se faire niquer par le proc qui veille à la bienséance feutrée. Ces Comtes à découverts, maîtres de la bourse plate, s’éreintent dans la désignation d’office et les quatre tunes d’assistance judiciaire. Leurs cabinets sont bordéliques, empestent la poussière de l’année dernière parce qu’ils sont toujours en rade de femme de ménage et ils ne sont pas plus grands que ton chiotte, avec vue imprenable sur une décharge publique. Ils ne font pas dans la connivence, ils le payent chaud, mais ils sont des Hommes debout qui défendent tes droits, et non celui de te taire. Honneur en plus. « Ils sont pas des milliers et pourtant ils existent. »

    Roland Agret, le 9 novembre 2012

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