• les vaches nourries aux résidus de bonbons !

    Même s’il a fort peu de chances d’aboutir dans le contexte actuel, le TTIP (Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement) en négociation avec les États-Unis a au moins mis en évidence un souci majeur de ce côté de l’Atlantique : la crainte d’une sérieuse baisse des normes, et l’arrivée des OGM et de la viande aux hormones sur le marché européen. Entre autres. Mais pas que…

    L’Union européenne et les États-Unis qui discutent depuis plus d’un an tentent d’harmoniser des réglementations dont la « philosophie » paraît bien incompatible. Comme le soulignait auprès de l’AFP le représentant de BUND (association allemande de défense de l’environnement) au dernier Salon de l’agriculture : « À l’heure actuelle, il est possible [en Europe] d’inciter les agriculteurs à élever leurs bêtes dans de bonnes conditions, et à produire pour le marché local, mais si cet accord de libre-échange voit le jour, nous serons soumis aux règles du marché mondial, et le marché mondial se préoccupe peu de protection de l’environnement et des animaux. » En termes concrets :« Pour rester dans la course sur le marché de la viande, il faudra encore plus d’investissements dans des élevages géants. »

    Dans cette perspective qui finira sans doute, hélas, par devenir réalité, installant dans les campagnes européennes des usines à bestiaux de plusieurs milliers de têtes de bétail, il est intéressant de savoir dans quel sens évoluent les éleveurs américains.

    Le site Santé Nature Innovation nous faisait part récemment de la dernière trouvaille, celle qui promet comme toujours de produire plus en dépensant moins. Un procédé miracle comme autrefois la farine de poisson pour nourrir les herbivores qui nous valut le désastre de la « vache folle ».

    Voici donc ce que nous explique Jean-Marc Dupuis : depuis qu’une partie importante de la production de maïs des États-Unis sert à faire du carburant bio, le prix a tellement grimpé que « les éleveurs sont partis sur d’autres “solutions” pour nourrir leurs bestiaux ». Moins cher, donc, que le maïs, « les rebuts de fabriques de bonbons et de chocolats ». Un miracle, disent certains. Grâce à ces résidus de « gommes, sucettes, marshmallows, morceaux de bonbons et de chocolat en tout genre [qui] sont mélangés au fourrage des vaches », l’un se vante d’avoir vu sa production de lait grimper en flèche : « En donnant des bonbons à mes vaches, j’ai réussi à augmenter leur production de lait de 1,5 litre par jour. »

    Et avec la pâte à tartiner goût noisette, ça ne serait pas mieux ? Dans un pays qui compte déjà 30 % d’obèses dans sa population, on gonfle maintenant les animaux d’élevage avec du sucre !


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