• Lyon : un avocat radié du barreau pour antisémitisme

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    Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-10-16T17:45" itemprop="datePublished" pubdate="" style="margin: 0px; padding: 0px; vertical-align: top;">16/10/2013 à 17:45</time>

    Un avocat avait demandé la récusation d'un magistrat en raison de son nom à consonance juive. Une pratique condamnée par le barreau.

     
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    Un avocat, Me Alexis Dubruel, a été radié mercredi du barreau de Lyon pour avoir demandé la récusation d'un magistrat en raison de son patronyme à consonance juive, une démarche condamnée par ses pairs. Le conseil régional de discipline a suivi les réquisitions du bâtonnier de Lyon, Philippe Meysonnier, et de l'avocate générale Jacqueline Dufournet, a-t-on appris auprès du bâtonnier et de la défense. Me Dubruel a immédiatement décidé de faire appel, a précisé à son avocat, Dominique Inchauspé. La sanction, dont l'exécution est suspendue en attendant l'appel, est à ses yeux "disproportionnée".

    L'affaire, qui a suscité une vive émotion dans la justice lyonnaise, a commencé par un banal conflit autour d'une fillette. La grand-mère, défendue par Me Dubruel, avait attaqué la mère en correctionnelle mi-2012 en l'accusant de ne pas respecter son droit de visite. Siégeant comme juge unique, Albert Lévy avait renvoyé sa décision sur d'éventuelles sanctions au mois de décembre, "de manière classique", pour tenter "d'amorcer" ce droit de visite, avait rappelé Mme Dufournet à l'audience, le 18 septembre.

    Mais Me Dubruel, révolté par ce renvoi, avait demandé en octobre la récusation du magistrat, mettant en cause son impartialité dans ce dossier "où le père de la prévenue s'appelle Moïse". Il avait joint à sa requête les pages Wikipédia de "Moïse" et "Lévy". "Il y a lieu de s'en tenir à de simples constatations patronymiques et prénonymiques", écrivait l'avocat. Niant toute motivation antisémite, à l'audience, il a expliqué avoir soupçonné une "coloration communautariste" dans l'attitude d'Albert Lévy. Défendant Me Dubruel, Dominique Inchauspé avait réclamé "la mansuétude" du Conseil de l'ordre, affirmant que son client avait "surréagi", de façon "un peu irrationnelle", dans un dossier qui l'occupait depuis plusieurs années.

     

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