• Mistral perdant

    «Nous sommes au courant de la pression que nos partenaires américains exercent sur la France pour qu'elle renonce à la livraison des Mistral en Russie» a déclaré hier le président russe Vladimir Poutine. Au lendemain de la décision de la Justice américaine d'infliger une amende record de plus de six milliards d'euros à BNP-Paribas – pour avoir réalisé des opérations en dollars avec des pays sous embargo économique – la décision n'est bien sûr pas passée inaperçue.

     

    Selon le maître du Kremlin, si la France renonçait à livrer les navires de guerre à la Russie, «les sanctions sur les banques seraient levées ou réduites».

    «Comment peut-on qualifier cela autrement que de chantage ?» s'est-il demandé dans une langue peu diplomatique. «Ce qu'on fait en ce moment aux banques françaises, cela ne provoque que de l'indignation en Europe et chez nous aussi», a-t-il insisté.

    La livraison, prévue à l'automne, de deux navires de guerre de type Mistral, suscite des tensions entre Paris et ses alliés. Le président américain Barack Obama avait exprimé son «inquiétude» sur le maintien de tels contrats au moment où la Russie «a violé la loi internationale» en rattachant à son territoire la péninsule ukrainienne de Crimée.

    Vladimir Poutine avait quant à lui mis la France en garde contre une annulation du contrat en soulignant que cela pourrait mettre en danger l'ensemble de la coopération militaire entre les deux pays.

     

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