• SYRIE : Les Etats-Unis ont financé en secret des groupes de l'opposition syrienne

    Les Etats-Unis ont financé en secret des groupes de l'opposition syrienne et une chaîne diffusant des programmes critiques à l'égard du régime du président Bachar al-Assad, a rapporté aujourd'hui le quotidien américain Washington Post.

    Citant des télégrammes diplomatiques diffusés par Wikileaks, le journal indique que la chaîne Barada TV, installée à Londres, a commencé à émettre en avril 2009 mais s'est étoffée pour couvrir la vague de protestations en Syrie. La Syrie est en proie depuis le 15 mars à une contestation inédite du régime du président Bachar al-Assad.

     

    L'opposition avait appelé à manifester hier à l'occasion du 65e anniversaire de l'indépendance du pays. Au moins quatre personnes ont été tuées par les forces de sécurité à Talbisseh, près de Homs (au centre du pays), au lendemain de la promesse du président syrien Bachar al-Assad d'abroger d'ici à une semaine la loi d'urgence, emblématique du régime.

    Selon le Washington Post, la chaîne Barada TV est proche du Mouvement pour la justice et le développement, un réseau d'opposants syriens exilés. Le Département d'Etat américain a financé ce mouvement à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006.

    Les Etats-Unis a commencé à financer des figures de l'opposition sous la présidence de George W. Bush quand ce dernier a rompu ses relations avec Damas en 2005. Les financements ont perduré avec le président Barack Obama, selon le Washington Post qui ne précise pas si ce financement est actif ces dernières semaines.

    Des diplomates américains cités dans les télégrammes proposent d'infléchir cette politique de financement de l'opposition. "Une refonte des programmes actuels de financement américain de factions, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Syrie, pourrait être productive", écrit un diplomate dans un télégramme.

    Télécharger l'article du Washington Post : U.S. secretly backed Syrian opposition groups, cables released by WikiLeaks show


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  • L'Egypte a décidé de revoir tous ses accords de fourniture de gaz, y compris avec Israël

    L'Egypte a décidé mercredi de revoir tous ses accords de fourniture de gaz, y compris avec Israël dont les achats conclus sous l'ex-président Hosni Moubarak étaient très critiqués par l'opposition.

    Le premier ministre Essam Charaf "a ordonné de réviser et de réexaminer les traités gaziers de l'Egypte avec l'ensemble des pays, y compris la Jordanie et Israël, pour le vendre à des prix justes qui réalisent les plus hauts revenus pour l'Egypte", a rapporté l'agence officielle Mena.

    D'après M. Charaf, la révision des accords pourrait rapporter "une hausse des recettes estimée à entre 3 et 4 milliards de dollars", un supplément appréciable alors que l'Egypte subit les contrecoups économiques de la révolte qui a renversé M. Moubarak en février.

    Le premier ministre recevra dès jeudi le ministre jordanien de l'Energie pour examiner cette question, selon un porte-parole de M. Charaf cité par la Mena.

    L'Egypte fournit 43% du gaz naturel utilisé en Israël, essentiellement pour des centrales électriques.

    En décembre dernier, quatre entreprises israéliennes avaient signé des accords d'achat de gaz égyptien sur une période de 20 ans pour un montant évalué entre cinq et dix milliards de dollars.

    Avec ces nouveaux contrats, le groupe israélo-égyptien East Mediterranean Gas (EMG), qui avait déjà passé une série de contrats avec des entreprises israéliennes depuis 2005, devait fournir à l'Etat hébreu un total de six milliards de m3 de gaz pour une valeur de 19 milliards de dollars.

    Ces contrats ont été très critiqués par l'opposition égyptienne, notamment islamiste, qui estime qu'ils ont été consentis à des prix trop bas et reviennent à une normalisation des relations avec l'Etat hébreu. Elle considère également comme illégales les fournitures à Israël car elles n'ont pas été approuvées par le Parlement.

    L'Egypte est le premier pays arabe à avoir conclu la paix avec l'Etat hébreu en 1979, un geste salué par la communauté internationale mais impopulaire au sein de la population égyptienne, très critique envers la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.


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  • El Baradeï : « Si Israël attaque Gaza, l’Égypte ripostera »

    Mohamed El Baradeï, candidat à l’élection présidentielle en Égypte, a déclaré : « Si je gagne aux présidentielles égyptiennes, je ferai ouvrir les passages frontaliers du pays avec la bande de Gaza ».

    Il a également précisé que s’il sortait victorieux de la présidentielle égyptienne, il procèderait au suivi de la « défense arabe commune », afin de pouvoir riposter fermement à toute offensive du régime sioniste contre la bande de Gaza.

    « Israël a occupé les territoires palestiniens. Il n’entreprend aucune démarche sérieuse dans le sens du processus de compromis puisqu’il n’y a pas, pour l’heure, dans la région ce qu’on appelle un équilibre des forces », a fait remarquer El Baradeï.

    L’élection présidentielle égyptienne aura lieu au mois d’octobre ou novembre de cette année.


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  • Le pétrole pourrait atteindre 300 dollars en cas de problèmes en Arabie saoudite

    Mis à jour le 05.04.11 à 10h44

    Les cours du brut pourraient atteindre 200 dollars voire 300 dollars le baril si l'Arabie saoudite venait à être touchée par une contestation de grande ampleur, a estimé mardi l'ancien ministre saoudien du pétrole, le cheikh Zaki Yamani.
                                       
    «Si quelque chose survient en Arabie saoudite, ça ira jusqu'à 200 à 300 dollars», a-t-il déclaré à Reuters. «Je ne m'attends pas à cela pour le moment, mais qui se serait attendu à la Tunisie?», a-t-il ajouté.

     


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  • L'administration américaine a invité les citoyens américains à quitter la Syrie...


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  • Israel publie une carte anticipant une nouvelle guerre contre le Liban

    Des responsables militaires israéliens ont fourni au Washington post une carte détaillant les soi-disant bunkers, caches d’armes et postes de surveillance du Hezbollah au Sud Liban.

    Selon cette carte, le Hezbollah possède au moins 550 bunkers, 300 postes d’observations et 100 autres installations.

    Les services de renseignement israéliens estiment que les 550 bunkers souterrains servent à stocker des armes en provenance de Syrie depuis la deuxième guerre contre le Liban en 2006.

    Il s’agirait, selon ces sources, de missiles de type Scud à petite portée ou des missiles de 302 mm, capables d’atteindre Tel-Aviv s’ils sont tirés depuis le Sud-Liban.

    Le Washington Post estime que les autorités israéliennes entendent par la divulgation de cette carte échapper aux condamnations internationales en cas d’attaques contre ces sites présumés.

    Citant un responsable de l’armée d’occupation, le Washington Post poursuit qu’ Israël veut montrer au monde que « le Hezbollah a transformé les villages en zones de guerre ».

    « Ces installations seraient implantées à proximité des écoles et des hôpitaux », conformément aux prétentions israéliennes.

    Le Hezbollah (parti chiite libanais), aurait construit un millier de "bunkers" dans le sud du Liban ainsi que des dépôts d'armes souterrains dans des zones civiles, selon des militaires israéliens.

    Selon une note établie par les militaires et adressée aujourd'hui aux ambassades d'Israël, le Hezbollah renforce ses activités en vue de fortifier la région frontalière avec Israël depuis la guerre de 2006.

    Les renseignements militaires estiment que depuis la guerre de juillet-août 2006 entre le Hezbollah et Israël, la formation chiite a "construit 550 bunkers [il serait nécessaire de savoir ce que cache architecturalement parlant l'utilisation, dans une guerre de l'information, du mot "bunker" par les israéliens, note de TB] dans le sud du Liban en plus de quelque 300 installations souterraines et une centaine de dépôts d'armes pouvant contenir des missiles, des roquettes et autres sortes de munitions", dit la note dont l'Agence France-Presse a obtenu une copie.

    "La plupart de ces installations sont situées près des hôpitaux, des maisons privées et des écoles", indique la note israélienne.


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  • Quatre Palestiniens tués par des tirs de mortier à Gaza

    publié le 22/03/2011 à 18:09 source

    L'armée israélienne a tiré mardi des obus de mortier sur un immeuble situé à l'est de la ville de Gaza, tuant trois jeunes Palestiniens ainsi que le propriétaire du bâtiment, a-t-on appris de source médicale.

    Le propriétaire se trouvait à l'intérieur tandis que les trois jeunes gens, de 12, 16 et 17 ans, jouaient au football à l'extérieur. Une douzaine d'autres Palestiniens, dont huit autres enfants, ont été blessés. Quatre sont dans un état jugé critique à l'hôpital Chifa de Gaza.

    Israël dit avoir riposté à des tirs de mortier d'activistes palestiniens sur son territoire et Tsahal a exprimé ses regrets pour les victimes civiles. "Apparemment, des gens non impliqués ont été touchés et l'armée le regrette."


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  • Syrie: des milliers de manifestants dispersés, un mort et 100 blessés

    DAMAS — Les forces de sécurité syriennes ont dispersé dimanche à tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles des milliers de manifestants dans la ville de Deraa faisant un mort et plus de 100 blessés, selon un témoin, la contestation semblant s'amplifier en Syrie.


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  • Bahreïn : Téhéran proteste contre l’arrivée des troupes saoudiennes

    L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Téhéran a été convoqué mardi au ministère iranien des Affaires étrangères pour fournir des explications sur l’arrivée à Bahreïn d’une force saoudienne appelée à rétablir l’ordre dans ce royaume du golfe Persique, a annoncé l’agence IRNA.

    Un contingent saoudien fort de plus de 1.000 hommes a pris position lundi à Bahreïn dans le cadre de la mission "Bouclier de la péninsule", mise en place par le Conseil de coopération du Golfe (CCG).

    Cette organisation régionale regroupe l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Sultanat Oman et le Koweït.

    En février dernier, les chiites, qui constituent 75% de la population de Bahreïn, ont lancé des actions de protestation contre la politique des autorités sunnites du pays. Les accrochages entre la police et les manifestants ont fait sept morts et des centaines de blessés.

    Selon IRNA, le responsable des pays du Golfe au ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abollahiyan, a dénoncé le geste de Riyad, soulignant que la présence des militaires saoudiens pouvait être considérée comme une intervention.

    En plus des troupes saoudiennes, Bahreïn a également accueilli lundi un contingent dépêché par les Emirats arabes unis.

    D’après les médias internationaux, Manama a annoncé avoir rappelé son ambassadeur à Téhéran en signe de protestation contre les critiques iraniennes sur le déploiement du "Bouclier de la péninsule".


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  • Loi martiale à Bahreïn, l'Iran dénonce les Saoudiens

    Près de la place de la Perle, épicentre des manifestations,à Manama. La loi martiale a été imposée mardi pour trois mois à Bahreïn, au lendemain de l'arrivée d'un millier de soldats saoudiens dans le petit royaume du Golfe en proie à une révolte de la majorité chiite contre la dynastie sunnite des Khalifa. /Photo prise le 15 mars 2011/REUTERS/Hamad I Mohammed
 (c) Reuters Près de la place de la Perle, épicentre des manifestations,à Manama. La loi martiale a été imposée mardi pour trois mois à Bahreïn, au lendemain de l'arrivée d'un millier de soldats saoudiens dans le petit royaume du Golfe en proie à une révolte de la majorité chiite contre la dynastie sunnite des Khalifa. /Photo prise le 15 mars 2011/REUTERS/Hamad I Mohammed (c) Reuters

    par Lin Noueihed et Frederik Richter

    MANAMA (Reuters) - La loi martiale a été imposée mardi pour trois mois à Bahreïn, au lendemain de l'arrivée d'un millier de soldats saoudiens dans le petit royaume du Golfe en proie à une révolte de la majorité chiite contre la dynastie sunnite des Khalifa.

    Cette intervention saoudienne, à la demande des autorités de Manama, a été vivement dénoncée par l'Iran, qui la juge "inacceptable". Bahreïn a rappelé son ambassadeur en poste à Téhéran.

    Les Etats-Unis, dont Bahreïn sert de base de la Ve Flotte de l'US Navy, ont pour leur part recommandé à leurs ressortissants de quitter le pays en raison des troubles.

    La télévision publique bahreïnie a annoncé que le roi avait "autorisé le commandant des forces de défense de Bahreïn à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du pays et des citoyens". On ignore le détail des mesures qui seront prises, notamment si un couvre-feu sera imposé.

    Mardi, de nouveaux affrontements entre manifestants et policiers ont fait un mort et plusieurs blessés dans la région de Sitra, a annoncé un député d'opposition.

    Lundi, un long convoi de soldats saoudiens est entré à Bahreïn en empruntant le pont-digue de 25 km qui relie l'Arabie saoudite et le royaume. Les Emirats arabes unis ont également décidé l'envoi de 500 policiers sur place.

    "La présence de forces étrangères et l'ingérence dans les affaires intérieures de Bahreïn sont inacceptables et ne feront que compliquer la situation", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehlmanparast.

    "Les gens ont des revendications légitimes et ils les expriment pacifiquement. Il importe de ne pas y répondre par la violence (...)", a-t-il ajouté.

    WASHINGTON DEMANDE AUX AMÉRICAINS DE PARTIR

    Manama a répliqué en dénonçant à son tour une "ingérence flagrante" de l'Iran dans ses affaires intérieures et a rappelé pour consultations son ambassadeur en poste à Téhéran.

    Les chiites, qui représentent plus de 60% de la population de Bahreïn, se disent victimes de discriminations de la part de la famille régnante sunnite des Khalifa, qui a fait appel au Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour l'aider à ramener le calme.

    Dimanche, les manifestants chiites avaient débordé les policiers et bloqué la grande artère menant au quartier financier de la capitale Manama, lors de heurts parmi les plus violents depuis le début de la contestation en février.

    Des violences intercommunautaires ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi. Un groupe armé s'en est pris à l'imprimerie du seul journal d'opposition, Al Wasat. Sunnites et chiites se sont rejeté la responsabilité des attaques menées par des bandes de jeunes.

    Les heurts à coups de barres de fer, de couteaux et de pierres sont devenus monnaie courante, jour après jour, et l'université de Bahreïn et de nombreuses écoles ont dû fermer leurs portes.

    Les barricades de métal et les tas de sable et de pierres obstruaient toujours mardi l'avenue menant au quartier financier de Manama.

    Près de la place de la Perle, épicentre des manifestations, des opposants, qui comparaient l'intervention saoudienne à une "occupation", contrôlaient les identités et laissaient passer certaines voitures.

    Signe d'un possible apaisement, des représentants de l'opposition disent avoir été reçus par le prince héritier afin de discuter de la façon de mettre en place un dialogue national. L'opposition reste quoi qu'il en soit divisée entre modérés et radicaux concernant l'avenir de la royauté.

    Le département d'Etat américain a recommandé aux Américains de différer tout voyage à Bahreïn et a conseillé à ses expatriés sur place de quitter le royaume.

    Avec Robin Pomeroy en Iran, Firouz Sedarat à Dubaï, Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser


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  • Arabie saoudite : La police tire sur des manifestants chiites

    Trois manifestants chiites ont été blessés jeudi à Al-Qatif, dans l'est à majorité chiite de l'Arabie saoudite, par des tirs de la police qui tentait de disperser un rassemblement demandant la libération de prisonniers.

    Les tirs sont intervenus alors qu'entre 600 et 800 chiites, dont des femmes, manifestaient à Al-Qatif pour demander la libération de neuf détenus chiites, a expliqué le témoin qui a requis l'anonymat.

    "Alors que la marche dans le coeur de la ville allait s'achever, des soldats ont commencé à tirer sur les manifestants, et trois d'entre eux ont été blessés", a ajouté le témoin.

    Les trois blessés, des hommes, ont été hospitalisés mais leurs blessures sont "modérées", a précisé cette source, selon qui les tirs ont duré environ 10 minutes et quelque 200 policiers étaient présents.

    Ces incidents surviennent à la veille d'une manifestation dont l'appel sur une page Facebook avait reçu mercredi le soutien de plus de 31.000 personnes.

    Les autorités saoudiennes ont rappelé à plusieurs reprises ces derniers jours que les manifestations étaient interdites dans le royaume et que la police était autorisée à intervenir pour faire respecter la loi.

    Arabie saoudite.jpg


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    Saudi Arabia's growing voices of discontent


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  • Israël pourrait demander une aide militaire supplémentaire

    Le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a déclaré mardi que l’Etat hébreu pourrait demander une aide militaire supplémentaire de 20 milliards de dollars (14 milliards d’euros) aux Etats-Unis pour faire face aux conséquences potentielles des révolutions arabes.

    S’exprimant dans le "Wall Street Journal", Ehoud Barak qualifie les mouvements de révolte en Tunisie, en Egypte, en Libye et dans les Etats du golfe arabo-persique de "tremblement de terre historique" "plutôt inspiré".

    Israël s’inquiète néanmoins que ses principaux ennemis, l’Iran et la Syrie, "puissent être les derniers" pays à sentir le vent de la révolution, et que les nouveaux dirigeants égyptiens, sous la pression de l’opinion publique, reviennent sur l’accord de paix conclu avec l’Etat hébreu en 1979.

    "La question d’une aide militaire de qualité à Israël devient plus essentielle pour nous, et je pense plus essentielle pour vous", déclare le ministre. "Un Israël fort et responsable peut devenir un facteur stabilisateur dans une région si agitée".

    Israël reçoit une aide militaire annuelle de trois milliards de dollars (deux milliards d’euros) de Washington.

    L’Etat hébreu ne peut toutefois pas demander une aide supplémentaire sans faire une proposition de paix "audacieuse" aux Palestiniens, souligne Ehoud Barack.

    Il explique ainsi que le Premier ministre Benjamin Nétanyahou pourrait prochainement proposer aux Palestiniens un Etat provisoire aux frontières temporaires pour sortir de l’impasse actuelle, dans le cadre d’une "approche par phases" à laquelle le chef du gouvernement réfléchirait depuis quelques temps.

    Une fois cet Etat provisoire établi, les deux parties discuteraient des autres principaux enjeux du processus, à savoir le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens. Les Palestiniens ont jusqu’ici catégoriquement rejeté toute solution transitoire.


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  • Arabie Saoudite : premières manifestations.

    Les chiites descendent timidement dans la rue saoudienne. Tour d’horizon.

    Round d’observation

    Depuis quelques jours, le royaume et ses sujets chiites se testent avant le « day of wrath » (jour de la colère de Dieu) prévu le vendredi 11 mars. La page facebook du même nom semble être pro chiite et l’on peut y voir sur son « mur » des internautes publiant des liens qui conduisent directement sur des sites d’informations iraniens tels que « abna.ir » ou « alama.ir ». Il n’est pas très compliqué de comprendre que les manifestations chiites dans la péninsule Arabique sont soutenues sinon par l’Etat iranien, du moins par des réseaux d’informations iraniens.
    L’arrestation (confirmé par Amnesty International) en février du Sheikh Tawfiq Al-Amer (chiite) à la sortie de la mosquée de Baqi dans la ville de Hofu a attisé les braises de la révolte. Samedi environ trois cents personnes ont manifesté pour la libération du religieux qui prônait dans son dernier prêche l’avènement d’une monarchie constitutionnelle dans le royaume saoudien. Cette semaine des vidéos circulaient sur Youtube montrant des sujets chiites manifestant par très petits groupes dans les rues des villes de l’Est comme à Qatif.
    De son côté, Ryiad a décidé, selon « The Independent », d’envoyer un renfort de dix milles hommes des forces de sécurité dans l’Est du pays pour prévenir tout soulèvement chiite.

    suite et source


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  • Révoltes arabes : et si Todd avait mis dans le mille ?

    Face aux révoltes dans le monde arabe, et à la chute des régimes tunisien et égyptien, les intellectuels ont davantage d'admiration que d'explications sur les évènements, vécus comme une surprise. Coralie Delaume estime que l'on aurait gagné à écouter davantage les analyses d'Emmanuel Todd, qui fournissent une grille de lecture démographique plausible aux mouvements.

    Dans son édition des dimanche 6 et lundi 7 février, le journal de référence de la France qui se lève tard et autres amoureux de l’actualité postprandiale publie un article intitulé « L’intelligentsia du silence ». Ayant pris le parti délibéré d’interroger des intellectuels dont l’étude des régimes autoritaires arabes n’est pas forcément la spécialité puis leur ayant reproché par anticipation leur discrétion, voire leur ignorance des évènements qui se déroulent en Tunisie et en Égypte, Le Monde parvient toutefois à recueillir le sentiment d’une douzaine de clercs de toutes obédiences. C’est d’ailleurs non sans déplaisir que l’on pourra constater, au détour de l’article de Thomas Wieder, quelques points d’accord entre Alain Finkielkraut et Régis Debray quant à l’admiration que peuvent inspirer les deux révoltes arabes, mais également quant à la vigilance qu’il convient d’adopter face aux évènements d'Égypte et à leurs conséquences probables pour l’Etat d’Israël.

    L’un pourtant de ces « intellectuels généralistes » convoqués par Le Monde pour se prononcer sur la possibilité d’une démocratie arabe manque pourtant à l’appel. D’Emmanuel Todd, on se souvient qu’il annonça, dès le milieu des années 1970, la décomposition inévitable du système soviétique et sa « chute finale ». D’aucuns se souviennent peut-être également qu’il eut la prophétie moins heureuse lorsque, évoquant la monnaie unique peu avant qu’elle n’advienne, il augurait : « L’euro ne se fera jamais ». A moins qu’il ne se soit agi là d’un raccourci discursif et que le démographe n’eut voulu dire « l’euro se fera, mais rapidement il se défera ». Si tel est le cas, il est possible que nous ayons à célébrer bientôt la clairvoyance de son raisonnement, dont on espère que la confirmation se fera attendre moins longtemps que les prémices de « la décomposition du système américain ».


    Emmanuel Todd sur l'Egypte dans CSOJ du 01/01/2011
    Cargado por MinuitMoinsUne

    Observateur de longue date du monde arabo-musulman, l’exégète des pyramides des âges était l’invité, lundi 1er février, de l’émission Ce soir ou jamais (vidéo ci-dessus). Il a eu l’occasion d’y expliciter ce qu’il écrivait il y a bientôt une décennie dans Après l’empire : le monde arabe entre inexorablement dans l’ère de la modernité démographique et culturelle et nous donne à voir aujourd’hui les symptômes de sa crise de transition. Ainsi, souligner la sidération des intellectuels français face aux évènements qui secouent le Maghreb et le Machrek, c’est oublier que Todd écrivait dès 2002 que « de nombreux pays musulmans sont en train d’effectuer le grand passage. Ils quittent la routine mentale paisible d’un monde analphabète et marchent vers cet autre monde défini par l’alphabétisation universelle. Entre les deux, il y a les souffrances, et les troubles du déracinement ». En somme, pour Emmanuel Todd, la révolution dite « du Jasmin » et celle dont on attend l’issue avant de l’affubler d’une couleur ou d’un parfum seraient les inévitables et ultimes convulsions qui accompagnent l’entrée définitive dans la modernité.

    Naïvement irénique, Emmanuel Todd ? En ce qui concerne la Tunisie, probablement pas. En plus de son taux d’alphabétisation record, ce pays remplit également l’autre condition posée par le politologue comme préalable nécessaire à l’avènement de la démocratie : avec un taux de fécondité d’environ deux enfants par femmes, la Tunisie se rapproche davantage de la France que de nombre d’autres pays du continent africain. Dans Après l’Empire, c’est d’ailleurs à l’influence française que Todd attribue la transition démographique rapide des pays arabes d’Afrique du Nord : « Dans l’ensemble, le Maghreb colonisé par la France a progressé plus vite que le Proche-Orient ». De là à relancer le débat sur les effets positifs de la colonisation…

    En tout état de cause, on peut être moins optimiste en ce qui concerne l’évolution de l’Egypte. La transformation démographique n’y a pas vraiment eu lieu, non plus que la mutation culturelle. Les classes moyennes modernes et libérales y ont un poids moindre qu’en Tunisie, si bien que la « rue égyptienne » peine à se donner un leader. Surtout, depuis leur création en 1928 par Hassan Al-Banna[1], les Frères musulmans, ces cousins du Hamas palestinien, y ont tissé patiemment leur toile et disposent de relais dans tous les domaines de la vie sociale et culturelle. Quant à leur mot d’ordre « le Coran est notre constitution », il ne laisse guère place au doute quant à la teneur de leur programme politique. Aussi de nombreux observateurs voient-ils dans les évènements de la place Tahrir le second acte de ce qui se joua en 1979 en Iran, où, s’appuyant sur une révolte populaire visant à chasser un autocrate allié de l’Occident, les mollahs instaurèrent une théocratie sans concession.

    Faut-il craindre que l’histoire bégaie ? Ou faut-il pousser la porte du monde merveilleux de la revue Prochoix, et espérer avec Caroline Fourest : « Avec les Frères Musulmans, ce serait bien pire (…) mais au moins l’opposition égyptienne laïque pourrait s’organiser pour résister ». Faut-il croire à une révolution égyptienne au nom fleuri, ou redouter une fin à l’iranienne ? La solution à cette énigme se trouve sans doute à l’intersection d’une multitude de possibilités. Quoiqu’il en soit, et s’il ne parvient pas mieux que les autres à résoudre le problème, l’on peut au moins rendre hommage à Emmanuel Todd pour en avoir depuis longtemps posé l’énoncé. Nous aurions été moins stupéfaits si nous l’avions mieux écouté.

    Lire d'autres articles de Coralie Delaume sur son blog.


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  • Une « no-fly-zone » en Libye ?

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    Les États-Unis ne souhaitent pas rester inactifs dans la crise qui secoue la Libye. Mais que peuvent-ils faire concrètement ? Militairement, pas grand chose, c'est pourquoi ils s'orientent vers l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, une no-fly-zone. Cela n'empêcherait pas les forces fidèles à Kadhafi d'ouvrir le feu contre la population de Tripoli ou d'ailleurs, mais cela limitera - un peu - leur capacité d'action et donnera - beaucoup - bonne conscience aux Occidentaux. Quant à savoir si une intervention militaire occidentale dans les révolutions démocratiques arabes permettra de faire avancer les choses dans le bon sens, c'est une autre affaire...

    Les États-Unis et leurs alliés, dont la France, ont déjà imposé de telles no-fly-zone au dessus de l'Irak et de l'ex-Yougoslavie. Il faut d'abord un cadre juridique pour le faire, en principe une résolution des Nations-Unies, même s'il est possible de passer outre. Ensuite, savoir qui met en oeuvre cette no-fly-zone. On peut imaginer que l'Otan s'en charge, ou une coalition ad hoc, sous domination américaine. Cette dernière formule, plus souple, permettrait à des pays voisins de la Libye d'y participer, par exemple l'Égypte, voire la Tunisie avec ses faibles moyens.

    Une no-fly-zone nécessite le déploiement de moyens militaires de deux types : des systèmes de contrôle aérien et des intercepteurs. Il faut en effet surveiller en permanence l'espace aérien « interdit » de vol : on pense à des avions de contrôle aérien type Awacs, mais la géographie de la Libye autorise l'emploi de moyens navals. Une frégate antiaérienne de type Horizon, suffirait à contrôler l'espace aérien « utile » de la Libye, un pays essentiellement côtier.

    Il faut ensuite des intercepteurs, c'est-à-dire des avions de chasse. Soutenus par des ravitailleurs , ils peuvent être basés à terre. La Sicile est à environ une heure de vol des côtes libyennes. Le plus simple est évidemment de déployer un porte-avions au large des côtes libyennes.


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  • L'avion privé de Kadhafi aurait effectué un aller-retour Tripoli-Minsk

    L’avion privé du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a atterri à Minsk (Belarus), selon le site biélorusse Хартия-97. Cette information n’est toujours pas confirmée. Elle a été reprise par un site russe officiel d'informations rbc.ru.

    Son avion privé (Dassault Falcon 900EX, numéro de bord 5A-DCN) a effectué un aller-retour Tripoli-Minsk entre vendredi et dimanche. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées : 1. La famille de Kadhafi a décidé de partir pour Minsk ; 2. L’émissaire de Kadhafi est venu "récupérer" des armes ;  3. Des avoirs en or auraient pu être envoyés.

    Le ministère des affaires étrangères biélorusse a démenti ces bruits mais l’existence du vol s’avère réelle : des observateurs ont enregistré des conversations entre les contrôleurs aériens hongrois, maltes et l’équipage.

    Pour rappel, Kadhafi est Docteur honoris causa de l’université d’Etat de Biélorussie dans le domaine de l’informatique et de la radioélectronique.


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  • Libye : les USA déploient leur armée

    Publié le 01.03.2011, 07h44 | Mise à jour : 08h10

    La pression internationale monte autour de Kadhafi, qui ne contrôle plus que Tripoli et sa région.

    La pression internationale monte autour de Kadhafi, qui ne contrôle plus que Tripoli et sa région. | AFP/Patrick Baz

    Le plan anti-Kadhafi des pays occidentaux est passé à la vitesse supérieure. Au 14eme jour d'une révolte sans précédent contre le régime du leader libyen, la communauté internationale emmenée par les Etats-Unis a engagé des sanctions financières et étudie l'option militaire.
     

    Les Etats-Unis, première armée du monde, sont en train de mobiliser spectaculairement leurs ressources contre le leader libyen. Les forces navales et aériennes américaines sont en plein déploiement autour de la Libye. La chef de la diplomatie Hillary Clinton a toutefois précisé qu'aucune action militaire impliquant des navires américains n'était prévue dans le pays. Ce déploiement militaire est donc officiellement engagé dans des visées humanitaires, mais à Washington, on assure que toutes les options étaient sur la table.

    Interdiction de survol

    Pour mettre fin à l'instabilité dans le pays, une interdiction de l'espace aérien été envisagée par plusieurs pays, notamment les Etats-Unis. En France, le Premier ministre a indiqué que toutes les options étaient à l'étude, dont celle de l'interdiction du survol du territoire libyen qui nécessiterait toutefois l'implication de l'Otan et l'approbation de l'ONU. L'Italie s'est également déclarée favorable à une interdiction du survol de la Libye. Mais le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon a déclaré qu'il «ne semble pas y avoir de consensus» entre les alliés occidentaux sur l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.

    Les sanctions économiques commencent également à pleuvoir sur le régime de l'homme fort de Tripoli. Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté lundi un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Kadhafi et 25 de ses proches. Les Etats-Unis ont annoncé avoir bloqué 30 milliards de dollars d'actifs libyens depuis les sanctions annoncées vendredi par la Maison Blanche, a indiqué un haut responsable du Trésor.

    Kadhafi ne contrôle plus que Tripoli

    Au 14e jour d'un soulèvement sans précédent, et ses forces ne contrôlent plus que Tripoli et sa région. Selon le commissaire européen à l'Energie Gunther Oettinger, les principaux champs de pétrole libyens sont désormais «sous le contrôle de tribus et de forces provisoires qui ont repris le pouvoir». L'opposition a annoncé la reprise imminente des exportations de pétrole à partir de l'est du pays qu'elle contrôle. En dehors de l'Est, l'opposition revendique le contrôle de plusieurs villes autour de la capitale et dans l'Ouest, dont Nalout (230 km à l'ouest de Tripoli) et Zawiyah (60 km à l'ouest de la capitale).nLes villes stratégiques de Misrata, à l'Est, et Gherien, au Sud, semblent aussi sous contrôle de l'opposition

    Face à la pression croissante de la communauté internationale, M. Kadhafi, au pouvoir depuis plus de 40 ans, est resté inflexible. «Mon peuple m'adore. Ils mourraient pour me protéger», a-t-il affirmé dans un entretien avec la chaîne de télévision ABC. Des déclarations qualifiées de «délirantes» par l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice.

    LeParisien.fr


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  • Europe et géopolitique : Aymeric Chauprade sur France Inter

     

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  • La Russie livrera des missiles de croisière à la Syrie

    La Russie entend remplir son contrat de livraison de missiles de croisière à la Syrie, ont indiqué les agences de presse russes, citant des propos tenus aujourd'hui par le ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov. "Le contrat est dans la phase de réalisation", a déclaré M. Serdioukov, selon cette source. La signature de ce contrat en vue de livrer des missiles Yakhont à la Syrie remonte à 2007. Rien n'a été livré pour l'instant. 

    Ces ventes d'armes russes à la Syrie, qui entretient des liens étroits avec l'Iran, inquiètent les Etats-Unis et Israël qui redoutent que celles-ci ne se retrouvent aux mains du Hezbollah libanais. 

    En septembre, Israël les avait fermement dénoncées. Les médias israéliens soulignaient alors que cela pourrait mettre en danger les navires de la marine israélienne au large des côtes libanaises au cas où ces missiles seraient transférés par la Syrie au Hezbollah. L'armée syrienne dispose essentiellement de matériel soviétique vieillissant.

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