• Panique sur les marchés chinois

    Les places boursières chinoises ont chuté de 30% ces dernières semaines

    source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2cb7f09e-259e-11e5-9a9f-be4265bf5f16/Panique_sur_les_march%C3%A9s_chinois?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=finance-20150709

    La deuxième économie mondiale est-elle en train de dérailler? Mercredi, l’échange de titres de la moitié des sociétés chinoises cotées en bourse était interrompu pour stopper leur dégringolade. Après Shanghai et Shenzhen, la contagion gagne le marché hong­kongais où le géant de l’énergie Sinopec a suspendu sa cotation. En l’espace de trois semaines, la capitalisation boursière chinoise s’est effondrée de 30%, effaçant au passage 3200 milliards de dollars, l’équivalent de la capitalisation boursière cumulée de la France et de l’Espagne. Une chute qui relaie les problèmes de dette de la Grèce à un épiphénomène en regard des risques qu’elle fait peser sur l’économie mondiale, font remarquer des économistes.

    Pour les autorités chinoises, qui promettent depuis deux ans une restructuration de l’économie sur les principes des mécanismes de marché, le défi est de taille. C’est leur crédibilité qui est désormais questionnée alors que des millions de petits porteurs voient leurs économies fondre ou tout simplement disparaître. «Cela me rappelle Taïwan dans les années 1980, commente Jean-Pierre Lehmann, professeur émérite à l’IMD à Lausanne. On parlait alors de la République casino.»

    Comment en est-on arrivé-là? Aucun doute sur le diagnostic: une bulle s’était formée avec un indice boursier qui avait gonflé de 150% en moins de douze mois. Au mois de mai, il s’ouvrait en Chine 4 millions de nouveaux comptes de transactions boursières chaque semaine. Ce n’était plus un simple engouement boursier – par ailleurs déconnecté des performances économiques du pays dont la croissance s’est tassée. «Les gens sont devenus dingues, les étudiants se ruaient pour jouer en bourse, m’expliquent mes contacts en Chine, poursuit Jean-Pierre Lehmann. C’est un effet de troupeau qui a créé une bulle.»

    Lorsqu’une bulle se forme, arrive un moment où elle doit éclater. On parle alors de correction.


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