• Pas de cellulite chez les Femen !

    Pas de cellulite chez les Femen !

    femen

     

    Ecrivain, musicienne, sculpteur.

    Qui fait passer les castings chez les Femen ? C’est une question que je me pose. Légitimement, bien sûr. Car cela ne vous aura pas échappé : toutes ces exhibitionnistes qui, sans crainte d’attraper la crève, se promènent les seins à l’air dans la nef de Notre-Dame ou sur les trottoirs enneigés de Kiev ou de Stockholm, sont plus que bien roulées. 90-60-90, bonnet B et fessiers musclés. D’où ma question : qui fait passer les castings chez les Femen ?

    Et si quelqu’un fait passer les castings, c’est qu’il y a discrimination à l’embauche. Exit les dodues et les moustachues, dégagez les bourrelets, les fesses molles et les replis abdominaux. Pas de cellulite dans le néoféminisme ! Pour dénoncer « l’asservissement et la propriété publique du corps des femmes », il faut avoir un physique pour le salon de la lingerie. Du coup, on imagine les nanas qui défilent à poil devant le comité de sélection comme les vaches au concours agricole : Trop petite ! Trop grosse ! La poitrine qui tombe, les seins en gant de toilette ! Allez zou, à l’arrière du défilé !

    Les moches, comme toujours, sont là pour faire tapisserie, claquer dans les mains, faire la cour aux égéries topless et porter leurs paquets. Rien de nouveau depuis la cour d’école.

    Si elles étaient conséquentes et surtout réellement féministes, les Femen mettraient en avant des boudins. Elles organiseraient la revanche des thons, feraient de la place aux oubliées, aux « physiquement discriminées ». Elles leur feraient croire pour une fois qu’elles sont sœurs, pas rivales. Ça, ce serait une vraie révolution, autrement plus difficile que d’affoler trois malheureuses soutanes entre le confessionnal et les fonts baptismaux.

    Mais non. À l’évidence, les Femen ne sont que des femelles très ordinaires qui se servent de leurs appas comme appâts et, dans la course au mâle, crèvent les yeux des copines pour être en première ligne. Ni néo ni féministe, c’est vieux comme le monde.

    Marie Delarue, le 18 février 2013

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