• Percée des anti-européens aux élections locales britanniques

    Le Monde | <time datetime="2013-05-03T12:53:33+02:00" itemprop="datePublished">03.05.2013 à 12h53</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-05-03T21:38:06+02:00" itemprop="dateModified">03.05.2013 à 21h38</time>

    <figure class="illustration_haut"> Nigel Farage, fondateur du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP). </figure>

    Le parti anti-européen UKIP a fait une percée "historique" aux élections locales au Royaume-Uni, selon les résultats diffusés vendredi 3 mai. Déjà plombés dans les sondages par leur politique d'austérité, les conservateurs du premier ministre, David Cameron, sont encore davantage mis sous pression.

    Ce revers pour les Tories s'accompagne d'un renforcement de l'opposition travailliste. Avec un gain de douze postes, celle-ci affiche pour l'heure quarante-deux conseillers dans les sept premiers "conseils" locaux d'Angleterre (sur un total de trente-quatre) à publier leurs résultats. Le Labour a remporté 538 sièges (+ 291) sur les quelque 2 400 en jeu, selon les résultats des élections qui étaient organisées dans 40 % des conseils locaux du pays.

    Lors de ce scrutin local, qui a valeur de test à deux ans des élections générales, la formation anti-européenne et anti-immigration United Kingdom Independence Party (UKIP) a confirmé qu'elle était un acteur politique incontournable au Royaume-Uni : elle a décroché 147 postes de conseillers, contre huit auparavant. Elle a obtenu en moyenne 25 % des suffrages dans les circonscriptions où elle présentait des candidats.

    Lire : Les anti-européens de l'UKIP perturbent le jeu électoral britannique

    "CHANGEMENT DE CAP"

    Il s'agit d'"un changement de cap dans la politique britannique", a lancé le leader de l'UKIP, Nigel Farage, dont le parti ne dispose pas de siège au Parlement britannique, mais compte douze députés au Parlement européen, qui sera renouvelé l'an prochain.

    "Je pense que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici à 2015 [date des prochaines législatives], mais si on ne nous donne pas un référendum [sur l'UE] et si l'on ouvre les portes à la Bulgarie et à la Roumanie, créant une deuxième vague d'immigration, alors Dieu seul sait ce qui peut arriver", a prévenu M. Farage, avant d'aller fêter sa victoire au pub.


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