• Pierre Bergé, confit dans son hétérophobie

    pierre-berge

     

    Le 8 juin 2013

     

    Vérité des faits : un pauvre gosse à qui la vie ouvrait les bras l’a vue se refermer sur un coin de trottoir parisien. Drame de la bêtise, maladie de ce temps où le crétinisme explose et trouve partout des tribunes où s’exprimer.

    Prenons les choses sous un autre angle. Celui d’une réalité occultée depuis quelques décennies : on a oublié que les jeunes mâles sont cons quand la testostérone frappe à leur porte. Qu’il leur faut en découdre et peu importe l’alibi : la meuf, la teuf, le facho ou l’antifa. Oublié que sans éducation, sans culture, ils se cognent comme ils se sont toujours cognés depuis le fond des cavernes.

    L’une des fonctions de la culture est, en principe, de faire que les décharges de testostérone soient employées à autre chose. « Faites l’amour, pas la guerre » n’était pas une injonction si stupide, au fond : le lit est un meilleur champ de bataille que la rue. Mais il y a aussi des jeunes éduqués qui pratiquent le combat de coq avant d’aller jeter leur gourme sous la couette. La guerre des mâles s’habille des oripeaux qu’elle trouve.

    Et puis, hélas, il y a aussi de vieux cons. De beaux spécimens que la testostérone a désertés et qui, n’ayant plus in cauda venenum, ont désormais leur venin sous la langue. Pierre Bergé par exemple, cette vieille sorcière toute sèche recuite dans sa méchanceté, confite dans son aigreur.

    À peine connu ce drame qui, quoi qu’on en dise, reste de l’ordre du fait divers, Bergé a craché dans le chaudron, dégainant son tweet débile : « L’immonde Barjot avait promis du sang, le voilà qui éclabousse la démocratie et la République. Cette Manif pour tous se rend-elle compte ? »

    Et vous, cher monsieur, vous rendez-vous compte de l’insondable bêtise de vos propos ? Et si encore vous en étiez à votre coup d’essai… Mais non, vous êtes déjà gravement en récidive.

    Dites-nous donc à quoi vous ont servi tant de belles choses amassées, tant d’œuvres collectionnées, tant de « culture » dorée sur tranche, tant de fortune, tant de courtisanerie, si c’est pour finir aussi bête ? Et vulgaire, avec ça ! Quelle malignité vous ronge, quelle faisanderie ? Quelles humeurs vous mangent le foie, ou plus bas peut-être ?

    La vérité, c’est que votre haine de tout ce qui n’appartient pas à la planète homo vous déborde. L’hétérophobie vous tortille comme la colique. Prenez garde : déjà, vous vous lâchez. Bientôt, vous ferez sous vous.

    Marie Delarue


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