• Comprendre l’Empire avec Alain Soral

    Détricoter le roman national, à la mémoire hémiplégique, et plus largement, le roman occidental tout aussi lacunaire et fictionnel…

    Du christianisme aux Lumières, de la Révolution française jusqu’au terminus bancaire, convoquant à la barre Marx , Engels, Michéa, Orwell, Sorel, Proudhon, Weber, les Pères de l’Eglise, Wall Street, la City et la FED…

    Violences et mépris social… telle est la vision du monde et son processus qu’Alain Soral nomme : Empire.

    Exposition au déroulement implacable d’une Histoire qui nous est commune à tous, où que nous nous situions… acteurs ou bien victimes et spectateurs abasourdis…

    Histoire de ceux qui nous ont précédés, Histoire d’aujourd’hui, et pour ce qui est de demain... Histoire destinée à ceux qui possèdent une excellente mémoire de l’avenir (esprits clairvoyants).

    De la Famille, du clan à la tribu pour culminer avec la nation et le contrat social jusqu’aux nouveaux réseaux au service des lobbies marchands et ethno-confessionnels, sous oublier les mafias, policées ou pas (drogue et prostitution contre le complexe militaro-industriel - mafia calabraise contre Loge P2), comme autant de mensonges d’une République dite démocratique, structure combattante de l’Empire - en effet, 1% est le taux incompressible de la population qui a toujours commandé à la masse...

    Nul doute, le prolétariat du XIXe siècle et sa misère sont bien l’incarnation de la trahison de la bourgeoisie…

    Peuple patriote qui assume le principe de réalité contre le ralliement de soi-disant libertaires révolutionnaires au libéralisme mondialisé avec son Capital coupé de toute attache géographique et morale...

    Un Capital nomade dénué du minimum de culture humaniste.

    Finies les cultures enracinées et les perspectives historiques ! L’hyperclasse et ses VIP condamnent les salariés à la précarité…

    Arrivent alors Canal+, les bobos et la gaudriole branchée, cache-misère d’une humanité souffrante et vaincue ; le RMI puis le RSA pour toute consolation.

    Liquidation de la classe moyenne non salariée (artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants), et du métier de journaliste par la même occasion ; métier perverti, avili par une démocratie d’Argent et de Marché ; les derniers journaux indépendants de qualité seront liquidés et remplacés par le divertissement.

    Intellectuels-animateurs au service d’une propagande de masse, une fois la trahison des clercs consommée et digérée, la chasse tirée…

    Domination par la séduction ! Seule liberté : la consommation.

    Et dans un tel environnement, les idiots utiles sont légion : prostitution morale et intellectuelle, en veux-tu en voilà ! Argent, honneurs, sexe…

    Car... seuls restent en place les kapos, les collabos, les soumis et les imbéciles, réseau culturo-mondain comme horizon indépassable de notre temps qui annonce le règne de l’empathie affective - émotion et désir au fin de détruire chez l’individu toute capacité analytique et critique -, et signe la mort du logos : fin de la chaine causale ; destruction du sens.

    Pour les insoumis, ce sera... chantage au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme… la fin justifiant les moyens ; sentences équivalant à une mort professionnelle et sociale certaine pour des réfractaires ruinés par des procès sans fin.

    Solitude-dépression-consommation à l’Ouest.

    Chaos, guerres et misère au Sud.

    Et fatalement arrive la question suivante : que nous est-il arrivé d’un de Gaulle patriote et cultivé à un Sarkozy sans frontières et inculte ?

    Liquidation de l’héritage du CNR (Conseil National de la Résistance) : jamais plus la classe politique ne s’occupera d’économie !

    La Banque au pouvoir avec Pompidou et Giscard !

    Immigration-isme… stratégie de dumping social de la droite patronale, chantage à l’extrême-droite sur quiconque remet en cause cette stratégie.

    Mai 81 et l’expulsion de la classe ouvrière. Liquidation du PCF.

    Collaboration et colonialisme… culpabilisation : le Peuple de France baisse la tête mais n’en pense pas moins.

    Voici maintenant le traité de Maastricht pour une destruction méthodique des 3 piliers que sont l’économie, la morale et le social.

    Identité nationale niée mais... « danger de l’Islam » et des banlieues, un ministre de l’intérieur en soutien, bientôt Président, pour faire monter la mayonnaise, le tout relayé par un dispositif fait d’argent, de médias et de réseaux..

    Une élection sera gagnée sur une campagne parodiant celle du FN jusqu’à la venue d’une Carla Bruni courtisane bobo. Mariage idéal : vulgarité et inculture précèderont l’instauration d’un libéralisme sécuritaire servile envers les puissants prédateurs financiers et impitoyable envers le monde du travail.

    Et la Banque ! Encore la Banque ! Et quand il lui faut faire la manche… eh bien, les Etats et toute la classe politique avec eux, comme un seul homme, comme une seule force … enfin retrouvée, n’hésitent pas : on lui remplit les poches, même trouées.

    Mondialisation contre mondialisme : échanges équilibrés et contrôlés contre la guerre économique planétaire et permanente de tous contre tous...

    Quiconque refuse de se soumettre à l’idéologie finalement totalitaire et belliqueuse de la mise sous tutelle de l’humanité entière est expulsé du champ social.

    Et Alain Soral de conclure "....Aujourd’hui, ce Nouvel Ordre Mondial exige de la gauche comme de la droite qui lui soient remis les pleins pouvoirs… "

    Gauche et droite qui ne se feront pas prier (Strauss-Khan, Sarkozy)...

    Avant d’ajouter : "... le monde occidental est face à un choix : la soumission totale ou la révolte."

    L’année 2012 installera-t-elle la dictature de l’Empire ou bien, marquera-t-elle le début de son démantèlement ?

    Que ce soit le silence médiatique qui accueille ce nouvel opus d’Alain Soral ne surprendra sans doute personne car, qui aujourd’hui , dans les médias, pourra en toute conscience saluer le travail effectué par un Alain Soral au sommet de son Art, celui d’une synthèse qui attendra longtemps encore sa réfutation.


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  • Marie-France Garaud et Alain Soral : la révolution 2.0 en marche

    * Publié le : lundi 7 février

    * Source : jovanovic.com

    Marie-France Garaud a un côté tragique, elle m’a toujours fait penser à la rigidité de Maria Callas, à l’image de son éternel chignon, impeccablement noué. "Pas un cheveu ne doit dépasser", c’est le message inconscient qu’elle a toujours envoyé à la ronde. Avec elle, ça ne rigole pas.

    Regardez par exemple cette vidéo extraordinaire de l’INA : http://www.ina.fr/video/I04240389/c... Mme Garaud, exactement comme une vraie tragédienne grecque, veut sauver la France et annonce sa candidature aux présidentielles de 1981 ; mais son appel sera mal compris par les Français. Ce sera son éternel problème, son décalage contradictoire (que pour ma part je trouve touchant) dû à sa rigidité toujours en Chanel (celle qui a libéré justement les femmes de la rigidité). En conséquence, les Français sont toujours passés à côté d’elle.

    Trente ans plus tard, elle vient de publier chez Plon son petit "Livre Rouge" intitulé "Impostures Politiques", écrit avec autant de rigidité juridique que son éternellle posture. Globalement, elle dit qu’il n’y a plus d’hommes politiques, que ceux que nous voyons sont (je résume) des imposteurs, qu’il n’y a plus de direction ni de pouvoir, et que l’avenir de la France se joue uniquement sur les ambitions allemandes. Marie-France Garaud a quelque chose de très frais finalement avec son livre, genre effet Kisscool, un peu comme si

    1) Louis XIV, incarné en femme, revenait du passé avec un style littéraire anachronique

    2) pour mettre en garde le Peuple Français d’une imminente révolution ! C’est aussi l’idée d’Alain Soral avec son livre qui va sortir "Comprendre l’Empire", pas vraiment destiné aux amateurs de mobilier ancien mais plutôt à ceux qui veulent connaître les bonnes raisons pour lesquelles la révolution est inévitable.

    Il est donc intéressant de remarquer que ces deux livres, avec deux auteurs venant de deux mondes si différents, nous disent la même chose. Même si je n’ai pas réussi à colorier toutes les pages très juridiques de son livre (de Mme Garaud, je précise), sa dernière phrase résume parfaitement sa pensée : "(Le redressement de la France) ne naîtra pas seulement de l’analyse de nos faiblesses. Il surgira de la passion de ceux qui, sans se lasser, sauront guetter le moment où tout devient possible, afin de réveiller l’esprit d’un peuple abandonné". Les Français sont donc abandonnés à eux-mêmes, il n’y a plus d’Etat, ni de Justice, et encore moins de Monnaie, dans une situation géopolitique qui est similaire "à la chute de l’Empire romain" (sa déclaration sur BFM à Ruth Elkrief).

    Et si Marie-France Garaud nous dit cela, eh bien, franchement, on a tout intérêt à la croire, car s’il y a bien une personne qui a encore une bonne vue d’ensemble, et panoramique, de la France (depuis de Gaulle jusqu’à nos jours), c’est elle. Lire aussi son interview dans Paris Match. Ps : regardez et surtout écoutez son interview par Jean-Pierre Elkkabach et... Alain Duhamel en 1981 : http://www.ina.fr/economie-et-socie... là aussi elle a un côté totalement tragique car elle parle comme si elle jouait Antigone ou Bérénice, mais elle signalait DEJA le rôle majeur des matières premières.


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  • Le gendarme qui a découvert le corps l'assure: «Boulin n'est pas mort noyé»

    Créé le 03.02.11 à 04h35 -- Mis à jour le 03.02.11 à 13h49
    <aside>L'ex-gendarme Francis Deswarte.

    L'ex-gendarme Francis Deswarte. 20MINUTES/S.ORTOLA

    </aside>

    EXCLUSIF - Francis Deswarte, le gendarme qui a découvert le corps du ministre le 30 octobre 1979 se confie...

    Il se souvient encore de la gelée blanche qui recouvrait la forêt de Rambouillet (Yvelines), ce matin-là. Le 30 octobre 1979, Francis Deswarte a été le premier à apercevoir le corps de Robert Boulin à la surface de l'étang du Rompu. A 70 ans, ce retraité de la gendarmerie témoigne pour la première fois dans 20 Minutes et met à mal la thèse du suicide, privilégiée par la justice depuis trente et un ans.

    Comment vous êtes-vous retrouvé au cœur de l'affaire Boulin ?
    A l'époque, j'étais chef à la brigade motorisée de gendarmerie de Poissy. Le 30 octobre 1979, vers 7 h, on nous a appelés en renfort aux étangs. La mission était de rechercher « une haute personnalité susceptible de mettre fin à ses jours ».

    Beaucoup de monde a participé aux recherches ?
    Oui, il y avait des gendarmes, des policiers, des pompiers. On s'est réparti le secteur. Avec mon collègue, on est parti vers un petit chemin qui descendait. On s'est arrêté près d'un tas de bois pour fumer. Et derrière, j'ai vu une bagnole. Une 305. En levant les yeux, je l'ai vu dans l'étang. Il était à genoux. La tête hors de l'eau. Et il regardait vers sa voiture.

    L'enquête a conclu au suicide par noyade. Avait-il vraiment la tête hors de l'eau ?
    Oui, je suis catégorique. Robert Boulin n'est pas mort noyé. Ce n'est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l'eau. Ma conviction, c'est qu'il tentait de ramper jusqu'à la berge. Et puis, il avait des traces sur le visage. Comme des griffures rouges.

    Que s'est-il passé ensuite ?
    Au bout de trente minutes, un ordre est tombé : nous avons été dessaisis de l'enquête. On m'a dit de rentrer chez moi. Je suis quand même resté sur place toute la journée.

    Avez-vous été entendu ensuite ?
    Ce n'est que deux ou trois mois plus tard que l'on m'a rappelé. Lors de l'audition, les policiers ont voulu me faire changer ma version. Alors que je parlais des traces sur son visage, ils m'ont expliqué que les pompiers avaient fait tomber le corps en le sortant de l'étang. Mais ce n'est pas vrai. J'étais là. Les pompiers l'ont sorti sans aucune difficulté.

    Pourquoi parlez-vous aujourd'hui ?
    Parce que cette affaire m'a marqué et que j'ai entendu beaucoup de mensonges. Il est temps de dire la vérité.

    Recueilli par Vincent Vantighem

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  • En 2012, vote "Biquette" avec Dieudo !


    Dieudonné candidat en 2012
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    par Scipion2009 (xxx.xxx.xxx.80) 21 janvier 23:33

    Ce n’est pas sérieux. La longévité d’une chèvre est de 10 à 12 ans, et il faut avoir 23 ans pour pouvoir être candidat. Donc, il faudrait au moins présenter deux chèvres de 11 et 12 ans au minimum , or les duos ne sont pas prévus par la Constitution.

    Mauvais pioche pour Dieudonné donc... Qui pourrait se rattraper avec un âne (40 ans de longévité), ou un dromadaire (50 ans) issu de l’immigration. Mais Biquette, il ne faut plus y penser.


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  • Plantu répond à Jean-Luc Mélenchon

    Nicolas Poincaré

     

    France Info -

     

    Ce dessin n’a pas du tout plu à Jean-Luc Mélenchon qui met sur un pied d’égalité le "néo-populisme" de Marine Le Pen et celui du patron du Parti de Gauche.

    Jean-Luc Mélenchon dénonce "l’odieux amalgame" de ce dessin signé Plantu paru dans L’Express mercredi, où il est caricaturé aux côtés de Marine Le Pen (Front national). Tous deux lisent le même slogan : "Tous pourris".

    "Stupide politiquement, ce dessin amalgame deux programmes et traditions politiques diamétralement opposés", critique le probable candidat du Front de gauche (FG) à la présidentielle, dans un communiqué.
    Conclusion, particulièrement virulente : "hélas Jean Plantu ne fait plus réfléchir, il aveugle".

    Le dessinateur répond à Jean-Luc Mélenchon, c’était dans l’Hyper revue de presse présentée par Nicolas Poincaré.

      Plantu répond à JL Mélenchon  (5'40")
     

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  • L’espoir tunisien secoue la France
    PAR EDWY PLENEL

    Une révolution est en cours en Tunisie et elle ébranle la planète. Le peuple tunisien montre à tous les habitants du monde arabo-musulman qu'il n'y a pas de fatalité à la servitude. Il révèle aussi au peuple français l'aveuglement de ses élites dirigeantes, enfermées dans leur diabolisation de l'islam au point de soutenir une dictature corrompue.

    Lire la suite

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  • Le FN porte plainte contre le journaliste de France 24

    Le Front national annonce lundi avoir déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre un journaliste de France 24 expulsé samedi soir d’une soirée de gala au congrès du mouvement, à Tours (Indre-et-Loire).

    Dans un communiqué, le parti désormais dirigé par Marine Le Pen précise avoir demandé en référé, c’est-à-dire en procédure d’urgence, une contre-expertise médicale de Mickaël Szames, qui a obtenu une incapacité de travail de 15 jours. Il se réserve de saisir le conseil de l’ordre si l’expertise médicale confirmait que le médecin a "commis une attestation de complaisance", dit le texte.

    Le FN a reconnu avoir expulsé le journaliste d’une réunion privée tout en niant que ce dernier ait été frappé.

    "Selon les nombreux témoins, ce monsieur n’a reçu aucun coup et ne présentait le lendemain aucune trace d’une quelconque agression", dit le communiqué.

    Le journaliste a déclaré qu’après avoir pris des photos de la soirée avec son téléphone portable, il avait été "empoigné" par des membres du services d’ordre, qui l’ont "violenté", "insulté", puis "violemment jeté dehors" après lui avoir confisqué sa carte de presse et du matériel.


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  • Le mal-être social et le désarroi politique du peuple français(Meyssan)


    Le mal-être social du peuple français
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  • Marine Lepen et le système

    "Paris vaut bien une messe"


    Soral: Marine / Gollnisch puis Marine / DSK (Ripoublik 5-7)
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  • Comment la gauche rejette son passé de collabo sur la droite nationale

    Après la gauche bobo, la gauche collabo

    Avec les récentes déclarations de Marine Le Pen sur les prières de rue musulmanes, comparées à une Occupation du territoire, la gauche a sauté sur l’occasion et ne s’est pas privée de mettre sur le dos de la droite nationale tout le passé collaborationniste de la France. La situation mérite une mise au point, non par défense de cette même droite, mais par attachement à la vérité historique. La gauche n’assumerait-elle plus une partie de son passé ?

    « Tel père, telle fille » répétait-on. Alors oui, la consigne était donnée, à gauche comme à droite. Marine Le Pen grimpe dans les sondages, il faut au plus vite se servir de ses provocations volontaires afin de remettre en marche la diabolisation. Cependant, certains hommes de gauche font entendre un tout autre réquisitoire contre le Front National : le fascisme, le nazisme, et même le pétainisme.

    Ces mots, je ne les invente pas. Il serait vain de relever les indénombrables sorties qualifiant le FN de parti dans la lignée de la pensée mussolinienne, hitlérienne et pétainiste.

    Parmi les plus récentes, on retrouve Bernard-Henri Lévy qui avait directement qualifié Marine Le Pen de « fasciste » sur le plateau du Grand Journal.
    Ou encore Jean-Luc Mélenchon qui a pu profiter de ses passages télévisés fréquents pour étiqueter le parti frontiste d’héritier du nazisme et du fascisme. « Les ancêtres de ces gens là, l'extrême droite européenne, ont envoyé, non seulement les juifs où l'on sait, mais les socialistes et les communistes dans les camps de la mort » a-t-il lancé.
    Du côté du PS, nombreuses également furent les indignations, dont celles de Benoit Hamon, porte-parole du parti, qui a déclaré sans trembler que Marine Le Pen était « héritière d'une famille politique d'extrême droite qui avait fait le choix de la collaboration ».

    Enfin, Jean-Michel Apathie le grand éditocrate de gauche s’est livré à une sortie virulente aux accents sudistes lundi soir sur Canal + :
    « La deuxième guerre mondiale en France c'est le moment historique où la droite nationale et autoritaire perd son honneur. Tous les courants de pensée résistent, chacun à son rythme, et la droite pétainiste, elle, collabore avec l'occupant.
    « L'occupation, c'est la droite nationale qui collabore (...) Il y a sur la droite nationale, une tâche indélébile.
    « On est au cœur de la psychanalyse. Le Front National c'est une communauté qui voit ses racines contestées. C'est un peu comme des enfants qui verraient leurs parents mis au banc des nations.
    « Le but des dirigeants du Front National est de réhabilité l'honneur perdu du pétainisme ».

    Et dire que ce dernier se demandait où la fille Le Pen était allé chercher le rapprochement entre les prières de rue et l’Occupation… Il faudrait également se demander jusqu’où JM Apathie a-t-il creusé pour en arriver à cette conclusion. Mais au regard des différentes déclarations à gauche, on constate qu’il ne fait pas cavalier seul dans la propagation de ce genre d’affirmations.

    Pourquoi la gauche profite-t-elle de cette occasion pour rapprocher Front National et Collaboration ? Car le sujet l’imposait, certes, mais c’est à se demander si cette dernière n’aurait pas quelques casseroles dans le tiroir, et tenterait de les refiler discrètement à la cible commune du moment : la droite nationale et l’esprit nationaliste, celui dont BHL veut « réduire le caquet ».

    Si l’on se penche avec précaution et attention dans la période vichyste, on découvre alors une réalité bien dissimulée. N’est-ce pas le Front Populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940 ? Parmi les 649 suffrages exprimés lors du vote à l’Assemblée, la gauche ne représentait-elle pas la majorité incontestable, sénateurs compris ? 286 votants en faveur des pleins pouvoirs, sur 569, n’avaient-ils pas une étiquette de gauche (283 étaient de droite, soit un peu moins) ? Léon Blum lui-même n’a-t-il pas déclaré qu’il se sentait comme « un étranger, comme un suspect au sein de (s)on propre parti » ?

    La situation est bien triste, et bien intéressante à la fois. La gauche s’indigne aujourd’hui ? Elle a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 40, elle a collaboré dans sa large majorité en 40, elle s’est retournée contre les juifs en 40. Emportée par son pacifisme, son désir absolu de paix, elle a vu dans l’étoile jaune un facteur de guerre avec l’Allemagne nazie. Résultat, c’est Laval qui, en 1942, organise la rafle du vel’ d’hiv, et c’est tous les anciens antiracistes, dreyfusards et antifascistes que l’on retrouve dans la collaboration, comme le montre, avec preuves et listes nominatives jusqu’ici incontestées, l’historien Simon Epstein dans ses livres. Côté communiste - on parle toujours de la gauche - l’approbation du pacte germano-soviétique, le soutien à l’URSS jusque dans les pires atrocités, ainsi que l’entrée tardive (1941, au moment de l’attaque allemande à l’Est) dans la Résistance se suffisent à eux-mêmes.

    Parallèlement, qui rejoint en premier le Général de Gaulle à Londres ? Les gens de l’Action Française, de la Cagoule, mais aussi des juifs. De Gaulle le dira lui-même : « à Londres, j’ai croisé la cagoule et la synagogue ». En France, Henri Frenay, homme politique de droite, fonde l’organisation Combat, le premier et l’un des plus efficaces mouvements résistants. Résistance dont un certain De Gaulle, qui ne me semble pas être de gauche, est l'homme fort. Situation paradoxale, les antidreyfusards, la droite et l’extrême droite de l’époque sont dans la Résistance ; les dreyfusards et la gauche dans la Collaboration.

    A l’image des BHL, des Hamon, des Mélenchon, des Apathie, et bien d’autres, la gauche tenterait-elle de profiter de l’Histoire qui s’écoule pour faire oublier la partie sombre de son passé de collabo ? La diabolisation du FN, les provocations de Marine Le Pen ne sont-ils pas le terrain de chasse favori de ces gens qui militent pour faire tenter de faire oublier le passé ?

    La gauche fuit les agissements du SFIO, l’extrême gauche fuit le passé du PCF. Tous deux, fuient le passé du Front Populaire, des dreyfusards et des antiracistes de l’époque. Conséquence : aujourd’hui, le Front National, les nationalistes et les patriotes doivent tous, à eux seuls, assumer le passé vichyste de la France, pendant que les autre profitent des maladroites sorties lepenistes pour se mettre au chaud.

    Toutes ces constations sont autant de raisons pour lesquelles il faut dire NON, mettre la gauche devant son passé, face à ses réalités, et arrêter de subir tantôt ce silence, tantôt ce détournement d’attention qui glisse vers la droite. Une partie de votre histoire est entachée par la Collaboration. Assumez-la !

    Chris Lefebvre (mon blog)


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  • Alain Soral, entretien sur l’actualité de novembre 2010

    Partie 1 :

    Le bankrun et Éric Cantona, l’affaire Wikileaks, la jeune femme voilée qui quitte le NPA, Besancenot et Mélenchon, Sarkozy et Strauss-Kahn.

     


    Alain Soral, entretien actu de novembre 2010 - partie 1/2
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    Partie 2 :

    Pierre Ménes déclare sa flamme à Dieudonné, la révolte "gauloise", la micro-polémique suscitée par l’entretien avec le blog Bréviaire des vaincus.

     


    Alain Soral - entretien actu Novembre 2010 - partie 2/2
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  • Les médias seraient aux ordres de l’Elysée ? :-o
     
    Incroyable accusation de Jean-François Kahn sur BFM TV. Selon le fondateur de Marianne, l’Elysée a organisé une réunion dans le but de contrer la montée dans les sondages de Marine Le Pen. Pour ce faire, il a été décidé, en isolant une phrase pas pire que d’autres prononcées jadis par Giscard ou Chirac, de créer un buzz dans le but de persuader les Français que MLP était pire que son père (que c’était la même en pire, alors que Kahn montre qu’il existe de grandes différences).
     
    Si JFK a raison, cela signifierait que les médias seraient aux ordres de l’Elysée ? Qui peut croire une chose pareille ? Même si de mauvais esprits feront peut-être le lien entre la virulence ce matin de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 face à MLP et les soi-disant consignes de la présidence...

     


    Exclu - Manipulation contre le FN - Front national
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    La consigne de l'Elysée aux médias
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    Jean-François Kahn a tenu à relativiser les paroles choquantes de Marine Le Pen :
     
    J.-F. Kahn : « Quand elle dit des choses incroyablement choquantes, c’est pas vrai ! c’est moins grave que Giscard sur « l’Invasion » … L’Élysée a eu peur en disant oh la la ! c’est très dangereux, alors on a fait une réunion à l’Élysée, vous le savez très bien c’est ce qui s’est passé, on a dit hou la la ! il faut trouver un prétexte pour la taper et dire qu’elle est pire que son père etc. Donc ils prennent une phrase et ils l’instrumentalisent ».
     
    Et Jacques Séguéla d’acquiescer…
     
    Rappel des propos de VGE :
     
    "Ce type de problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration (“arrivée d’étrangers désireux de s’installer dans le pays“) vers celui de l’invasion (“action d’entrer, de se répandre soudainement“, selon la définition donnée par Littré)
    V. Giscard d’Estaing, Le Figaro Magazine, 21/09/91

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    Marine Le Pen persiste et signe
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    Manuel Valls aimerait plus de "blancs" à Evry
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    Kouchner lave plus blanc...
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  • Le MEDEF donne un coup de pouce à Marine Le Pen

    source

    Pour le Medef, Marine Le Pen, en prônant la sortie de l’euro, fait preuve de « populisme » et « démagogie ». Devenir la cible du patronat avantage, Marine Le Pen dans son combat contre contre Bruno Gollnish. Mais la prise de position du patronat pourrit le débat sur la politique économique.

    Marine Le Pen fait peur au Medef. Ou plutôt la propagande de Marine Le Pen sur l’euro effraie le grand patronat français. Comment sinon interpréter le geste politique inhabituel de la présidente, Laurence Parisot, ce matin, qui a pris près de 10 minutes pour critiquer violemment les positions de la candidate à la présidence du Front national ?

    Prenant la parole au nom du conseil exécutif de son mouvement réuni lundi 13 décembre, elle s’est livrée à une longue diatribe contre « toutes les formes de démagogies économiques », visant explicitement « Marine Le Pen ».  « Nous sommes à 48 heures d’un événement majeur, le conseil européen des chefs d’Etats et de gouvernement qui doit prendre des décisions très importantes pour l’Europe. Nous ne pouvons laisser dire qu’une sortie de l’euro serait bénéfique pour le pays. Nous, le Medef, devons mettre en garde contre les programmes populistes (...) de véritables utopies démagogiques, qui laissant penser que tout est possible. (…) Toute sortie de l’Euro ne pourrait qu’appauvrir notre pays en faisant chuter notre niveau de vie de manière terrifiante», a notamment déclaré la présidente du Medef.

     Les dirigeants du Medef ont été, de l’aveu même de Laurence Parisot, impressionnés par la prestation télévisée de Marine Le Pen, la semaine dernière. Interrogée par Marianne : « ne craignez-vous pas de faire monter Marine Le Pen dans les sondages ? », la patronne de l’IFOP a répondu : « La question se pose. Mais à partir du moment où la représentante du FN fait un tabac dans les médias, et donne l’illusion de la cohérence, prend l’aspect rassurant du bon sens, il faut dire qu’un tel programme est une illusion, une utopie démagogique ». 

    On peut tirer trois conclusions de la sortie de Laurence Parisot :
    1) A l’évidence, le Medef  donne un coup de pouce involontaire mais magistral à Marine Le Pen dans son combat contre Bruno Gollnish pour conquérir la présidence du Front national. En effet, pour être reconnu chez les militants du FN comme la « candidate anti-établissement », et donc reprendre le flambeau de Jean-Marie Le Pen, rien n’est meilleur qu’un brevet « antiMedef » conféré par le Medef lui-même. C’est vrai même au FN, dont les racines idéologiques sont ultralibérales en matière économique (ce fut longtemps le seul parti à réclamer la suppression de l’impôt sur le revenu…).

    2) A l’évidence, la sortie du Medef est le signe d’une grande inquiétude chez les « dominants » de la vie politique et sociale française devant la tournure du débat politique français à dix-huit mois de la présidentielle.

    3) A l’évidence, le Medef vient de pourrir le débat sur l’Euro. Car le FN est, loin de là, le seul lieu d’où vient la critique de la monnaie unique. Alain Cotta, professeur d’économie est-il au FN ? Non, bien sûr. Nicolas Dupont Aignan, lui, anime République debout ! Christian Saint-Etienne qui s’exprime pour « deux euros » dans toute la presse , y compris à Marianne, est un centriste revendiqué (il a été proche de François Bayrou jusqu’en 2007). Le Mpep  est un club de la gauche de la gauche. Cette courte liste est loin d’être exhaustive. Aucun d’entre eux ne peut être qualifié de « populiste » (le sens du mot, en plus, est contestable), ni de « démagogue ».

    Il existe aussi des économistes et des personnalités, qui tout en voulant conserver l’euro, recherchent des solutions à la crise, comme la nécessaire renégociation des dettes publiques insupportables. Enfermer le débat entre pro-euros et anti-euros dans un affrontement du seul Front national et du grand patronat casserait par avance l’indispensable délibération citoyenne sur le bien fondé des politiques économiques européennes et françaises.  Il est bien évident, que , pour sa part, Marianne refuse cet étouffoir, et continuera à écrire et à publier sur la crise de l’Euro, sur celle de l’Europe (lire l’article de Jacques Julliard dans Marianne cette semaine) et aussi sur celle du « modèle français », en gardant l’esprit, les yeux et les oreilles grands ouverts.

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  • Marine Lepen :

    la cause profonde des plans de rigueur


    Résorber notre dette : Sortir de la Loi de 1973
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  • Mise au point


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  • La Nécrologie anthume d'ALAIN JUPPÉ par Léon Chrysanthème

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    Qui a osé dire que tu avais autant d’humour qu’un grille-pain ? .....

    Qui a osé dire que tu avais autant d’humour qu’un grille-pain ? En 2009, les caméras du Petit Journal ont surpris cet échange cocasse avec Jacques Chirac à la sortie d’un restaurant bordelais. Croisant un jeune homme d’origine africaine qui lui disait venir de Lormont, près de Bordeaux, Chirac commenta en termes choisis cette rencontre improbable dans la capitale du vin rouge : « À mon avis, il n’est pas tout à fait né à... natif de... ». Ce à quoi tu répondis avec ce mélange de flegme british et d’esprit gaulois qui n’appartenait qu’à toi : « Il est pas Corrézien ». Hu, hu, hu... Homme d’État droit dans tes bottes tu avais la plume alerte et le verbe coloré. Auteur de plusieurs ouvrages intimes et engagés, La Tentation de Venise, ou France, mon pays. Lettres d’un voyageur, tu fus une sorte de Rimbaud II, un talent lyrique d’une extraordinaire précocité. À l’âge de seize ans, sous le pseudonyme de Pierre Odalot, tu inondais de ta verve poétique le journal Le Grelot. Comment ne pas citer ce vers prophétique extrait de Variations égoïstes, poème écrit en 1962 : « Ô saint isolement, sur mon heur et mes pleurs, quand régnerai-je seul ? »
     

    Cette plainte déchirante te dévoile tout entier. Toi destiné aux sommets les plus hauts, tu manquas t’abîmer dans des gouffres abyssaux. En 1994 tu intervins afin que ton fils soit logé presque gratuitement par la ville de Paris dans un appartement de 189 m2 : classé sans suite. En 2004, en revanche, tu étais bel et bien condamné pour « abus de confiance, et prise illégale d’intérêt » en tant que secrétaire général du RPR, ta famille, encore une fois. Puisque la Justice des hommes méconnaissait les lois du cœur, tu choisis l’exil plutôt que l’infamie. Ta traversée du désert passait par l’Atlantique. Elle fut un chemin de croix. Deux facultés américaines et l’Université du Québec refusèrent tes offres de services pour la mesquine raison que tu avais écopé d’une peine de 18 mois de prison avec sursis et d’un an d’inéligibilité. Ce châtiment, tu l’exhibais comme les stigmates de ton martyr. Bâtissant ta légende d’innocent aux mains pleines, ton visage portait le masque songeur de celui qui s’est coincé le prépuce dans la braguette mais n’en veut rien laisser paraître. Lors de ton embauche comme enseignant, dans la prestigieuse ENAP, équivalent québécois de notre Ècole Nationale d’Administration, journalistes et universitaires de la Belle Province te sont, si l’on ose dire, tombés sur l’érable. « Nous avons le devoir de faire annuler cette décision qui nous abaisse et nous fait honte collectivement » pesta l’universitaire Gérard Bouchard dans Le Devoir. Cruelle province !

     

    Heureusement, la France ne retint de ce séjour que ta conversion à l’écologie et même… à l’altermondialisme : « Je m’appliquerais en effet volontiers ce qualificatif » osas-tu dire en 2007. Et ainsi tu devins ministre de l’Écologie du gouvernement Fillon I… pendant un mois. Evincé par ta défaite aux législatives et la règle du Vae Victis, tu es revenu à la Défense en novembre 2010 à la demande de Nicolas Sarkzoy, l’homme qui, sous le nom de Mazarin, t’avais traité en 1995 dans Les Echos de « dogmatique rigide, pire que Laurent Fabius ». Pour lui complaire, tu allas jusqu’à retirer de ton blog les articles trop critiques envers l’action gouvernementale a noté le Canard Enchaîné. Tu renias même ta promesse faite aux Bordelais de ne jamais les quitter ! Était-ce enfin la résurrection ? Que nenni ! A peine nommé, ça Karachie dans la colle. Alors que tu croyais goûter enfin les ors d’un ministère prestigieux où, servi par ton côté jugulaire jugulaire, tu n’aurais eu qu’à mener à bien la privatisation de l’armée, voilà que tu te retrouves au cœur de l’affaire d’État la plus dévastatrice de ces dernières années. Voilà qu’un juge te réclame des documents classés secret-défense ! Voilà que tu es encore suspecté de coups tordus, de dissimulation ! Pouvais-tu résister à ces nouvelles attaques ? L’homme dissous par la dissolution pouvait-il se relever de cette énième catastrophe ? Aujourd’hui, hélas, nous connaissons la réponse… Pauvre Alain.

     

    Léon Chrysanthème


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  • Delon a le sens de l'amitié, chose rare de nos jours


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    Rachida Dati vs Marine Lepen

     

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    A vous de juger- Marine Le Pen VS Rachida Dati 9/12/10- 1
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  • Marine Lepen vs Durand

     


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  • La séquence Borloo, une manipulation de l’Elysée pour 2012 ?

    On a du mal à y croire. Comment Sarkozy pourrait du jour au lendemain se mettre à dos des centristes comme Morin et Borloo. Une seule explication, un plan de communication bien préparé. Pourquoi… la présidentielle de 2012 et ses enjeux.

    Dissimulations et manipulations. Ce sont les deux mamelles de la politique. Ils ne vivent que pour le pouvoir et par le pouvoir. Cela leur vient depuis le plus jeune âge et on devrait peut etre les détecter dès la maternelle pour éviter que nos démocraties paient le prix fort de leur désir de domination. Mais, pour revenir au sujet, on imagine mal qu’un Nicolas Sarkozy, l’homme des écoutes, l’homme de l’affaire Bettencourt et de Karachi, celui des Roms et du discours de Grenoble bien organisé, cet homme là aurait pu vexer un Borloo au point de s’en faire un Villepin Bis. Aussi je mets en doute la séquence des dernières semaines. Certes, la scène qu’on nous a joué était crédible mais ce sont les conséquences qui mettent en lumière une théâtralisation qui prépare les présidentielles de 2012.
     
    Mon hypothèse est qu’il fallait pour les média une histoire qui tienne la route avec une victime qui puisse se plaindre. Les tenants et aboutissants sont évidents. Par la plainte et la complainte, Borloo serait mandaté par l’Elysée pour rassembler un centre droit et plus pour réunir à quelques semaines de l’échéance de 2012 un parti dirigé et organisé par Borloo-Morin. Cela siphonnerait l’électorat de François Bayrou d’une part et permettrait de rafler des mécontents qui pourrait rejoindre le PS par dépit. Cette manipulation permettrait de s’assurer de soutien au centre tout en stabilisant l’UMP et en réjouissant l’électorat du Front National. Pour ce point, on voit dans l’actuel remaniement pas moins de quatre anciens dirigeants du RPR ou UMP. Difficile de faire plus à l’évidence.
     
    Dans cette politique fiction assez probable, il me semble que le deal pourrait être un poste de premier ministre pour Borloo pour le quinquennat de 2012 et un ministère d’Etat pour Morin. En effet, on sent plus cette configuration qu’une forme de mise en danger de la campagne qui se profile à grand pas. On a vu Monsieur Woerth être débarqué, dernier aveu tacite pour les journalistes de Médiapart. On a vu aussi une mise à l’écart des ministres d’ouverture qui aurait pu être dérangeant lors d’une campagne électorale difficile, hormis bien sur le cas Besson qui a un passif plus lourd que Monsieur Kouchner. Ensuite on a pu entendre Fadela Amara, vissée à une forme de révérence à l’égard du Président au point qu’on la sent déjà comme ambassadrice désignée de l’UMP dans les cités. Tout ce remaniement est bien consistant avec la mise en place d’un gouvernement dit de « combat », ou plutôt de propagande. En effet, tout l’enjeu est déjà de faire disparaître le « travailler plus pour gagner plus » à une France cristallisée dans la « génération sacrifiée », le chômage massif des jeunes (25%) et l’exécution sociale des quinquagénaires trop vieux pour l’entreprise… Tout le jeu sera de montrer des coupables acceptables comme les Roms… probablement les biffins ou les fraudeurs. Sur cette idée de fraude, la gauche a d’ailleurs un point à gagner en montrant les comportements d’entreprises « racailles » qui vivent au dépend de la santé des hommes (malbouffe, médicaments foireux comme le Médiator ou l’Acomplia), voire au dépend du social (abus des stages dans les banques).
     
    Pour conclure ce billet politique, il semble que la présidence soit déjà dans l’objectif de campagne prochaine. Borloo tient une aile d’une armée de reconquête, Fillon tient l’autre troupe. Borloo essaiera de faire taire la complainte de Bayrou pendant que les bourgeois de la Sarthe feront une alliance avec le FN que beaucoup de journaliste prévoit. Mais, il n’y a rien de révolutionnaire dans cette gouvernance, juste une adaptation française de stratégie de Berlusconi qui a toujours marché jusqu’à présent. Au bilan, si la gauche ne sort pas de ses divisions, « le monstre doux  » renaitra en France avec sa brutalité vis-à-vis des pauvres, des classes moyennes, des sans-droits. Tout le jeu aujourd’hui de 2012 semble se focaliser sur un « hyper-centre » à créer ou à reconquérir. 

    par Yannick Comenge (son site) mercredi 17 novembre 2010


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