• A la poursuite d'Octobre Rouge

    Mai 68 reviendra-t-il tel un octobre rouge en 2010 ?

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    Le point d’interrogation s’impose, signalant par son apparition la nature prospective du billet dont le titre indique qu’il parle d’un futur possible en adoptant non pas le style prophétique mais la forme analytique. Les cheminots ont décidé d’un mouvement de grève reconductible à partir du 12 octobre. A Marseille, le secteur de la raffinerie et des zones portuaires s’est mis en grève. Les syndicats sont sur le « pied de guerre ». C’est habituel, avant chaque grand mouvement social. Les lycéens de gauche voudraient bien se lancer dans la fronde. Les lycéens de droite préfèrent étudier pour gérer leur avenir. Les gens de gauche parlent d’exaspération, de grand mouvement, de grève générale, d’être tous ensemble, solidaires, unis contre la retraite à 62ans, remontés contre le gouvernement et les faramineux profits des « capitalistes ». Les gens de droite disent que les cheminots sont des privilégiés et ne roulent que pour leurs propres intérêts, comptant sur la division des français et leur exaspération d’être coincés dans les bouchons et les franciliens, entassés comme des sardines pendant que ces s. de conducteurs font grève pour pouvoir partir se dorer dans les îles à 60 ans.

    La bataille, si elle a lieu, ne se fera pas uniquement dans la rue mais aussi dans les médias. Légitime ou pas légitime ce combat pour faire reculer le gouvernement et le mettre à la table des négociations afin de trouver des propositions pour contourner le recul de la retraite à 62 ans ? Les analystes et autres rhétoriciens de salles de rédaction ont sur le tarmac des argumentaires rationnels. Les personnages habilités à être invités dans les médias pour donner leur avis affûtent leurs raisonnements et façonnent les petites phrases pour trouver la formule choc capable de percer les défenses mentales des populations et pénétrer au cœur du système combinant passion et raison. On trouve en effet dans le cerveau une zone hégélienne, sensible aux passions raisonnées, aux contradictions irraisonnées. C’est cette zone qui est responsable de cette mystérieuse ruse de la raison qui fait l’Histoire et ses grands mouvements. Guerres mais aussi conflit sociaux dont le plus intense ce dernier siècle se déroula lors d’un printemps de mai 1968. Plus récemment, les souvenirs se portent sur les grandes manifestations contre le CPE, alors que Dominique de Villepin était à Matignon, ironisant sur le fonctionnaire accroché à son poste tel un coquillage arrimé au rocher. Il se trouve que la grande marée des manifestants à permis de découvrir ces coquilles de fonctionnaire lors du flux montant, non pas sur la plage abandonnée mais dans la rue. Le CPE, un élément de mécontentement éminemment symbolique, inscrit dans une défiance des Français face aux dirigeants, une fronde démocratique attestée par le non au référendum sur le TCE en 2005.

    Le point d’interrogation hante cette réflexion. Que va-t-il se passer ? La dernière fois où le pays fut bien bloqué, c’était lors des grèves de décembre 1995. C’était il y a quinze ans dans un contexte économique, social et politique sensiblement différent. L’hypothèse d’un grand mouvement social doit être envisagée, même s’il paraît incertain et même peu probable. Toutes les conditions sont réunies, sauf peut-être la plus importante, la détermination individuelle. Mais l’Histoire sait que les grandes révolutions n’avaient pas été prévues, ni par les dirigeants, ni les penseurs, et qu’elles n’avaient pas été anticipées par les populations. C’est après coup que les historiens tentent de reconstituer la vague montante des mécontentements et des amplifications de mouvement. En 1995, Chirac venait d’être élu et Juppé d’être nommé, dans un contexte de fracture sociale ayant fourni le thème de campagne d’un Chirac légitimement élu d’autant plus qu’il arrivait à l’Elysée après un second septennat calamiteux de Mitterrand. L’alternance, ce mythe démocratique. En 2010, Sarkozy a derrière lui plus de trois ans de gouvernance très spéciale, marquée par un style, une omniprésence médiatique et des réformes controversées, le tout agrémenté d’un récent discours qui eut le malheur d’altérer l’image de la France, tout en choquant quelques dignitaires de Bruxelles. En plus, contrairement à 1995, le pays est miné par quelques scandales ayant créé du buzz, non seulement l’affaire Clearstream mais aussi le feuilleton Woerth Bettencourt qui a montré le déni de réalité des conseillers du président. C’était jouer avec le jeu que de maintenir le lieutenant Woerth en poste, chaque semaine offrant son lot de révélation, martelant les esprits. Des motifs d’agacement, il y en a. Le chômage, la crise, le bouclier fiscal, les banquiers et ces profits faisant un retour marqué mais sans le retour de l’emploi, les niches fiscales et pas plus tard qu’aujourd’hui, la publication d’un rapport de la Cour des compte chiffrant à 150 milliards le coup des exonérations fiscales offertes aux entreprises. Même si ces niches fiscales sont quelque fois excusées au nom de la stratégie économique, le François moyen doit bien se dire que dans ces 150 milliards, on peut en récupérer une partie pour équilibrer les retraites et permettre aux caissières, routiers et autre manutentionnaire usé de pouvoir partir à 60 ans pour un repos bien mérité. Plus généralement, les travailleurs sont aussi excédés par une pression sur le travail et l’emploi qui n’a cessé de s’accentuer depuis quinze ans. Il suffit de voir quelques reportages bien réalisés ou d’entendre les murmures dans les conversations de rue. Si les élites et autres oligarques prennent leurs informations dans les dîners en ville, la France qui n’a pas les moyens de déjeuner dans un resto prend ses sources dans la rue, autre lieu de rencontre moins sélect mais tout aussi intéressant. Le grand soir révolutionnaire de 2010 opposera les gens de la rue aux convives des dîners en ville. Le grand soir n’est cependant qu’une phase improbable de l’Histoire écrite dans un des livres de l’infinie bibliothèque imaginée par Borges.

    La situation en 2010 est donc bien différente de 1995. Le mécontentement est au seuil maximum. Les conditions sont réunies pour un grand mouvement qui, et les syndicats le savent bien, dépassera le cadre de leur représentation, ratissant dans toutes les franges de la population mécontente. Et surtout, le mouvement sera incontrôlable, traduisant une connivence avec mai 68 dont le ressort fut le double mécontentement des étudiants et surtout des travailleurs à une époque où ils se sentaient aussi sous la pression et mal récompensés. On retrouve quelques motifs similaires en 2010. Une grande inconnue. Que va faire la jeunesse, si prompte à se réunir pour un apéro géant mais incertaine pour un grand soir. Pourtant, les motifs de mécontentement sont nombreux, notamment le prix des locations qui ampute leur budget, obligeant les uns à hypothéquer leurs études pour un job alimentaire et les autres de ponctionner les revenus de leurs parents. Maintenant, le contexte de peur régnant, la résignation liée à un confort matériel assez répandue, l’égoïsme, le souci d’entrer dans la lutte des classes, la peur des attentats, tous ces éléments s’opposent au grand soir. La conclusion sera se s’en remettre à l’effet papillon qui contrairement à ce qu’on pense ne joue pas sur la météo mais sur le climat social, étant entendu que le système est parvenu à un état de contradiction avéré, un peu comme le point critique d’un tas de sable prêt à s’effondrer lors du prochain grain lancé. Si le château de sable s’écroule, il y aura sur les pavés la plage sociale.

    par Bernard Dugué (son site) jeudi 7 octobre 2010 -


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  • Tout se dégrade à une vitesse vertigineuse

    Article placé le 06 oct 2010, par Mecanopolis

    Par Alain Soral

    En cette période d’accélération de l’Histoire, sous la double influence délétère du libéralisme anglo-saxon et du communautarisme sioniste, tout se dégrade à une vitesse vertigineuse : crise économique, scandales financiers, délinquance, tensions ethniques, délitement des institutions et surtout, le plus choquant pour l’esprit : vulgarité du pouvoir et grossièreté de la propagande médiatique…

    La multiplication des montages pour cacher les affaires

    En effet, que ce soit le montage de l’affaire Sakineh (Voir Flash n°48) par le milliardaire et agent sioniste multirécidiviste BHL ; affaire grotesque relayée jusqu’au sommet de l’État par Bernard Kouchner, notre ministre des Affaires étrangères pour le plus grand déshonneur du Quai d’Orsay, et le président Sarkozy pour notre ridicule planétaire.

    Que ce soit Al Quaïda Maghreb incorporeted, sorte de SMERSH islamiste, d’un niveau de sérieux digne de James Bond contre docteur No, menaçant à nouveau le Monde libre et la France le jour anniversaire des attentats du 11 septembre pour cacher aux masses abruties ses véritables commanditaires, à chercher probablement du côté de ses bénéficiaires…

    Que ce soit la régression sociale représentée par la réforme des retraites cachant, avec la complicité de toutes les forces de gauche, excepté Mélenchon, la responsabilité de la loi du 3 janvier 1973 – dite aussi loi Rothschild – dans ce déséquilibre comptable programmé sonnant le glas de nos politiques sociales…

    Que se soit la mascarade du pseudo-racisme anti-Roms et ses fausses reconduites à la frontières, en vérité voyages aller-retour organisés par l’État, mais payés par les contribuable ; mais encore le socialiste Rocard, payé lui par le Medef pour souhaiter la dictature mondiale des multinationales au-dessus des États qualifiés de “nuisibles” ; ou enfin l’addiction à la cocaïne du père la morale Delarue, ex-gendre idéal du service public…

    L’Occident atteint un tel niveau de déliquescence, de mensonge, de bêtise et de laideur qu’on en vient à considérer les années 60, celles du gaullo-communisme pourtant traversées des violents soubresauts de la décolonisation et de la Guerre froide, comme un âge d’or.

    Du consensus gaulo-communiste à la loi Rothschild

    Une période de prospérité et de consensus social – appelée d’ailleurs “Trente glorieuses” par ceux qui l’ont liquidée – inspirées sans doute aux acteurs de l’époque par les souvenirs de la Seconde guerre mondiale. Souvenirs de ses violences inouïes, mais aussi de ses causes toujours cachées aux peuples mais connues des élites, momentanément calmées dans leurs ardeurs par le prix du sang.

    Et la question qui vient immédiatement à l’esprit, lorsqu’on songe à l’abîme qui sépare désormais la présidence d’un de Gaulle, patriote cultivé s’efforçant d’incarner l’Histoire, et celle d’un Sarkozy, margoulin à l’ascendance incertaine collé à une demi-mondaine, c’est : que s’est-il passé ?

    Que s’est-il passé dans un pays de 1 500 d’histoire qui n’a pourtant connu, durant cette séquence d’un demi-siècle à peine, ni catastrophe naturelle, ni révolution, ni guerre ?

    Pour comprendre cette destruction en douce de tout ce qui faisait la grandeur de la France : peuple éduqué et patriote administré par des élites d’un niveau culturel et technique sans équivalent, nous devons nous pencher sur la destruction des piliers, des verrous qui, en détruisant un consensus politique, économique et social, a permis le retour de forces occultes qui manipulèrent, jusqu’à les faire crever, les classes populaires dans les années 30.

    Mai 68 et janvier 73

    Tout commence par l’éviction de de Gaulle pour son insoumission à l’Oligarchie ; insoumission clairement exprimée par son discours du 4 février 1965 sur sa volonté de retour à l’étalon or, et sa conférence de presse de novembre 67 pointant clairement du doigt un certain “peuple d’élite, sur de lui-même et dominateur”.

    Une éviction de de Gaulle pour son insoumission au dollar et à l’État d’Israël dans laquelle Daniel Cohn-Bendit joua un rôle moteur ; raison pour laquelle il est toujours en piste aujourd’hui.

    Mai 68 sans lequel il n’y aurait pas pu avoir janvier 73 ; soit, une fois de Gaulle chassé du pouvoir, la trahison de la Nation par la droite d’affaires incarnée par Georges Pompidou. Georges Pompidou, ex-directeur général de la banque Rothschild, qui fit passer en douce la réforme de la Banque de France interdisant désormais à l’État d’être maître de sa monnaie ; un article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier de la même année signifiant notre entrée dans la logique structurale de la dette, ainsi que la fin programmée de nos politiques sociales.

    Une liquidation du consensus Capital/Travail issu du CNR qui, la colère sociale aidant, entrainera, après la transition de l’inexistant Giscard, l’arrivée de la gauche au pouvoir…

    10 mai 1981 : Mitterrand ou l’avènement de la gauche culturelle

    Mais pas n’importe quelle gauche, la gauche sociétale du PS signifiant à partir du gouvernement Fabius que, désormais, la gauche incarnée par Jack Lang, la culture de masse et les gays, ne toucherait plus à l’économie.

    Mitterrand, soit ce faux homme de gauche au passé vichyssois caché, président otage de toute une clique communautaire à l’opposé des hommes de la Résistance qu’avait su fédérer de Gaulle, afin de maintenir la France unie malgré ses déchirements. Une clique communautaire issue de nos ex-colonies du Maghreb et de l’Est humilié par la Collaboration qui, après la destruction du consensus économique et social du CNR, travaillera à la destruction de son consensus moral ; au remplacement dans l’esprit des Français de la France combattante de Jean Moulin par celle des Papon, Touvier et autres Bousquet ; soit, quarante ans après, la reprise de l’Épuration inaugurée par le procès Barbie.

    Le PCF remplacé par l’antiracisme

    Une liquidation économique et morale du CNR qui s’achèvera logiquement par la liquidation de son partenaire historique : ce PCF de Georges Marchais et sa logique de classe, liquidés eux aussi par la gauche après le discours de Montigny-les-Cormeilles, au profit de l’antiracisme…

    Un antiracisme désormais seul combat du PS en cette période de liquidation de l’industrie et de chômage de masse ; soit l’interdiction faite au peuple ouvrier de contester l’invasion du pays par un Tiers-monde hostile ; immigrés désormais sans travail mais élevés dans la haine de la France par la mythologie anticoloniale, avec cette fois à la manœuvre succédant à Cohn-Bendit, le trotskiste Julien Dray.

    20 septembre 1992 : la fin de la France acceptée par son peuple à Maastricht

    Une destruction méthodique des piliers qui faisaient la France économique, morale et sociale d’après-guerre qui s’achèvera par le référendum de Maastricht et la victoire du “Oui”, le renoncement à la France par son peuple travaillé au corps depuis vingt ans par le jeunisme, le féminisme, la “rigueur économique”, le métissage et l’antiracisme ; l’argent roi se jouant des minorités sexuelles et ethniques au-dessus des nations, afin que plus aucune force, venue de la droite morale ou de la gauche sociale, ne vienne désormais s’opposer au rouleau compresseur mondialiste.

    15 mars 2004 : de l’antiracisme à l’anti-islamisme ou le retournement

    Le dernier apport à ce travail de destruction sera la loi anti-foulard – aggravée récemment en loi anti-burqa ; soit ces mêmes immigrés, devenus entre temps “islamistes”, désignés au peuple de souche comme bouc émissaire par ceux là même qui les ont fait venir et poussés à la radicalisation antifrançaise, afin que les luttes sociales légitimes se transforment en guerre civile interethnique.

    Un changement de cap qui se traduira, sur le plan politico-médiatique, par l’éviction d’un Julien Dray rattrapé par les affaires, au profit d’Alain Finkielkraut pour le discours d’élite, puis d’Éric Zemmour dans sa version grand public.

    Échéance 2012

    Ainsi, de l’affaire Sakineh à l’addiction d’un Delarue, en passant par le 11 septembre, les Roms et les retraites, nous vivons aujourd’hui l’acmé d’un processus de destruction commencé dès 1969.

    La question restant de savoir si 2012 sera la ratification finale de cet abandon ou le premier acte de la révolte.

    Quant à savoir quels candidats incarneront le mieux la schlague ou le refus, nous avons encore plus d’une année pour y réfléchir…

    Chronique d’Alain Soral publiée dans la revue Flash n°49

    Reprise sur Mecanopolis avec l’aimable autorisation de Jean-Emile Néaumet, directeur de la publication


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  • La démocratie directe, un bastion solide en des temps agités

    video liée : Freysinger :

    par Erika Vögeli

    Selon Gabi Huber, présidente du groupe parlementaire PLR (parti libéral-radical), «la prochaine tempête sur le front de la crise économique s’annonce». C’est ce qu’elle a déclaré à son groupe avant l’élection du deuxième conseiller fédéral. Elle a encouragé les députés à élire le candidat radical présentant les qualifications «nécessaires au vu des secousses à prévoir».
    La Suisse a bien maîtrisé la crise économique. Selon Pascale Bruderer, présidente du Conseil national, dans son discours d’adieu, «les finances publiques sont dans un meilleur état que dans la plupart des autres pays». Le nombre de chômeurs est relativement bas, comparé à beaucoup d’autres pays. Mais le fait qu’ici comme ailleurs les problèmes pourraient s’aggraver n’est qu’un aspect de la tempête qui se prépare. Les crises ont de nombreux aspects et elles représentent toujours un défi pour le système politique des pays. En jetant un regard sur le monde et sur son histoire, on constate que les crises et les guerres économiques ont toujours été utilisées pour imposer des changements politiques, sous prétexte de nécessités économiques. Il s’agit donc d’être attentif face à la «malice des temps».
    C’est précisément le système politique de la Suisse – ce jeu subtil fait de démocratie directe, de fédéralisme et de subsidiarité, mais aussi de concordance et de souci de trouver des compromis viables, à quoi il faut ajouter la neutralité, c’est-à-dire le refus de toute politique de suprématie au profit d’un engagement humanitaire – qui pourrait être un modèle de paix que l’on souhaite aux autres pays. Le développement de la démocratie directe projette un espoir, alors même qu’elle est susceptible d’améliorations, ce qui est le propre de toute réalisation humaine. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une forme développée de contrôle du pouvoir et de coopération au meilleur sens du mot, c’est-à-dire de respect des droits politiques et de la dignité humaine.
    La démocratie directe permet de coopérer et d’exercer une influence sur tout ce qui touche à la vie de chacun. C’est l’instrument le plus efficace de contrôle du pouvoir. Tous les citoyens font partie de l’Etat, ils peuvent participer et, comme le remarquait Moritz Leuenberger, conseiller fédéral sur le départ, la plupart le font en s’engageant volontairement, notamment sur le plan communal. «La solidarité, l’engagement spontané, la coopération dans la mise en oeuvre de notre poli­tique, ne sont pas un mythe, mais bien une réalité vécue.»
    Le fédéralisme a permis à des cultures, à des langues, à des religions différentes de coexister pacifiquement et a constitué pour elles un apport fructueux. Vécu dans la liberté et associé à l’idée que la solidarité permet à l’ensemble de perdurer, il donne une forme humaine à la concurrence, dont il est souvent question, offrant des solutions qui respectent et exploitent les situations locales. Il en résulte que les minorités sont autrement mieux protégées que par des droits accordés après coup aux minorités par la majorité.
    La concordance est aussi une caractéris­tique qui s’est développée au cours des temps. De fait, l’alliance conclue librement au cours des temps par des cantons si différents quant à leur situation géographique, à leur développement économique, à leur langue et à leur culture n’a pu conserver sa liberté qu’en respectant les besoins des Suisses au point qu’ils sont restés fidèles à la Confédération. Bien que la Suisse ait aussi connu des périodes de domination, elle n’est pas un Etat imposé par la force, mais le résultat de nombreux accords, ayant abouti finalement à un Etat fédéral qui repose sur toutes ces expériences de vie et sur la volonté de trouver des compromis.
    La prise de conscience que la liberté ne se maintient que dans la mesure où le pouvoir est limité explique notamment que la neutralité ait été très tôt considérée comme la seule maxime possible de politique étran­gère. Il était plus important de maintenir fermement cette alliance pour sauvegarder l’indépen­dance plutôt que de se lancer dans des conquêtes, idée qui n’a rien perdu de sa valeur. Il est bon que, dans ce monde livré aux guerres, aux famines et à l’injustice, il se trouve au moins un endroit qui échappe aux luttes pour le pouvoir et se consacre à la paix et à l’entente entre les peuples. La tradition humanitaire de la Suisse, ses bons offices seraient impensables sans la neutralité.
    Ce «chef-d’œuvre», comme l’a dit Johann Schneider-Ammann, ne se maintient pas tout seul. Les qualités de la Suisse énumérées par Hans-Rudolf Merz, – «la prospérité, la sécurité, la diversité, le progrès et la solidarité» – sont aussi les caractéristiques de notre système politique. «Aucune de ces qualités ne va de soi, aucune ne se réalise toute seule, au­cune n’est statique. Nous sommes tenus politiquement, socialement, économiquement d’en prendre soin. Il ne dépend que de nous tous de les conserver.» Ces propos ont été complétés par Schneider-Ammann: «Nos conquêtes et nos valeurs vécues valent la peine que nous nous efforcions ensemble de les perpétuer afin que les générations fu­tures en profitent également le moment venu.» Cette solidarité nécessite une confiance réciproque faite d’honnêteté et d’engagement. Selon Simonetta Sommaruga, «il faut savoir que dans notre pays, il est important que les adversaires poli­tiques puissent avoir mutuellement confiance. C’est la seule façon de faire vivre la concor­dance. Lorsqu’on veut obtenir des compromis viables, il faut que les deux camps soient fiables, honnêtes et crédibles et aient parfois le courage de se faire violence».
    Face à la tourmente qui s’annonce, ce sont là des fondements solides nécessaires pour maîtriser les défis à venir dans l’intérêt du pays et de ses habitants.    •

    «Jusqu’à présent, notre pays a très bien maîtrisé la crise économique. Nous avons peu de dettes et de chômeurs. Cependant, la prochaine tempête ap­proche. Ce n’est pas en nous amusant que nous préparerons la Suisse aux défis qui s’approchent. Il est donc primordial de créer la confiance.»

    Gabi Huber, chef du groupe
    parlementaire PLR

    «La troisième caractéristique de notre pays est la diversité. La Suisse possède tant de facettes! Seul un système fédéraliste est toutefois à même d’assurer la cohabitation des populations, des langues, des religions et des cultures qui la composent. Cette situation requiert de notre part tolérance et volonté de vivre ensemble.»

    Discours de départ du conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz du 22/9/10

    source


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  • La face cachée de l'Union Européenne : le pouvoir fantômatique

     


    François Asselineau : la face cachée de l'UE 1/3


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    L’oligarchie au coeur de la République

     


    Ce que nous révèle l'affaire Woerth Bettencourt

    Edwy Plenel, invité à s’exprimer devant les militants du NPA lors de l’université d’été du mouvement politique, livre ici sa vision de la République Française et de l’oligarchie qui en est au coeur.
     
    Cette vidéo est assez longue mais très riche d’enseignements. Edwy Plenel, qu’on peut ne pas aimer ou suivre dans ses convictions, est un observateur et un analyste de poids de notre vie politique.
     
    par Paul vendredi 1er octobre 2010

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  • Les figurants de Sarkozy




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  • Réagissez !... vite !

     


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  • Lepen vs SOSracisme

     


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  • Alain Soral sur la rentrée politique, économique et sociale


    Alain Soral - entretien de septembre 2010
    L’essayiste et pamphlétaire Alain Soral dans son entretien mensuel auprès de son association Egalité & Réconciliation. Y sont traités : - l’affaire Sakineh en Iran : la pétition de BHL et l’implication de Dieudonné. - la question des roms : "mascarade" jouée par Sarkozy et "validée par la gauche". - la réforme des retraites : il lie la question des retraites à celle de la dette publique et des intérêts payés par la France auprès des marchés financiers depuis la loi Pompidou-Giscard de 1973 qui interdit à la France d’emprunter à la Banque de France et coïncide avec l’ère de la dette en France. - la scandaleuse affirmation de Michel Rocard (lors de l’université du Medef) selon laquelle : "les souverainetés nationales ont dépassées leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance", ce qui constitue ni plus ni moins que la négation des démocraties au profit d’un pouvoir mondial délégué aux multinationales (d’où le discours au Medef et pas devant les militants du PS). Cette affirmation faite ouvertement en public témoigne plus que jamais que des transformations sont à l’œuvre, comme le décrit le docteur en science politique Pierre Hillard. Après avoir annulé la volonté du peuple prononcée par référendum en 2005 (non au Traité constitutionnel européen), la classe politique semble définitivement s’émanciper des contraintes de la démocratie. Une parfaite illustration de ce que le "nouvel ordre mondial", la "gouvernance mondiale" n’est rien d’autre que le déplacement de la souveraineté, des peuples aux multinationales. Évidemment Michel Rocard fait partie des grands promoteurs de la "construction" européenne. - la construction d’un centre islamique à Ground Zero

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  • Les blablas de la Blanche.

    Si j'aurais su / N°63

    Il est beau, mon pays, tiens ! C'est devenu invivable. On ne peut plus rien faire sans se faire emmerder. T’es contrôlé sur tout, t'es surveillé tout le temps : une vraie dictature. En plus, comme aujourd’hui tout ce que tu fais laisse des traces, t’es fliqué en permanence.

     GuerreDesBoutons1.jpgJe suis comme tout le monde, moi : j’ai besoin d’air. Laissez-moi vivre, un peu, les gens. C’est ici le pays de la liberté ? Des droits de l'homme ? J'ai honte de mon pays - et je vais même vous faire une confidence : si j’aurais su, j’aurais jamais fait président de la république. Ou alors dans un autre pays, tiens !

    T’organises une petite collecte à la bonne franquette (Woerth) pour un pot de départ ou une petite campagne présidentielle ? Pas le droit : financement illégal.

    T’essayes de donner un petit coup de main à des potes pour qu’ils se fassent  moins niquer par les impôts (Wildenstein, Bettencourt) ? Interdit : évasion fiscale. Qu’est-ce que ça peut bien leur foutre à ces cons de journalistes, hein ? C’est pas leur thune, merde, c’est la mienne : c’est l’argent de l’Etat. On peut plus faire ce qu’on veut avec sa thune, dans ce pays ?

    Et c’est pas fini : T’essayes de savoir qui est le f*** de p*** qui colporte des ragots sur Woerth   ? Interdit : violation du secret des sources. Même plus le droit de se renseigner. On est où, là ? C’est ça, être président ? J’en peux plus.

    Je donne des avantages fiscaux aux riches ; ça, j’ai le droit, quand même, non, je suis président ? Et bien quand j’essaie de récupérer l’argent avec ma grande réforme des retraites, paf ! Presque 3 millions de gens dans les rues ! Ils veulent que je laisse filer les déficits ou quoi ?

    livre-de-la-jungle.jpgLes Français grognent ? Je leur jette un os en tapant sur les Romanos que tout le monde déteste ? Encore non ! Là c’est carrément l’Onu, l’Europe, le pape et toute la presse internationale qui me tombent sur le dos. Tout ça pour quelques milliers de clodos.

    Je propose de déchoir deux ou trois racailles de leur nationalité  ? Interdit : anticonstitutionnel ! Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de la constitution ? C'était juste pour faire plaisir aux Vieux. Vous aimez pas les Vieux, ou quoi ?

    Même quand j’organise une mise en scène avec des immigrés pour faire croire aux gens que je suis cool, mon bal masqué tombe à plat... alors je fais ouvrir les grottes de Lascaux qui sont interdites au public pour montrer que je suis cultivé mais là, non plus, ça ne va pas. Et en plus, on se fout de ma gueule parce que je me goure sur les hommes préhistoriques. M'en branle de leurs conneries de dinosaures, moi !

    Et tout ça rien que pour les deux dernières semaines !

    Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

     

    Si j'aurais su, j'aurais pas venu.


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    Le carcan européen par NDA


    NDA invité du Talk sur le figaro.fr


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  • OBJECTIF 2012

    Fin de partie pour Sarkozy ?
    Crise économique, crise ethnique (sécurité), de plus en plus grillé, Sarkozy, pour ne pas décrocher totalement dans les sondages, en est réduit à la mascarade des expulsions de “gens du voyage”. Euphémisme confondant d’ailleurs assez maladroitement nomades français (manouches, gitans) Français depuis des siècles, et Roumains entrés depuis trois ans sur notre territoire à la faveur de l’élargissement de l’espace Schengen (merci l’Europe !).

    Une expulsion de roms au compte goutte – quelques centaines quand la question de l’immigration porte maintenant sur plusieurs millions d’entrants – qui, à ce train là, verra ce problème devenu vital pour la survie du pays, réglé pour l’an 3000 !

    Mais soyons honnêtes avec Sarkozy : que ce soit la crise économique due au mondialisme bancaire (racket des nations), ou la crise ethnique due au même projet de domination mondialiste de la banque apatride par le métissage et l’ilotisme (destruction des cultures et des peuples), Sarkozy n’y peut rien. Mis en place par l’Oligarchie nomade – celle que nous vante Attali – il n’est jamais qu’un exécutant.

    Une oligarchie qui, voyant son poulain cramé par le programme à marche forcée qu’elle lui a dicté : destruction de la nation, de ses acquis, de son économie… pense maintenant sérieusement à s’en débarrasser pour nous proposer “l’alternance”.

    L’alternance, comme on propose la sodomie à une fille fatiguée de se faire violer par devant.

    Sarko vilain facho !
    Pour la mascarade démocratique et ses complices, le jeu consiste alors à faire passer Sarkozy l’immigrationniste (il suffit de regarder les chiffres), Sarkozy le mondialiste (pro-américain, pro-sioniste) – soit Sarkozy aligné en tous points sur l’idéologie dominante – pour un raciste adepte du tout sécuritaire ; quand sa politique sécuritaire s’est acharnée exclusivement, depuis quatre ans, sur les automobilistes français en état de payer, via la persécution routière…

    Les gauchistes, toujours là pour rendre service
    Pour ça, le système démocratique de l’alternance gauche-droite, bonnet blanc-blanc bonnet, peut bien sûr compter sur les gauchistes (et depuis dimanche aussi sur le Pape). Ces mêmes gauchistes qui, en faisant passer Sarkozy pour un “Le Pen light”, un Le Pen acceptable – soit exactement ce que voulaient les Français, alors qu’il est tout le contraire : mondialiste et immigrationniste sous contrôle américano-sioniste – ont déjà aidé à le faire élire en 2007. Un petit service rendu par le facteur factice et ses sbires (NPA, CNT…) qui méritait bien, on en convient, une jolie banquette chez Michel Drucker…

    La vieille escroquerie de l’alternance
    Une fois mis en place ce “dehors Sarko le facho !”, le Système nous prépare donc, pour bien donner aux cons l’illusion que ça va changer, le “retour de la Gauche” !
    Et pour que le piège soit imparable, un président de gauche 2012 encore plus mondialiste, plus immigrationniste et plus américano-sioniste que le précédent, j’ai nommé, suivez mon regard : Dominique Strauss-Kahn !
    Dominique Strauss-Kahn le socialiste, antiraciste, tout droit sorti du FMI, proposé – pour ne pas dire imposé – par la même Oligarchie que le précédent, et déjà plébiscité sur RMC par Fadela Amara !

    Pas de Sarko au second tour
    Soyons clair : pour le Système, la réélection de Sarkozy serait une catastrophe ; la certitude d’un chaos social quasi immédiat. Et maintenant qu’il incarne l’échec économique, sécuritaire, il vaut mieux qu’il s’en aille (par exemple ouvrir, avec son carnet d’adresses et son bas de laine, un cabinet d’avocat à Miami). Qu’il s’en aille afin de donner l’illusion au bon peuple que cette mauvaise gouvernance qu’il incarne, prendra fin avec lui.
    Un nouveau président “de gauche”, au contraire, c’est du nouveau, de l’espoir, du spectacle. Et quelques mois d’état de grâce, par les temps qui courent pour l’Oligarchie, c’est du temps de gagné !
    Et le meilleur moyen d’éviter la catastrophe de la réélection de Sarkozy, c’est tout simplement d’éviter qu’il soit au second tour. D’où les petites manœuvres auxquelles on assiste actuellement…

    L’affaire Wœrth-Bettencourt
    Pour ça déjà, taper son argentier, Éric Wœrth, en instrumentalisant au maximum l’affaire Bettencourt, et multiplier, à droite, les candidatures concurrentes…

    La candidature Villepin
    D’abord avec la candidature Villepin. Villepin qui incarne, motivé par l’affaire Clearstream, la légitimité et la vengeance gaulliste. Seulement Villepin, avec sa belle gueule et son prestige gagné à la tribune de l’ONU lors de la seconde guerre du Golfe peut gagner, et Villepin est un peu trop Français, pro-arabe. Alors pour le Système, l’idéal serait un 21 avril à l’envers…

    Les médias et Mélenchon avec Marine Le Pen
    Donc, pour faire sauter Sarko dès le premier tour, comme Jospin sans doute par accident en 2002, il faut une multiplicité de candidatures à droite : Sarkozy, Villepin, Bayrou, Marine…
    Mais pour assurer la victoire de Strauss-Kahn au second, le mieux c’est Marine en face. Marine Le Pen, la plus facilement diabolisable entre les deux tours, la candidature de la peur, de l’aventure ! Marine Le Pen élue, ça serait la révolution, et le Système peut tout penser – c’est une constante historique : Louis XVI, Nicolas II – sauf la victoire de la révolution. Marine le Pen sera donc aidée pour perdre au second tour et faire gagner la “gauche” à coup sûr.
    C’est pourquoi Mélenchon déclare déjà – toujours sur RMC – qu’il préfère Marine à Sarkozy. En disant ça, le vieux roublard franc-maçon, soi-disant en rupture avec les socialistes, roule déjà pour Dominique Strauss-Kahn…

    Le plus possible de candidatures à droite… et le moins possible à gauche
    Mais pour que ce beau scénario se réalise, encore faut-il qu’à gauche, à l’inverse, on ait le moins de candidats possible. Et pour ça, le gros morceau, ce sont les écologistes ; ces écologistes qui pèsent de plus en plus lourd à gauche et qui n’ont rien à voir – comme le rappelle José Bové – avec les socialistes.
    Alors pour les calmer, les ramener au bercail, l’argument massue c’est : “Ne ratons pas la chance historique de ramener la gauche au pouvoir, et pour ça, face à la colère populaire, la crise, Sarkozy et la menace FN, il nous faut un candidat unique dès le premier tour ! Et malheur à celui qui, poussant à la candidature de trop comme avec Taubira en 2002, portera la responsabilité devant l’Histoire, d’avoir fait perdre la gauche par égoïsme politique !”

    Cohn-Bendit comme toujours au service de l’Empire
    Et pour faire ce boulot de camelot, comme toujours, nous avons Cohn-Bendit. Dany Le Rouge, puis jaune, puis vert… chargé de faire marcher droit les cons de gauche depuis mais 68 : hier les trotskistes, aujourd’hui les écolos. Un boulot pas facile mais n’a-t-il pas réussi, lui le Juif allemand, à faire chasser du pouvoir le général de Gaulle, alors meilleur opposant de l’Ouest à l’Empire, au nom de l’anti-impérialisme américain ?!
    Voilà donc, en matière de préparatifs 2012, où nous en sommes à une semaine de la rentrée…

    Conclusions
    Un. Ceux qui traitent Sarkozy de sécuritaire parce qu’il paye, comme des figurants, quelques centaines de Roumains qui pourront revenir dans trois mois, pécule en poche, sont, au mieux, des imbéciles, sinon des comparses de la mascarade.
    Deux. Marine Le Pen et le FN auraient tort de ne pas profiter de la martingale pour se hisser au rang de leader de l’opposition. Ce qui ne nous dit pas, si victoire miraculeuse il y avait en prime, quel modèle Marine choisirait d’Elstine ou de Poutine…
    La vraie inconnue restant de savoir, en trois, si le Système parviendra à nous imposer pour candidat préféré des Français, un Strauss-Kahn aux mille casseroles, encore moins Français – c’est peu dire – que Sarkozy, où s’il devra se contenter, à défaut, de la grosse Martine Aubry.
    Une prouesse ou un demi-échec qui nous permettra de mesurer – à des années lumières de la démocratie – la puissance du Système et la bêtise du peuple !

    Alain Soral


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    Calcule ta retraite


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  • FN - Gollnisch Vs Bourdin - 25/08/2010

     

    Bruno Gollnisch chez notre ami Jean-Jacques Bourdin, (qui s’excite en vain)…




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    Pour l'école de la République

     


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  • Jean-Marie Le Pen comprend les nécessités de la réforme des retraites

    Source AFP

    Le président du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, a déclaré lundi comprendre "les nécessités de la réforme" des retraites tout en critiquant "tout un environnement qui a mené à cette situation de déficit massif". "Nous sommes dans la seringue. Il est bien évident que l'allongement de la vie entraîne des dépenses supplémentaires prévisibles - elles n'ont pas été prévues d'ailleurs - et qu'il arrive un moment donné où on se trouve au pied du mur", a déclaré Jean-Marie Le Pen sur RTL. "Nous avons une population vieillissante, nous avons une démographie faible et, par conséquent, il est bien évident que l'effort demandé aux catégories qui travaillent sera de plus en plus grand", a-t-il admis.

    "Je comprends les nécessités de la réforme", "je comprends qu'il faille adapter", a affirmé le leader du FN. Il y a "tout un environnement que je critique et qui a amené à cette situation de déficit massif", a-t-il toutefois précisé rappelant "quand même" que, "par démagogie", la gauche a ramené la retraite de 65 à 60 ans après l'arrivée du président François Mitterrand à l'Elysée. Jean-Marie Le Pen a jugé que le ministre du Travail, Eric Woerth, mis en cause dans l'affaire Bettencourt, "aurait dû démissionner déjà depuis plusieurs semaines". "Mais il semble qu'il n'y ait pas de remplaçant à M. Woerth pour supporter le fardeau du débat sur les retraites et, perdu pour perdu, on l'envoie à la bataille", a-t-il jugé.


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  • Le Monde Souterrain - LLP - 31 aout 2010

    Voici la vidéo d’une synthèse, non exhaustive, des rapports plus que professionnels (+ familiaux... etc.) qui existent entre l’exécutif et le pouvoir financier mondialiste. Les preuves sont là et il n’est pas possible de nier cette réalité à moins d’être doté d’un cerveau défaillant ou d’être un pleutre qui n’a pas les capacités d’accepter la réalité de ce bas monde.


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  • Chassez le Rom, il reviendra au galop

    Qu’est ce qui caractérise un Rom de Roumanie face à un roumain qui ne fait pas partie de cette ethnie ?<o:p></o:p>

    -un très grand taux de chômage, des familles nombreuses, et en corollaire l’absorption d’une grande part des aides sociales de l’Etat ;<o:p></o:p>

    -un très fort absentéisme scolaire et en corollaire un fort taux d’analphabètes ;<o:p></o:p>

    -un rapport différent à la mendicité et en corollaire des rentrées quotidiennes liées à cette pratique de l’ordre de 150 euros par jour par mendiant (150 euros nets d’impôts) dans un pays où cette somme représente le salaire mensuel brut minimum ;<o:p></o:p>

    -de fortes traditions héritées de leur origine (Inde, Pakistan) et en corollaire des vêtements aux couleurs chatoyantes, jupes longues et châles, des maisons aux formes complexes ;<o:p></o:p>

    -une volonté de ne pas perdre ses valeurs et ses traditions, avec son propre Roi et en corollaire des jeunes filles mariées dès leurs premières règles, une justice parallèle, des règlements de comptes entre familles ;<o:p></o:p>

    -des métiers liés au nomadisme comme la vente itinérante de bois, la récupération de la ferraille, la vente à la sauvette, et en corollaire une notion extrêmement particulière de la propriété privée ;<o:p></o:p>

    -une tradition d’indépendance dans les décisions et les actes et en corollaire des maisons construites sans permis de construire, des fêtes où les chanteurs sont payés en liquide, le travail au noir.<o:p></o:p><o:p>
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    Globalement cela décrit une communauté qui peut recevoir des subsides de l’Etat sans pour autant chercher à s’intégrer, dont le nombre augmente en exponentielle (on parlait en 1990 de 3% de Roms en Roumanie, désormais on parle d’au moins 10%), et dont la majeure partie ne paye pas d’impôts.<o:p></o:p><o:p>
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    Alors que la Roumanie ne cherche pas à les retenir et profite des failles du système européen, quelle surprise !<o:p></o:p><o:p>
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    Et en plus ils sont dangereux ces Roms, ils volent à la tire, ils mendient, ils chantent dans le métro, bref des voleurs de poule, c’est insupportable … alors que nos délinquants « bien de chez nous » brûlent des voitures, tirent sur la Police, violent en réunion, attaquent des vieilles, c’est quand même plus respectable !<o:p></o:p><o:p>
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    Dans les années 1990 un ami diplomate hongrois m’avait dit avec un grand sourire que l’ouverture de leur frontière vers l’ouest ne leur poserait pas de problème de fuite des cerveaux mais poserait un problème majeur à l’Occident, à savoir la venue sur son sol des déshérités et des groupes sociaux non intégrés, quitte à ce que ces « marginaux » transitent par la Hongrie, provenant de pays plus à l’est. Si cela était déjà mentalisé en Europe de l’est, ce devait bien l’être aussi en Occident. <o:p></o:p>

    Mais parlons de ce système européen et notamment de l’entrée de la Roumanie dans l’U.E.<o:p></o:p>

    Tous les gens qui, comme moi, ont vécu en Roumanie dans les années précédant 2007 savent très bien que ce pays n’était pas aux normes, qu’il aurait de grandes difficultés à s’y mettre notamment sur les dossiers justice, police et corruption. Mais d’autres éléments et intérêts sont venus parasiter ce dossier d’intégration et accélérer le processus de décision :<o:p></o:p><o:p></o:p><o:p>
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    -en faveur de la Roumanie :<o:p></o:p>

    -une volonté historique pour l’Europe de réparer sa trahison de Yalta. Rappelons nous, la Grèce a un mouvement de résistance communiste extrêmement fort, elle a posé de sérieux problèmes aux allemands et à leurs alliés, Staline veut ce pays qui a une porte sur la méditerranée. La Roumanie a une tradition libérale, chrétienne, mais elle a soutenu le régime nazi jusqu’en 1944. Dans la balance une stratégie de blocs, c’est plus simple pour tout le monde que la Roumanie soit dans le giron du grand frère russe.<o:p></o:p><o:p>
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    -en faveur de l’Europe et des USA :<o:p></o:p>

    -une main d’œuvre très bon marché, en 2010 le salaire brut minimum est de 150 euros mensuels. Quelle aubaine pour des sociétés comme Renault que d’y transférer leur production, donc rester dans l’Union, tout en donnant des salaires misérables. Quel capitaliste refuserait une telle aubaine ? Prolétaires de tous les pays, volez vous les uns les autres, si ce ne sont pas les salaires que vous vous disputez, ce sont les lieux de travail au rabais. A l’ère de la mécanisation, l’homme est devenu la bête de somme, au service d’un petit nombre d’individus qui concentrent le pouvoir économique et donnent des ordres à leurs féaux que sont les hommes politiques ;<o:p></o:p><o:p>
    </o:p>

    -un fort potentiel agricole avec environ 50% de la population vivant dans le monde rural, des terres riches avec un haut rendement potentiel, des produits de saison dont les prix défient toute concurrence. Durant l’été 2010 la tomate se trouve sur les marchés au prix de 3,5 Lei le kilo (soit 0,8 euros), la pastèque est à 0,9 Lei le kilo (soit 0,2 euros). Bien sur la Roumanie n’est pas l’immense grenier a blé de l’Europe tel que peut le représenter la Turquie, mais c’est une terre chrétienne.<o:p></o:p><o:p>
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    -un désert juridique où ont pu s’installer des banques et des compagnies d’assurance toutes puissantes qui n’hésitent pas pour les premières à faire payer des taux usuraires pour les transferts de fonds (5% de la somme transférée au lieu de 0,5% en Occident) et pour les secondes a offrir des polices d’assurance entre 3 et 4 fois plus chères qu’en Occident, à véhicule identique.<o:p></o:p><o:p>
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    -en faveur du FMI et de l’OTAN :<o:p></o:p>

    Il n’y a plus aucun intérêt à dissocier ces deux organismes colonisateurs. Alors que les Etats d’Amérique du Sud se sont démarqués du premier, c’est au tour des pays d’Europe de l’est d’en être devenu les vassaux. Une politique économique décidée par l’UE les a jetés dans les bras du FMI, ils vont en ressortir sinon exsangues, du moins dépendants économiques et financiers. C’est le prix à pays à la fois pour l’affranchissement du joug soviétique et l’entrée dans le monde prétendu « libre ».<o:p></o:p>

    En parallèle, pour se sentir en sécurité ces mêmes pays dits de l’Est se sont battus pour entrer dans l’OTAN, la condition étant de participer à l’effort de guerre de ce bras armé des USA contre ceux qui ne lui plaisent pas. De l’Irak de Saddam Hussein, qui avait décidé de vendre son pétrole en Euros et non plus en dollars, à la Yougoslavie de Milosevic qui ne voulait pas de bases américaines sur son sol, les USA ont besoin de forces vives, de supplétifs qui resteront à la charge de leurs pays respectifs en fin de mission. Car ce ne sont ni les USA ni l’OTAN qui vont payer les retraites de ces militaires bon marché, mais bien ces mêmes pays qui empruntent au FMI pour respecter les normes budgétaires européennes (le paiement des retraites en Roumanie est l’objet d’un tel emprunt) et qui, en même temps, financent l’effort de guerre d’un pays tiers. <o:p></o:p><o:p>
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    Et les Rom, dans tout cela :<o:p></o:p><o:p>
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    Le risque de voir cette minorité ethnique franchir les frontières a pesé bien peu face au marché que l’Europe de l’Est représentait pour le capitalisme et aux intérêts militaires des USA. La Roumanie est simplement entrée dans l’U.E. « sponsorisée » par les USA et le grand capital, qui y ont vu chacun leur intérêt.<o:p></o:p><o:p>
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    Et si nous synthétisons ces deux façades d’un même problème, ne devrions nous pas en conclure que ces tsiganes (qu’ils soient roumains, bulgares, tchèques, hongrois,..) représentent le dernier carré de résistance au capitalisme, essayant encore et toujours de vivre en « Hommes libres », (c’est-à-dire en Rom au sens initial du mot), et que donc au lieu de leur jeter l’opprobre nous devrions les regarder par deux fois. Et pourquoi ne pas faire comme eux en ce qui concerne l’indépendance vis-à-vis des Etats, des taxes et des impôts ! Car au final c’est aussi avec mes impôts que l’Etat français indemnise les familles des militaires français morts en participant à l’expédition coloniale en Afghanistan, expédition dont le seul résultat remarquable est qu’elle a laissé passer la production d’opium de 185 tonnes en 2001 à 6.900 tonnes en 2009, et a permis à celle de cannabis de dépasser le Maroc avec 24.000 hectares de terres cultivées.<o:p></o:p><o:p></o:p><o:p>
    </o:p>

    Gérard Luçon<o:p></o:p>

    Ancien Directeur au Ministère français de la Justice<o:p></o:p>

    Officier de l’Ordre National « Etoile de Roumanie »<o:p></o:p><o:p>
    </o:p>

    par Gerard Lucon jeudi 2 septembre 2010


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  • Expulsion de Roms : la lettre qui embarrasse Martine Aubry

    «La Communauté urbaine de Lille, EPCI, représentée par sa Présidente, domiciliée en cette qualité 1, rue du Ballon à Lille, ( ) a l'honneur de vous exposer ( ) qu'elle est propriétaire d'une parcelle ( ) que, depuis plusieurs jours, plusieurs véhicules et caravanes s'y sont installés, sans droit ni titre ( ) qu'il s'agit d'une violation flagrante de son droit de propriété

    ( ) et qu'il y a donc urgence à ordonner leur expulsion ». Un document frappé du sceau de la justice aura-t-il raison des dénégations de Martine Aubry ? Lire la suite l'article

    Le Figaro est en mesure de révéler le contenu d'un courrier envoyé par la première des socialistes, par l'entremise de son avocat, pour réclamer au TGI de sa ville, le 19 juillet dernier, en tant que présidente de la communauté urbaine de Lille, l'expulsion d'un camp de Roms à Villeneuve-d'Ascq (Nord). Expulsion prononcée par le tribunal de grande instance de Lille le 21 juillet. Et suivie d'une demande de réquisition de la force publique pour faire exécuter le jugement, le 23 juillet.


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