• Sarkozy paie cher la libération de Clotilde Reiss

    Sarkozy paie cher la libération de Clotilde Reiss

    Recours à la Syrie, crédit donné aux théories du complot du régime islamique: l’activisme du président français dans le dossier de l’étudiante retenue à Téhéran est critiqué

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    Nicolas Sarkozy a accroché un nouveau trophée à son tableau de libérateur d’otages. Après les infirmières bulgares, les humanitaires de l’Arche de Zoé ou Ingrid Betancourt, la sortie de prison de Clotilde Reiss, l’étudiante retenue en Iran depuis le 1er juillet pour avoir participé à des manifestations, semble confirmer le talent du président français pour sortir les captifs des situations les plus périlleuses. Sauf que cette fois, le prix à payer – outre une caution de quelque 300 000 francs – semble particulièrement élevé.

    Thèses du régime iranien

    Yann Richard, l’un des meilleurs spécialistes français de l’Iran, estime que l’implication tonitruante du président – qui a géré le dossier en direct depuis la résidence de Carla Bruni au Cap Nègre, sur la Côte d’Azur – n’a fait «qu’ajouter de la crédibilité» aux thèses du régime iranien, qui accuse les pays étrangers d’avoir fomenté les troubles post-électoraux dans le pays. Selon Yann Richard, Clotilde Reiss aurait été libérée de toute façon – et peut-être avant, si les autorités françaises s’étaient montrées plus discrètes.

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    Une personne qui a suivi de près la crise confirme combien l’Iran a joué en position de force. Au départ, les Occidentaux envisageaient de rappeler tous leurs ambassadeurs, après l’arrestation de Clotilde Reiss et d’employés des ambassades britannique et française à Téhéran. «Mais ce n’était pas dans notre intérêt, confie cet initié. Si notre ambassadeur partait, tout contact avec Clotilde Reiss aurait été rompu.»

    Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la France passe pour l’un des pays occidentaux les plus durs envers la République islamique. Le président a plusieurs fois évoqué le «bombardement de l’Iran» et la «guerre» comme une issue possible à la crise sur le dossier nucléaire. Ses relations avec l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad se situent quelque part entre l’exécrable et l’inexistant. En l’absence de contacts directs avec la présidence iranienne, «Sarkozy s’est engagé de tout son poids afin d’avoir l’appui de la Syrie, pour au moins faire sortir Clotilde Reiss de prison», ajoute l’interlocuteur précité.


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