• L’hélicoptère d’Osiris

    L’hélicoptère d’Osiris

    Abydos, aujourd’hui médina al madfounah, est une petite ville située à environ 150 Km de Louxor. C’est un des plus anciens sites de l’Égypte pharaonique.
    Abydos est riche en monuments. De facture traditionnelle, ils permettent de considérer que c’est un des lieux privilégiés où a émergé la culture de l’ancien empire, confirmant ainsi les théories des historiens académiques.
    Seule fausse note, le temple de Sethi dont une salle hypostyle renferme de bien curieux hiéroglyphes. Une fresque représente en haut à gauche une machine qu’un enfant identifierait sans hésiter comme un hélicoptère. La ressemblance avec ce que nous connaissons est troublante. Même si des photos plus ou moins truquées ont circulé, celles tenues pour authentiques par les spécialistes sont bien étranges...

    Un curieux engin, et il n’est pas seul !
     
    L’engin représenté de profil comme toujours dans l’iconographie égyptienne montre une sorte de fuselage aérodynamique, le nez vers la droite, surmonté d’un long trait horizontal allant de l’avant vers l’arrière.
    Cette pale supportée par une structure massive (le moteur ?) n’est ni un effet souligné ni une fêlure de la roche, car elle est symétrique de part et d’autre de son axe et exactement à la place des pales d’un hélicoptère. Mieux, elle n’est pas tout à fait rectiligne. En l’examinant de près on distingue l’intrados et l’extrados que possède une aile rotative moderne. Enfin, à l’arrière, il y a un empennage vertical proportionné selon les critères aéronautiques de notre époque.
     
    A gauche de « l’hélico », appelons-le ainsi faute de meilleur vocable, apparaissent un bourdon et un poisson volant disproportionnés, puisqu’ils sont de la taille des engins représentés ensuite.
    Le bourdon peut être considéré comme le symbole du vol stationnaire et l’exocet comme celui du vol plané. Coïncidences ? Sous « l’hélico », apparaissent deux lignes de caractères d’une écriture non-égyptienne, présentant une analogie évidente avec les signes scripturaux cananéens antérieurs aux cunéiformes sumériens qui leur ressemblent. Les uns ou les autres n’ayant, en principe, aucune raison de se trouver en ce lieu.
     
    Entre « l’hélico » et les trois objets de droite dont celui du milieu est le mieux dessiné, trône un faucon (ou un aigle ?) symbole du vol dans bien des cultures et dans la plupart des armées de l’air actuelles.
    Enfin, sur la partie droite du haut-relief, sans effort excessif d’interprétation, on remarque deux objets effilés représentés en coupe, également dotés d’un empennage vertical et qui pourraient être au milieu un avion à réaction et dessous un hydroglisseur surmonté d’une coupole.
    Au dessus d’eux, figure quelque chose d’hydro ou d’aérodynamique qui a un air de ressemblance avec un sous-marin, une fusée, une torpille ou n’importe quoi d’autre, car le dessin reste trop sommaire.
     
    Des palimpsestes, évidemment !
     
     
     
    L’existence de cette incroyable fresque située à l’intérieur du temple, au sommet d’un linteau et donc peu visible sans attraper un torticolis a été d’abord niée par les égyptologues classiques. Tandis que les amateurs de soucoupisme et de 4ème dimension, discréditaient par leurs élucubrations les premières études véritablement sérieuses.
    Reconnaissons toutefois qu’il est bien difficile de ne pas laisser l’esprit battre la campagne face à une telle anomalie chronologique.
     
    Puis, ces sculptures ayant été étudiées, filmées et photographiées, sans qu’on puisse y déceler le moindre trucage, et présentées au public lors de conférences et dans les média, les pontes ont fini par admettre l’existence, puis l’authenticité de ces représentations impossibles, naguère qualifiées de grossières supercheries.
    Trouvant désormais une explication compatible entre la réalité et l’impensable : un palimpseste !
    Joli mot un peu précieux désignant la superposition ou le mélange de deux motifs pour en créer un nouveau ayant une forme étrange par pur hasard. Soit qu’un artiste plus récent ait voulu recouvrir ou modifier une œuvre antérieure, soit qu’une malicieuse érosion se soit chargée du travail.
     
    L’érosion par l’eau étant incompatible avec le climat, et celle par le vent de sable exclue dans un lieu fermé, de nouveaux pharaons auraient pu faire modifier d’anciennes inscriptions pour s’approprier les faits d’armes et les louanges de leurs aînés, ou les effacer de l’histoire.
    Ces mesquineries n’étaient pas rares… Et des superpositions malencontreuses auraient créé ces formes invraisemblables.
    L’explication tiendrait la route si l’on apercevait ne serait-ce qu’une seule trace de ces recouvrements. Or le trait est net, la roche lisse. Nulle part le burin du sculpteur ne semble avoir dévié, ni s’y être repris à plusieurs fois et à des époques différentes pour faire des rajouts. Enfin l’unité de style correspond sinon à un seul artiste du moins à une époque unique.
    Fallait-il que le faussaire soit un virtuose pour parvenir à un tel résultat !
     
    Des cachotteries qui s’ajoutent au mystère...
     
    Fait plus troublant encore, ces sculptures n’ont été découvertes qu’après l’effondrement d’un mur qui les recouvrait et derrière lequel elles étaient masquées. Comme si, déjà, en des temps très lointains, « on » avait décidé que ces sculptures incroyables devaient être soustraites au regard des hommes.
    Et aujourd’hui, cette salle n’est plus ouverte au public. Les « spécialistes » l’ont réservée pour leurs études... Car même s’il leur répugne de l’avouer, par crainte de ternir leur réputation, quelques égyptologues continuent de se pencher avec intérêt sur ces curieux palimpsestes.
     
    Enfin, et c’est là le point qui dérange le plus les traditionalistes, on doit insister sur le fait que nous avons quatre machines étranges les unes à côté des autres dans un seul et même haut-relief.
    Ce qui fait quand même beaucoup en s’en tenant strictement aux lois des probabilités.
     
    Un lieu bien particulier :
     
    Abydos est intéressant à un autre titre. Seth à qui est dédié ce temple est un dieu maudit d’origine inconnue. Le panthéon prédynastique l’ignore. Il personnifie le mal, le malheur et les catastrophes. Beaucoup de temples parmi les plus anciens lui sont dédiés. Ensuite, quand la civilisation est relancée, il disparaît...

    Seth aurait assassiné Osiris, et bien que diverses légendes rapportent les faits de façon différente, le conflit, le meurtre et l’étrange inhumation du « dieu mort » dans le temple de son meurtrier sont des éléments communs à toutes les variantes.
    Diverses inscriptions donnent à penser que dans l’antiquité, Osiris était représenté par une statue que l’on promenait comme une icône, lors de processions sacrées à Abydos, tandis que le tombeau qui lui est attribué pourrait avoir été occupé auparavant par la dépouille d’un des tout premiers rois thinite.
    A moins qu’Osiris n’ait été lui même un de ces premiers rois déifiés ?
     
    D’après Strabon, un puits souterrain près du temple de Sethi conduisait à un autre temple enterré, fait d’énormes blocs de pierres, plus imposants encore que ceux des pyramides. Longtemps on a tenu cela pour une légende. Jusqu’en 1914 quand Edouard Naville découvrit le puits d’Abydos.

    Déjà, l’architecture du temple à demi enterré de Sethi ne ressemble à aucune autre construction de l’ancien empire. Lorsqu’on avance vers ce qui est considéré comme la tombe d’Osiris, le plafond de la salle hypostyle est supporté par des colonnes de granit rouge d’environ cent tonnes chacune.
    Les représentations de machines étranges se trouvent là... Près du tombeau, vers lequel convergent plusieurs ouvertures, Naville dévoila un puits menant à un très grand réservoir souterrain, d’architecture cyclopéenne, en partie bouché.
     
    En examinant de près le soubassement du temple actuel, on s’aperçut qu’il avait été construit au niveau du sol, à une époque où le « réservoir » faute de meilleure appellation n’était lui-même qu’à demi-enterré. Le temple a donc été progressivement enseveli par les alluvions du Nil, crue après crue. Mais une telle accumulation de sédiments demande au moins dix mille ans d’après les spécialistes.
     
    Histoire et artéfact se télescopent
     
    Or toutes les fouilles effectuées tendent à prouver qu’il y a 12.000 ans, l’Égypte est pratiquement vide d’habitants. A l’exception de quelques chasseurs-cueilleurs nomades bien incapables de bâtir des monuments cyclopéens.
    Deux mille ans plus tard, des pré-néolithiques chassés par le dessèchement du Sahara vont se fixer au bord du Nil, où subsistent encore quelques forêts et lagunes, et où ils formeront progressivement des communautés villageoises de pêcheurs vivant dans des cabanes en boue séchée ou en torchis. Ceux-là non plus ne sont pas des bâtisseurs.
     
    Cette période va durer jusque vers 4500/4000 avant notre ère (début de la période Nagada) quand apparaît un peuple sédentaire capable de régulariser les eaux du Nil pour pratiquer l’irrigation, d’élever du bétail et de créer les premières bourgades fortifiées.
    Et selon la légende, c’est à Abydos qu’Osiris aurait enseigné l’agriculture et l’architecture aux hommes.
    C’est là également qu’émergent les concepts de résurrection après la mort avec la nécessité d’une momification pour y parvenir.
     
    En toute hypothèse, la géologie fait remonter à dix millénaires au moins le temple initial, le « réservoir », dont on peut penser qu’il a été bâti à l’air libre. Par qui et pourquoi ? Ne peut-on imaginer une civilisation évoluée qui, pressentant l’imminence d’une catastrophe, aurait voulu sauvegarder une partie de ses acquis pour les générations futures ?
    Ou encore des rescapés d’un grand cataclysme qui auraient essayé de nous transmettre, de façon pathétique, un dernier message ?
    L’étonnement nous permet de poser des questions auxquelles le réalisme nous interdit d’apporter des réponses péremptoires, faute d’éléments suffisants. Pour le moment, il faut et il suffit de prendre date en attendant d’autres découvertes.

  • Commentaires

    1
    lafossesceptique
    Samedi 29 Février à 11:37

    je ne crois ab so lu ment pas à cette version du palimpseste pour la raison suivante : aucun sculpteur quel qu il soiT ne pourrait et n'aurait pu graver un nouveau texte ou dessin sur un ancien texte ou dessin sans effacer totalement l'ancien pour lui permettre de faire quelque chose de net ! je mets au défi n'importe quel graveur de nos jours, de refaire une gravure sur une ancienne sans qu il en subsiste une trace qui donnerait un aspect incompris de la nouvelle gravure. C'est matériellement impossible sans effacer totalement l'ancien ! c'est comme si vous vous faisiez faire un tatouage et que des années plus tard vous preniez l'idée d'en refaire un autre par dessus !! faites l'expérience..

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